Centre canadien
des armes à feu - Local 60001 de l'AFPC
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Le 5 décembre 2002
La population de Miramichi ne doit pas payer pour les
erreurs des politiciens d’Ottawa
MIRAMICHI – La décision du
gouvernement fédéral de céder le centre de traitement du Centre canadien
des armes à feu à une entreprise privée est une bien mauvaise nouvelle
pour l’économie locale de Miramichi et pénaliserait injustement la
population locale pour des erreurs commises à Ottawa.
« Noël approche et les membres de l’Alliance de la
Fonction publique du Canada (AFPC) qui travaillent au Centre de
traitement peuvent s’attendre à une baisse considérable de salaire et à
la perte d’avantages lorsque leurs emplois seront privatisés », déclare
la présidente de la section locale 60001 de l’AFPC, Sue Trevors. Ce ne
sont pas nos membres et les salaires qui leur sont payés qui ont causé
les dépassements de coûts dénoncés par la vérificatrice générale, mais
les décisions des politiciens d’Ottawa et des gestionnaires. Privatiser
ne fera que déplacer le problème et pénalisera ces travailleurs et leur
communauté. »
Le ministère fédéral de la Justice avait d’abord fait
appel aux compétences spécialisées de Développement des ressources
humaines Canada pour aider à la mise en œuvre, à la gestion et à
l’exploitation du Centre de traitement. À compter du 1er
janvier 2003, une grande partie de l’exploitation sera transférée à une
société privée, Business Data Processing (BDP), dont le siège
social est en Ontario.
« Les employé-e-s actuels sont bien versés dans le
domaine de la Loi canadienne sur les armes à feu, précise Sue Trevors. Ils
assurent une aide précieuse aux entreprises et aux personnes en ce qui
touche les démarches entourant l’obtention de permis et l’enregistrement
des armes à feu de même que le processus d’enregistrement pour le
transfert des armes à feu. »
En dépit de la formation et de l’expérience de ces
travailleuses et travailleurs, le gouvernement n’a pas pris de
dispositions pour que Business Data Processing les emploie. Dans sa
demande de proposition, le gouvernement n’a pas exigé que le
soumissionnaire retenu garde à son emploi le personnel actuel formé; il
a seulement demandé que les personnes embauchées par BDP habitent
Miramichi.
Selon Sue Trevors, « ce sont là de bien mauvaises
nouvelles, non seulement pour les travailleuses et les travailleurs,
mais aussi pour les entreprises locales. Les travailleuses et
travailleurs touchent comme salaire minimum entre 18$ et 20$ l’heure.
Outre les salaires, les employé-e-s du Centre de traitement ont droit à
un large éventail d’avantages sociaux comme un régime de soins dentaires,
un régime d’assurance-maladie et des congés payés. BDP n’offre qu’entre
9,25$ et 11,50$ l’heure, soit moins de la moitié des taux horaires
actuels pour la majorité du personnel, sans avantages sociaux
comparables. On nous dit que les travailleuses et les travailleurs qui
souhaitent bénéficier d’un régime d’assurance-maladie verront les primes
déduites de leur chèque de paye.
Sue Trevors précise que le Centre canadien des armes
à feu s’est avéré une bonne source d’emplois bien rémunérés, ce qui a
été un atout pour cette collectivité. Tout cela changera dès le 1er
janvier. Et rien ne garantit que ces emplois demeureront à Miramichi
lorsque sera venu le temps de renouveler la convention. D’ici là, BDP
aura mis au rancart le système en place pour le remplacer par son propre
système, ce qui lui donnera énormément de pouvoir. Lorsque cela se
produira, le gouvernement fédéral pourrait bien ne plus être en mesure
d’exiger que l’entreprise demeure dans cette collectivité.
L’AFPC représente environ 140 travailleuses et
travailleurs au Centre de traitement du Centre canadien des armes à feu
qui occupent divers postes administratifs à titre d’agentes et d’agents
des services à la clientèle, de préposé-e-s au traitement des données,
de commis au transfert, au traitement des dérogations et aux services
généraux de soutien et de préposé-e-s aux armes à feu.
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Renseignements : Tony White, vice-président exécutif régional,
AFPC-Atlantique (902) 445-0925
Sue Trevors, présidente, section locale 60001 de l’AFPC (506)
773-4703
Lise Thibodeau, représentante régionale de l’AFPC, (506) 857-4220
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