 |
Non
au vol de ma pension!
En vedette ... le 8 février »
Le gouvernement est débouté dans sa requête pour faire
renvoyer laffaire du surplus des pensions à la Cour fédérale
La requête du gouvernement fédéral, pour que la cause du « Porteur
du titre du surplus du compte des pensions de la fonction publique » soit
transférée à la Cour fédérale, section de première instance, a été rejetée par la
Cour supérieure de lOntario, le 29 décembre 2000. Le procureur général du Canada
avait répondu à lavis de demande en justice de lAFPC en présentant une
requête à la Cour supérieure de justice de lOntario, dans laquelle il soutenait
que les demandes de lAFPC relevaient de la compétence exclusive de la Cour
fédérale.
Déclaration du syndicat
Dans sa déclaration, quelle avait déposée auprès de la Cour
supérieure de justice de lOntario, le 8 novembre 1999, lAFPC
alléguait :
il y a eu infraction de larticle 15 de la Charte des droits et
libertés. Les employé-e-s de la fonction publique sont un groupe particulièrement
défavorisé, visé par cet article 15, « parce que leur employeur, le gouvernement
du Canada, a constamment et sans cesse eu recours à ses pouvoirs législatifs pour
modifier unilatéralement ou révoquer les conditions demploi de ses employé-e-s,
à leur détriment. » Dans le présent cas, le gouvernement na pas accordé à
dautres employeurs sous compétence fédérale des droits semblables pour
sapproprier unilatéralement lexcédent dune caisse de retraite sans
autorité légale. Au contraire, il sen prend uniquement aux employé-e-s du
gouvernement fédéral et perpétue lopinion stéréotypée, selon laquelle les
employé-e-s de la fonction publique bénéficient davantages quils ne
méritent pas et que, par conséquent, ils méritent moins leurs droits découlant de la
loi.
les dispositions de la loi, qui empêchent laccès aux
tribunaux, contreviennent à la règle du droit au Canada et aux droits et attentes
légitimes des cotisants, en ce qui a trait à leurs intérêts dans le fonds et dans
lexcédent courant, accumulés en partie par leurs cotisations.
LAFPC affirme que les démarches du gouvernement constituent un
outrage, en ce sens que la caisse de retraite fait partie des conditions demploi qui
régissent les employé-e-s de la fonction publique.
En tant que gestionnaire du fonds, le gouvernement sest vu
accorder une confiance, et ses actions « sont subordonnées à lobligation
fiduciaire de gérer les argents du régime et den tenir compte dune façon
qui sert les meilleurs intérêts des cotisants du régime. » Il est évident que le
gouvernement a préféré ses propres intérêts et quil a complètement exclu les
intérêts des cotisants.
Lexcédent découle des montants en copropriété des cotisants
et de lemployeur, portés au crédit du compte de pension de retraite. Par ailleurs,
lexcédent est constitué, en partie, par les cotisations des employé-e-s, plus les
intérêts. À tout le moins, les employé-e-s ont un intérêt proportionnel dans tout
excédent, en fonction de leur part des cotisations totales.
Aucune date na encore été fixée pour les audiences.
La prochaine étape dans cette affaire consistera à fixer des dates
pour la divulgation. Le procureur général (gouvernement) a fait savoir que le
gouvernement nest pas daccord, en ce qui a trait aux divers agents
négociateurs énumérés dans la déclaration.
La cause judiciaire est financée conjointement par divers agents
négociateurs et associations demployé-e-s.
|