Non
au vol de ma pension!
L’érosion de nos
prestations de retraite?
PAS QUESTION !
Mise à jour sur le régime de
pension de la fonction publique
L’article de Kathryn May, dans le Ottawa
Citizen du 1er avril dernier, intitulé « Les
Libéraux planifient une révision des pensions » a suscité
une certaine inquiétude chez les membres de l’AFPC. Il paraît que le
« Conseil consultatif sur les pensions du gouvernement
fédéral » étudie des propositions de modifications, dont celle de
faire passer l’âge de la retraite sans pénalité de 55 à 60 ans.
Deux dirigeants élus de l’AFPC siègent
au comité consultatif sur la pension. Il s’agit du confrère John
Gordon, vice-président exécutif national, et du confrère John Baglow,
vice-président exécutif de la région de la capitale nationale. Selon
eux, aucune discussion de ce genre n’a eu lieu au sein de ce comité. Le
secrétaire adjoint de la Division des pensions du Conseil du Trésor,
Phil Charko, a déclaré que la ministre Lucienne Robillard et lui-même
avaient été stupéfaits de cet article et que, lors d’une récente
retraite du comité consultatif sur la pension, il avait déclaré
clairement que « les dispositions du Régime de pensions concernant
le seuil de l’âge de la retraite ne faisaient l’objet d’aucune
révision. »
Cependant, à titre d’information pour
les membres de l’AFPC, d’autres éléments du régime font
effectivement l’objet d’une révision. Comme le mentionnait l’article
de Kathryn May, le gouvernement se préoccupe du recrutement et du
maintien de l’effectif dans la fonction publique fédérale. Le comité
consultatif sur la pension a discuté de la façon dont le Régime de
pensions pouvait s’inscrire dans une stratégie globale à ce chapitre
et ces discussions se poursuivent.
Le Régime de pensions est-il utile lorsqu’on
essaie de recruter de nouveaux employé-e-s ? Selon un consensus
général, il ne l’est pas. Le plus souvent, les jeunes travailleurs et
travailleuses n’accordent pas beaucoup d’intérêt aux régimes de
pensions lorsqu’ils choisissent un emploi.
Le Régime de pensions peut-il aider à
retenir les employé-e-s ? Oui et non. À mesure que les employé-e-s
vieillissent, le régime de pensions les incite à demeurer en poste. Mais
au-delà d’une certaine limite, un employé-e trouve plus satisfaisant
de prendre sa retraite. En vertu de la loi actuelle, par exemple, la
pension n’augmente plus après 35 ans de service. En fait, en vertu de
cette loi, les retraité-e-s qui désirent recommencer à travailler à
temps partiel dans la fonction publique sont pénalisés.
Une solution possible, qui a l’appui de
l’AFPC et, dans une certaine mesure, celui de l’employeur, consiste à
élaborer des programmes transitoires de retraite qui permettraient aux
employé-e-s plus âgés de passer à un emploi à temps partiel et de
toucher une pension simultanément.
D’autres questions font présentement l’objet
de discussions ou sont proposées par l’AFPC à cette fin :
-
retraite sans pénalité avant l’âge
de 55 ans, après 35 années de service
-
prestations aux survivants
facultatives
-
la crise démographique de la
fonction publique existe-t-elle vraiment
-
coordination du Régime de pensions
-
autres questions techniques dans des
secteurs comme le service accompagné d’option.
La préoccupation générale de l’AFPC
est que, étant donné le « droit » légal que s’est donné
l’employeur de s’emparer à son gré de l’excédent de la caisse de
retraite (droit qui est présentement contesté en Cour supérieure de justice de lOntario par les
syndicats), il semble n’exister aucun moyen d’apporter des
améliorations au Régime sur des aspects qui préoccupent nos membres,
comme par exemple les prestations aux survivants et la retraite
anticipée, entre autres.
Un comité consultatif a le pouvoir de
conseiller. L’AFPC peut utiliser cette tribune pour faire valoir les
préoccupations des membres au sujet de leurs pensions, et elle le fera.
Elle peut également obtenir de l’information découlant des discussions
du comité, ce qui nous permettra de détecter de loin toute intention du
gouvernement de miner nos droits en matière de pension. La présidente
nationale Nycole Turmel a déclaré
expressément que nous réagirions promptement et massivement à
toutes tentatives du gouvernement de s’en prendre à nos pensions !
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