Projet de loi C-78 - Mise à jour au 15 juin 1999
Les parties dopposition au Sénat constituent notre dernier espoir
Rapport du comité :
Le mardi 15 juin 1999, le Comité sénatorial des banques et du
commerce a retourné au Sénat le projet de loi C-78 sans y avoir apporté
damendements. Par conséquent, le projet de loi sera débattu en troisième lecture
le 16 juin et fera lobjet dun vote définitif le 17. Bien que la majorité
libérale siégeant au comité ait fait la salle besogne du gouvernement et ait préparé
le terrain pour ladoption du projet de loi en troisième lecture et la sanction
royale du texte législatif avant que le Sénat najourne ses travaux pour
lété, le comité a exprimé un profond sentiment de malaise en ce qui concerne le
processus législatif et certains des aspects les plus controversés du projet de loi.
Dans un document de sept pages annexé
à son vingt-septième rapport, le comité sest dit inquiet de :
« lintensité du malaise de certains témoins à propos de
diverses mesures contenues dans le projet de loi et par la rapidité excessive avec
laquelle ce projet de loi passe les diverses étapes du processus législatif. Bien que le
projet de loi C-78 nait fait lobjet daucun amendement à létape
du rapport, le comité se sent contraint dexprimer sa déception et son inquiétude
à propos de la façon dont ces régimes de pension seront gérés à
lavenir. »
Le comité a ensuite abordé un certain nombre de questions et formulé
des observations et recommandations qui mèneront, espère-t-il, « à un régime de
pension sain, transparent et financièrement durable pour le secteur public
fédéral ». Ces observations et recommandations portent notamment sur les points
suivants :
la reprise des pourparlers entre le Conseil du Trésor et les
syndicats du secteur public fédéral « afin de conclure une entente de partage des
risques et de cogestion mutuellement acceptable;
que lutilisation des éventuels excédents des régimes de
pensions de la fonction publique fasse lobjet dune décision du comité de
cogestion des pensions, nonobstant les dispositions du projet de loi C-78 ;
il nexiste aucun motif raisonnable pour que la Société
canadienne des postes et les syndicats qui représentent ses employés ne puissent
commencer à négocier les dispositions du régime de pensions immédiatement ;
que le président du Conseil du Trésor mette sur pied un examen
parlementaire du fonctionnement du futur Office dinvestissement des régimes de
pensions du secteur public au plus tard trois ans après lentrée en vigueur du
projet de loi C-78.
Certes, ces observations et recommandations et dautres du
comité, sont positives, mais le fait que le comité ne se soit pas prononcé
définitivement sur lutilisation de lexcédent existant de 30 milliards de
dollars est un terrible affront aux 700 000 travailleuses et travailleurs,
employé-e-s et retraité-e-s de la fonction publique, qui sont des participants au
régime. Pour ce qui est de lutilisation de lexcédent existant, la majorité
libérale siégeant au comité a conclu que, malgré les preuves accablantes qui montrent
justement le contraire, le gouvernement a le droit de puiser dans lexcédent. Les
membres des parties dopposition au sein du comité ont exprimé des opinions
différentes et ont soutenu que « lutilisation de cet excédent devrait être
plutôt négociée entre les participants au régime et lemployeur ».
Que va-t-il se passer ensuite ?
Il ressort clairement du rapport du comité sénatorial que le
gouvernement doit retourner à la table et reprendre les pourparlers - en vue de
conclure une entente - en ce qui concerne la cogestion, la répartition de
léventuel excédent et plusieurs autres questions. Même si lAFPC participera
à ces pourparlers, elle ne renoncera pas à ses droits en ce qui concerne
lexcédent existant et continuera à revendiquer ces droits durant les éventuels
pourparlers avec le Conseil du Trésor et par la voie des tribunaux.
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