Le projet de catégorie des employés de la GRC
Défendez vos droits!
EXPOSÉ AU
COMITÉ DE
LA HAUTE DIRECTION DE LA GRC PROJET DE LA
CATÉGORIE DES EMPLOYÉS
15 MAI 2002
OTTAWA, ONTARIO.
Présenté par:
Nycole Turmel, présidente nationale de l'Alliance
de la Fonction publique du Canada et Lynn
Ray, présidente nationale Syndicat
des employé-e-s du Solliciteur général
Bonjour, commissaire Zaccardelli et les autres
membres du Comité de la haute direction. Comme vous le savez, je
suis Lynn Ray, présidente nationale du Syndicat des employé-e-s du
Solliciteur général.
Ma carrière professionnelle s’est déroulée
au sein de la GRC. Je suis une " ancienne ". J’ai
vu les grands projets, les réorganisations internes et les
engouements de la direction aller et venir. Je suis ici aujourd’hui
parce que je crois que le projet de la catégorie des employés est
potentiellement le projet de ressources humaines le plus dommageable
jamais envisagé par la Gendarmerie.
Ce projet comporte des répercussions graves - et
irréparables. Non seulement pour les travailleurs et travailleuses
du secteur public, mais aussi pour l’ensemble de la GRC.
Je me réjouis que Nycole Turmel – présidente
nationale de l’Alliance de la Fonction publique du Canada - soit
à mes côtés aujourd’hui. Vous savez sans doute que le SESG n’est
qu’un des 17 syndicats - Éléments - qui font partie de l’AFPC.
Le SESG est chargé des relations
patronales-syndicales quotidiennes avec la Gendarmerie. Toutefois, l’Alliance
est le syndicat - le syndicat général, qui négocie et administre
les conventions collectives avec le Conseil du Trésor au nom des
membres du SESG qui travaillent à la GRC.
La présence de Nycole, aujourd’hui, témoigne
de l’importance capitale que l’AFPC même accorde au projet de
la catégorie des employés.
En ma qualité de présidente nationale du SESG,
j’ai rencontré le commissaire Zaccardelli deux fois au cours des
dernières semaines pour exprimer clairement les problèmes que nous
éprouvons à l’égard des recommandations des experts-conseils,
Deloitte et Touche, concernant le projet de CDE. Je crois avoir bien
fait comprendre ma position au commissaire.
Vous aurez aussi, j’espère, lu le mémoire
détaillé que le SESG a présenté au CHD, dans lequel nous
exprimons nos réserves et nos inquiétudes au sujet de la forme et
de l’orientation du rapport des experts-conseils, relativement à
la CDE.
Sans plus tarder, je vais donc demander à Nycole
d’aborder la question de la catégorie des employés du point de
vue de l’AFPC. Je crois qu’il est extrêmement important que le
Comité de la haute direction entende ce que la présidente
nationale du plus important syndicat dans la fonction publique
fédérale a à dire.
L’AFPC possède une expertise que, franchement,
on ne retrouve ni à la GRC ni chez Deloitte et Touche. Et, peu
importe le dénouement du projet de la catégorie des employés, il
faudra que la GRC traite d’une manière ou d’une autre avec l’AFPC.
Les vues de l’AFPC ont de l’importance.
Ceci étant dit, Nycole et moi serons bien sûr
heureuses de répondre à toutes les questions qui vous viendraient
à l’esprit pendant la période de questions du présent exposé.
Comme le commissaire Zaccardelli le sait, le silence n’est pas une
de mes caractéristiques les plus dominantes!
Nycole…
Merci, Lynn. Merci aussi à vous, commissaire
Zaccardelli, et aux membres de votre Comité de la haute direction,
de l’occasion, si brève soit-elle, d’être des vôtres aujourd’hui.
Lynn a raison d’affirmer que la question de la
catégorie des employés est très importante pour l’AFPC. De
fait, dans toutes les années où l’AFPC a représenté les
membres employés par la GRC, c’est la première fois que nous
sentons le besoin d’aborder une question à ce palier.
Le commissaire Zaccardelli écrivait à Lynn, le
mois dernier, au sujet de la question de la CDE. Il affirmait, et je
cite : " Nous devons examiner l’impact total de
toute décision pour veiller à ce que l’organisation et ses
employés en ressortent plus forts. " Nous sommes tout
à fait d’accord avec ces affirmations.
