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Le projet de catégorie des employés de la GRC
Défendez vos droits!

Le 10 avril 2003

Commissaire G. Zaccardelli
Commissaire
Gendarmerie royale du Canada
1200 Promenade Vanier
Ottawa (Ontario)
K1A 0R2

Cher commissaire Zaccardelli,

La Loi sur la modernisation de la fonction publique récemment présentée au Parlement renferme des dispositions visant à changer le visage de la fonction publique fédérale telle qu’elle existe actuellement. Ma lettre a pour objet d’aborder une disposition particulière de cette loi qui touche directement la Gendarmerie royale du Canada et le projet de la catégorie des employé e s.

Vous n’êtes pas sans savoir que, dans le cadre de nos discussions sur l’option 3, nos membres ont cerné la question de la mobilité des employé e s au sein de la fonction publique comme étant une de leurs grandes préoccupations. Le SESG vous a constamment rappelé ses craintes et en a aussi fait part à l’équipe du projet et à d’autres membres de l’état major supérieur de la GRC.

La Loi sur la modernisation de la fonction publique stipule que : « Les fonctionnaires des organismes distincts seront automatiquement admissibles aux processus de sélection qui s’adressent aux fonctionnaires de l’administration publique centrale. Un organisme distinct pourra également demander à la CFP d’approuver son régime de dotation pour que ses fonctionnaires puissent être mutés au sein de l’administration publique centrale ». Comme vous le voyez, le projet de loi renferme certes des dispositions sur la mobilité mais celles ci prévoient la mutation à sens unique, c’est à dire des organismes distincts à l’administration publique centrale. Elles se limitent aux processus de sélection qui s’adressent aux fonctionnaires de l’administration publique centrale et n’abordent aucunement les autres questions importantes comme le réaménagement des effectifs, les réinstallations, les congés et autres processus administratifs qui font que les employé e s se retrouvent actuellement sur les listes de priorité de la Commission de la fonction publique.

Les dispositions susmentionnées ne respectent aucunement l’engagement que vous avez pris envers les employé e s, à savoir que « si les dispositions de la Loi sur la modernisation de la fonction publique ne prévoient pas la pleine mobilité, l’option 3 sera abolie ».


Nous avons appris que l’équipe du projet de la CDE est en train d’examiner les dispositions de la loi en vue de proposer à votre état major supérieur une autre option qui tient compte de l’esprit et de l’intention du projet de loi. Le SESG a demandé à être consulté à ce sujet avant que l’option soit présentée au dirigeant principal des Ressources humaines ou à l’état major supérieur.

Comme l’ont si éloquemment déclaré les tribunaux : « La consultation devrait consister en une interaction bilatérale entre des parties qui sont chacune informées de la position de l’autre et en mesure de fournir et de recevoir de l’information »; « c’est l’occasion qui s’offre aux deux parties d’être entendues et d’énoncer les facteurs qui, à leur avis, devraient guider la prise de décision ». Le SESG a clairement signifié son refus de siéger à un comité formé pour mettre en vigueur l’option 3. Nous avons toutefois insisté sur le fait que nous demeurons ouverts à la consultation sur le projet de catégorie des employé e s. Par conséquent, nous demandons de faire partie d’un processus de consultation valable sur cette « nouvelle option » avant qu’elle soit soumise à l’approbation de l’état major supérieur. Cette consultation respecterait les règles de la justice naturelle et permettrait également à l’état major supérieur d’entendre tous les intervenants avant qu’une décision soit prise.

Nous comptons donc que vous nous ferez part de la date à laquelle cette consultation pourra avoir lieu.

La présidente nationale du
Syndicat des Employé e s du Solliciteur général,

L.L. Ray


Mise à jour : 12/05/03