Non
au vol de ma pension!
18 septembre 1999
Le projet de loi C-78 est adopté
Bien que le vote du 14 septembre du Sénat en faveur du projet de loi C-78 sans amendement
constitue un recul important pour les membres de lAFPC et pour tous les participants
actuels et anciens des trois régimes de pensions fédéraux, cela ne constitue pas la fin
de la campagne vigoureuse de lAFPC visant à assurer que lexcédent des
caisses de retraite soit utilisé au profit des participants des régimes.
Tout au long de sa campagne de sept
mois, lAFPC a promis dintenter des poursuites judiciaires si le projet de loi
était adopté. Notre promesse deviendra réalité la semaine prochaine lorsque nous
rencontrerons nos conseillers juridiques en vue damorcer le processus de déterminer
notre cause contre le projet de loi C-78 et le gouvernement du Canada.
En adoptant le projet de loi C-78,
le gouvernement a atteint de nouvelles bassesses, presque sans parallèle, dans ses
démarches pour corrompre le processus démocratique normal.
Ce nest pas la première fois
que les gouvernements ne tiennent compte de lopposition raisonnée contre des
projets de loi et des arguments moraux, sociaux et économiques solides ; mais le
présent gouvernement, dans le cadre de ce projet de loi, a consciemment rejeté la
position de la majorité écrasante de la population canadienne. Nimporte quel
gouvernement aurait dû réfléchir, à la lumière de lopinion publique, où il ne
recueillait que 5 % dappui pour sa position ; le gouvernement Chrétien a
toutefois répondu en sélectionnant en partialité six nouveaux sénateurs ce qui
fait penser à la ruse déraisonnable du gouvernement précédent au cours du débat sur
la TPS.
Ce nest pas parce que le
gouvernement na pas eu des occasions - bien des occasions - de corriger le projet de
loi. Tout au long du processus, lAFPC et dautres ont fait des ouvertures
significatives au gouvernement, aux termes desquelles lexcédent aurait été
partagé entre les participants du régime et le gouvernement des ouvertures qui
ont été sans cesse rejetées, ignorées et repoussées.
Et en juin, même le Sénat, dont la
majorité des membres sont dallégeance libérale, a dit au gouvernement de corriger
le projet de loi sur les pensions. Dans un geste sans précédent, le Sénat, agissant sur
une promesse de lancien ministre Massé, a retardé ladoption du projet de loi
afin de donner aux parties loccasion de se rencontrer et de parvenir à un accord au
sujet des questions en suspens. Le fait quaucune réunion nait été prévue a
bouleversé la volonté du Sénat, ce qui constitue une mise en accusation du
gouvernement, qui frôle loutrage à Parlement.
LAFPC va intenter des
poursuites judiciaires contre le vol, par le gouvernement, de lexcédent de 30
milliards de dollars des régimes de retraite ; cependant, les démarches judiciaires ne
peuvent remplacer un effectif mobilisé. Le gouvernement naimerait rien de mieux que
de faire languir le projet de loi C-78 dans le labyrinthe juridique obscur et notoirement
lent pendant les prochaines années, mais lAFPC a dautres projets. Afin
dopposer le gouvernement à chaque étape dans larène juridique, nous sommes
déterminés à poursuivre les pressions politiques qui ont retardé ladoption du
projet de loi et forcé le gouvernement à reconfigurer le Sénat dans ses tentatives pour
faire adopter le projet de loi.
La campagne politique se
transportera du Sénat vers les députés fédéraux, avec la promesse que lAFPC va
agir contre les candidats qui ont voté en faveur du projet de loi C-78 à la
Chambre des communes, en faveur des partis politiques qui promettent de rejeter le
projet de loi sils forment le prochain gouvernement. |