Le 24 janvier dernier, Deloitte et Touche, les
experts-conseils chargés d’étudier le projet de la catégorie
des employés, recommandaient formellement l’‘option 3’ au
Comité de la haute direction de la GRC. Selon cette option, les
travailleurs et travailleuses du secteur public seraient regroupés
avec les membres civils en vertu de la Loi sur la GRC, et ils
seraient assujettis à un nouveau régime de relations de travail.
Nous sommes persuadés que les recommandations de
ces experts- conseils externes ne permettront pas d’atteindre le
but avoué mais que, à la longue, elles vont miner la stabilité et
l’efficacité de la Gendarmerie. Il n’est pas nécessaire que
les travailleurs et travailleuses de la Gendarmerie quittent l’organisation
pour continuer de faire partie de la fonction publique. La
Gendarmerie n’a pas besoin non plus de remplacer les services
offerts par le Conseil du Trésor et la Commission de la fonction
publique. La raison d’être de la GRC, c’est et ce devrait être
l’ " application de la loi ", pas la
gestion des ressources humaines. Suivant l’option 3 recommandée
par les experts-conseils, ni la Gendarmerie ni ses effectifs n’émergeront
avec la force que le commissaire recherche.
Le projet de la catégorie des employés est une
impasse dans laquelle même les agents chargés de l’application
de la loi les plus aguerris devraient craindre d’entrer. Vous ne
savez pas comment l’option 3 va se dérouler. Il y a bien des
incertitudes. L’option 3, en particulier, est une recette pour le
bouleversement. Elle est catégoriquement inacceptable à l’AFPC,
au SESG et aux travailleurs et travailleuses du secteur public, de
la GRC. Il n’y a aucune stabilité sur le plan des relations de
travail. Les experts-conseils n’ont pas été en mesure de
répondre à des questions fondamentales : comment la
négociation collective va-t-elle se dérouler? Avec qui allons-nous
négocier? L’option 3 va affaiblir la GRC à l’intérieur, à un
moment où toutes ses énergies et toutes ses ressources devraient
être concentrées sur des enjeux et des défis externes, pas sur la
gestion des ressources humaines.
Comment puis-je prétendre cela audacieusement?
Comme on le dit dans le langage courant : " Ça a
déjà été tenté ".
En tant que syndicat, l’AFPC a, ces dernières
années, vu nombre d’initiatives en matière de ressources
humaines, entreprises dans la fonction publique fédérale. Fonction
publique 2000, la Norme générale de classification, La Relève, et
Service Canada viennent immédiatement à l’esprit. Toutes ces
initiatives ont été lancées dans une explosion d’énergie
bureaucratique et d’optimisme douteux.
Toutes ont consumé des ressources humaines et
financières infinies Toutes sont tombées en panne, ou se sont
fracassées et ont flambé. Et, pendant que les experts-conseils
remplissaient leur compte de banque, le moral des employés a
plongé, ce qui a provoqué un impact radical et dramatique sur l’efficacité
organisationnelle. Ces tentatives de changements systémiques
majeurs ont été improductives - pour les gestionnaires, les
employés et les contribuables.
L’option 3 présente des ressemblances
troublantes avec les initiatives improductives susmentionnées. Ici
encore, un cabinet d’experts-conseils extérieur a formulé une
recommandation apparemment logique en théorie. Malheureusement pour
ses partisans, les attraits de l’option 3 s’estompent à la
lumière froide de la réalité.
L’option 3 révèle à quel point ses auteurs
ne connaissent pas le fonctionnement de la dotation dans la fonction
publique fédérale. Ce qui est plus alarmant, c’est qu’elle
montre encore moins de soucis pour le bien-être des loyaux
travailleurs et travailleuses du secteur public fédéral à la GRC.
Le processus amorcé par Deloitte et Touche –
un processus descendant typique - a effrayé et aigri les membres de
l’AFPC. Le projet de la catégorie des employés, tel qu’exécuté
et présenté, a convaincu les membres du SESG qu’ils ne sont pas
estimés ou appréciés par la haute direction. Plusieurs questions
posées par nos membres sont restées sans réponse ou, pire encore,
ont été minimisées ou rejetées.
