Pour diffusion immédiate Le 15 février 2001
Le rapport de la Commission des droits de la personne surOTTAWA - « Le temps dagir pour appliquer léquité salariale dans tous les lieux de travail de compétence fédérale tarde à se réaliser », a déclaré Nycole Turmel, présidente nationale de lAlliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), en réaction au rapport spécial de la Commission canadienne des droits de la personne, Le temps dagir, présenté au Parlement aujourdhui.
« Nous sommes tout à fait daccord avec la déclaration de la présidente de la CCDP, Michelle Falardeau-Ramsay, que le moment est venu pour le gouvernement dapporter les changements nécessaires pour que léquité salariale devienne une réalité, a précisé Turmel. Comme la Commission le fait remarquer, si les femmes ne sont pas syndiquées et si leurs syndicats ne disposent pas de ressources considérables, la loi sur léquité salariale na aucun sens. Une caissière dans une banque non syndiquée qui dépose une plainte déquité salariale nest tout simplement pas en mesure de contester le pouvoir financier de son employeur pour faire mettre léquité salariale en application dans son lieu de travail.
« Nous appuyons la demande dun processus proactif, uniforme, permettant l'application de léquité salariale aux travailleuses et travailleurs de tous les employeurs de compétence fédérale. Nous croyons que les cinq principes directeurs exposés dans le rapport de la Commission constituent une base solide pour améliorer la loi actuelle.
« Le système actuel fondé sur les plaintes renferme un problème majeur; cest la résistance presque uniforme des employeurs sous compétence fédérale à accepter et à respecter les dispositions de la Loi canadienne sur les droits de la personne relatives à léquité salariale, a expliqué Turmel.
« Les tactiques dilatoires des employeurs, y compris le gouvernement fédéral, sont notoires; les employeurs ont recours à tous les moyens juridiques imaginables pour faire échouer le processus. Il a fallu presque 16 ans pour régler la plainte déquité salariale de lAFPC contre le gouvernement fédéral. Une plainte semblable déposée contre Postes Canada en 1983 nest toujours pas réglée, après 17 ans et 348 jours daudiences devant un tribunal des droits de la personne, et la fin nest pas en vue.
« Même la Commission reconnaît que plusieurs des contestations judiciaires des employeurs ont été soit des motions de procédure ou portaient sur des points techniques, et elles abordaient rarement la substance de laffaire. Et, bien quelles aient pris beaucoup de temps et de ressources, ces contestations ont rarement été fructueuses.
« LAFPC est impatiente de collaborer avec le groupe de travail dirigé par Mme Beth Wilson, qui passera en revue la loi fédérale sur léquité salariale, de commenter Turmel. Notre syndicat possède une vaste expérience dans lapplication de la loi et du processus fondé sur les plaintes. Malheureusement, notre expérience montre également que bien des employeurs fédéraux ne sont probablement pas intéressés à rendre léquité salariale plus accessible et quils feront tout ce quils peuvent pour rendre la loi aussi inefficace que possible. Les femmes dans les lieux de travail fédéraux méritent mieux. »
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Renseignements : Nycole Turmel, présidente nationale, AFPC (613) 560-4330
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