Si l’option 3 est mise en application, les
travailleurs et travailleuses du secteur public risquent de perdre
… des avantages et des droits … la mobilité dans le reste de la
fonction publique fédérale … la représentation et la protection
actuelles par le syndicat.
Évidemment, nous avons notre propre point de
vue. Notre rôle est de protéger les intérêts des travailleurs et
travailleuses du secteur public au sein de la Gendarmerie. Mais,
ceci étant dit, nous ne sommes pas opposés au changement. De fait,
l’AFPC et ses Éléments constitutifs ont fait du lobbying en
faveur de changements sensés, progressistes, visant à faire entrer
les relations de travail fédérales dans un nouveau millénaire. En
bout de ligne, nous croyons que tous les travailleurs et
travailleuses fédéraux devraient être assujettis au Code canadien
du travail.
Je veux souligner un autre point avant d’exposer
notre position au sujet des diverses options étudiées par les
experts-conseils. Ce n’est pas une question de contenu mais
plutôt de moment.
Le projet de la catégorie des employés risque d’être
supplanté par une révision complète imminente du cadre juridique
qui régit les relations de travail dans la fonction publique
fédérale.
Il ne se passe guère une semaine sans qu’un
article majeur ne paraisse dans les médias, qui confirme l’intention
du gouvernement, de remanier radicalement le système fédéral de
dotation. L’ancien greffier du Conseil privé, Mel Cappe, a bien
fait comprendre que le gouvernement et lui souhaitent d’importants
changements. Des changements systémiques; pas des changements
superficiels.
Le gouvernement a promis d’instituer des
réformes majeures au plus tard cet automne. Ce serait vraiment
gaspiller temps et argent que d’arriver à une conclusion
définitive au sujet de la CDE avant de connaître le contenu de ce
projet de loi imminent sur les relations de travail.
Pourquoi dis-je cela? Parce que, peu importe l’option
choisie, le projet de CDE va exiger une dépense massive de fonds,
dont la GRC a besoin désespérément pour exécuter son mandat de
maintien de l’ordre et de protection de la populace. La
Gendarmerie n’a pas les moyens de commettre des erreurs. Et, l’option
3 serait une erreur.
Il est certain que les travailleurs et
travailleuses du secteur public, au sein de la GRC, ne céderont pas
à l’option 3 sans une lutte. Une lutte que nous, à l’AFPC et
au SESG, sommes prêts à soutenir dans toute la mesure du possible.
Cependant, c’est une lutte qu’il ne serait pas nécessaire de
livrer. Heureusement, nous avons une solution de rechange à offrir.
Nous croyons que l’option 1, plutôt que l’option
3, est la plus logique pour la Gendarmerie et tous ses
travailleurs et travailleuses. Il devrait y avoir deux groupes d’employés :
les membres réguliers et les travailleurs et travailleuses du
secteur public qui relèvent de la loi sur les relations de travail
dans la fonction publique fédérale.
La GRC est unique, en ce sens qu’elle compte un
groupe d’employés civils qui exécutent le travail qui devrait à
juste titre être effectué par des travailleurs et travailleuses du
secteur public. La Défense nationale est le ministère fédéral
qui ressemble le plus à la GRC. Au MDN, pratiquement tous les
travailleurs et travailleuses en civil sont organisés comme des
travailleurs et travailleuses du secteur public.
Le groupe CM est une aberration historique qui n’aurait
jamais dû exister comme groupe distinct, et assurément pas dans la
mesure où il existe aujourd’hui.
Je reconnais que l’attrait de l’option 3
découle du fait qu’elle offre une échappatoire présumée à la
Loi sur l’emploi dans la fonction publique et à la Loi sur les
relations de travail dans la fonction publique. Cependant, si vous
croyez que l’option 3 va vous libérer de l’emprise du Conseil
du Trésor et de la Commission de la fonction publique, alors je
crains que Deloitte et Touche ne vous ait roulés.
Au cours des dernières années, le gouvernement
a découpé de grandes portions du secteur public fédéral pour les
transformer en employeurs distincts et en organisations sans but
lucratif. L’Agence des douanes et du revenu du Canada, Nav Canada
et l’Agence Parcs Canada en sont trois exemples vedettes.
L’AFPC possède une riche expérience dans ses
rapports avec ces agences et autres organisations. Celles-ci sont
beaucoup plus indépendantes du Conseil du Trésor et de la
Commission de la fonction publique que ne l’est la GRC.
Le fait d’établir votre propre régime de
relations de travail et de ressources humaines en vertu de la Loi
sur la GRC pourrait sembler être un projet très attrayant. Je
tiens toutefois à vous rappeler que cela coûte très cher et que c’est
très perturbant.
Songez au temps et à l’argent qu’il faudra
consacrer pour formuler et tester les modifications à la Loi sur la
GRC à travers les champs de mines législatifs, bureaucratiques et
politiques. Imaginez que le projet de CDE puisse atteindre son but
souhaité de (et je cite) " modifications
législatives minimes ", c’est croire à l’impossible.
Des modifications législatives prennent du temps - beaucoup de
temps et beaucoup de ressources humaines. Le temps pour vos
travailleurs et travailleurs de monter un lobby efficace contre la
logique mal conçue de l’option 3. L’AFPC a démontré de façon
évidente qu’elle peut représenter nos membres avant et après
une transition. Nous ferons de même pour nos membres à la GRC.
Songez au coût d’établir votre propre régime
interne de dotation, tout cela pour reproduire des services déjà
offerts sans frais à la GRC par le Conseil du Trésor. Songez au
coût de la formation et du recyclage professionnel du personnel de
la GRC pour exécuter son propre régime de dotation et de relations
de travail en application de la Loi sur la GRC.
Ne croyez pas un instant que, si le projet de CDE
était mis en œuvre, le Conseil du Trésor va tout simplement
abandonner la partie. Il est peu probable que le Conseil du Trésor
remette un chéque en blanc à la GRC et abandonne son rôle de
supervision. La GRC a un budget beaucoup trop considérable pour que
le Conseil du Trésor ne veuille pas avoir un mot important à dire
dans les dépenses de négociation collective de la Gendarmerie. Je
puis affirmer cela catégoriquement, parce que nous avons suivi nos
membres dans bien des transferts et nous connaissons les obstacles
auxquels ces agences nouvellement créées font face. Et je puis
vous dire qu’il y en avait beaucoup.
Mais ne me croyez pas sur parole. L’AFPC
négocie également au nom des membres du SESG au SCRS. Bien que le
SCRS ressortisse à la Loi sur les relations de travail dans la
fonction publique, cette agence, théoriquement, a son propre
régime de ressources humaines et de relations de travail,
indépendant du Conseil du Trésor. Mais, au moment où je vous
parle, la direction du SCRS n’a pas encore approuvé une
convention collective qu’elle a négociée avec l’AFPC il y a
des mois.
Pourquoi? Parce que le Conseil du Trésor n’a
pas encore sanctionné cette convention. Voila pour l’indépendance!
Rien ne prouve que, même si la dotation ressortait à la Loi sur la
GRC, le Conseil du Trésor ne continuerait pas de s’immiscer dans
les décisions de financement liées à la négociation et aux
relations de travail.
Dans le projet de la CDE, la GRC risque de se
retrouver aux prises avec les coûts additionnels massifs de son
propre régime de dotation et de relations de travail, sans pouvoir
se détacher des jupons du Conseils du Trésor.
Deloitte et Touche tentent de vous faire croire
que les travailleurs et travailleuses du secteur public peuvent
avoir une réciprocité avec la fonction publique globale. Cela est
faux. Deloitte et Touche ne vous ont pas dis cela, parce qu’ils ne
savant pas de quoi ils parlent. Ce sont des étrangers et,
stratégiquement parlant, nous sommes des initiés. C’est aussi
simple que cela.
Par dessus tout, n’oublions pas qu’aucun de
nous dans cette salle ne connaît le résultat final des
modifications imminentes au régime des relations de travail
fédérales.
Compte tenu de tout ceci, pourquoi la GRC
voudrait-elle assumer une responsabilité plus grande en matière de
relations de travail?
Encore un autre point. Comme je l’ai mentionné
auparavant, le projet de la CDE va priver les travailleurs et
travailleuses du secteur public, au sein de la GRC, de la mobilité
dans la fonction publique fédérale. Mais il y a une autre face à
cette médaille. Le fait d’avoir votre propre régime distinct de
dotation rendra énormément difficile la tâche de recruter du
personnel brillant et talentueux dans la fonction publique
globale. Ceci aussi est un élément de coût.
Tout comme les autres employeurs du gouvernement
fédéral, la GRC fait face à une crise imminente sur le plan de la
dotation à mesure que des milliers d’enfants du baby boom
atteindront l’âge de la retraite. Les bouleversements créés par
le projet de la CDE, y compris l’érection d’obstacles au
recrutement de l’intérieur de la fonction publique globale, va
rendre cette tâche infiniment plus difficile.
L’AFPC et le SESG sont tous deux persuadés que
les problèmes de dotation de la GRC peuvent être en grande partie
réglés dans le cadre législatif actuel. À la vérité, si le
temps, l’argent et l’énergie présentement consacrés à tenter
d’éviter le système actuel, étaient consacrés à le rendre
efficace, on aurait tout simplement pu éviter le projet de la CDE.
Les ressources humaines et les fonctions de
dotation actuelles de la GRC manquent de personnel et de formation.
Les autorisations de fiabilité prennent un temps interminable à
être obtenues; voilà les causes fondamentales d’une grande
partie des malheurs actuels de la GRC en matière de dotation. L’argent
et l’énergie qui ont été consacrés au projet de la CDE
auraient pu être consacrés à pourvoir la GRC en personnel, à
renforcer et à former sa capacité à rendre le régime actuel
comme il devait être.
Avant de terminer, j’aimerais parler de l’option
4 - le statut d’employeur distinct. Les experts-conseils ont
présenté l’option 4 vers la fin et l’ont expédié sans
ménagement. Cependant, vous, membres du Comité de la haute
direction, devriez prendre le temps d’examiner l’option 4 comme
elle le mérite.
Vous devriez le faire pour un certain nombre de
raisons, la non moindre étant le fait que le modèle d’agence
distincte a été adopté de nombreuses fois par le passé par le
gouvernement.
Comme le critère l’exige, la catégorie des
employés n’est pas apte à la politique publique. Elle innove.
Elle est révolutionnaire. Et nous savons tous ce qui arrive à l’ordre
public durant des révolutions!
Reformulons notre position. Si vous êtes
déterminés à donner suite au projet de la CDE, nous croyons que l’option
1 répond le mieux aux besoins et de la direction de la GRC et de
ses travailleurs et travailleuses en civil. Elle est conforme aux
critères et aux facteurs identifiés par les experts-conseils.
Il n’y a aucune raison d’avoir une division
artificielle entre les travailleurs et travailleurs du secteur
public et les membres civils. Tous les employés en civil devraient
bénéficier du droit courant fondamental reconnu dans toute la
fonction publique fédérale - d’être assujettis à un ensemble
de lois sur les relations de travail et les ressources humaines. C’est
ce qui se passe au Service canadien du renseignement de sécurité.
C’est ce qui se passe au sein du district parlementaire. C’est
ce qui se passe à l’Agence des douanes et du revenu du Canada. Et
c’est ce qui devrait se passer à la GRC.
J’ai amorcé mes remarques par l’extrait d’une
lettre du commissaire Zaccardelli. J’aimerais terminer par un
extrait de la même lettre à Lynn Ray. Le commissaire a dit :
" Comme je l’ai affirmé à maintes occasions, il
faut que tous les employés soient traités justement et
équitablement".
Tel que les choses se présentent, les
travailleurs et travailleuses du secteur public à la GRC risquent
de devenir les grands perdants dans le projet de la catégorie des
employés. Vous avez le pouvoir de faire en sorte que cela ne se
produise pas.
Le Comité de la haute direction a le pouvoir.
Nous vous demandons de l’exercer avec sagesse, en tenant bien
compte de tous les risques possibles. Nous sommes convaincus que,
grâce à un examen sérieux et du bon sens, la GRC peut apporter
des changements qui soient profitables à tous ses employés, qu’ils
soient membres réguliers, employés de la fonction publique ou
membres civils.
Lynn et moi serions heureuses de préciser
davantage ces commentaires ou de répondre à vos questions. Je vous
remercie de votre attention.
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