Le projet de catégorie des employés
de la GRC
Position du SESG-AFPC sur la mise en oeuvre du projet de la Catégorie
des employé-e-s de la GRC
Tous savent maintenant que la direction de la GRC a choisi récemment
d’accorder le statut de fonctionnaire à tous ses employé-e-s civils
(c.-à-d. l’option 1) pour la mise en oeuvre du projet de la Catégorie
des employé-e-s. Bien que des membres civils (CM) aient obtenu des
réponses du Comité de la haute direction concernant certaines de
leurs questions et préoccupations, bon nombre attendent aussi que
le syndicat précise sa position. Or, il s’agit ici d’une première
tentative de réponse à ces préoccupations par l’Alliance de la Fonction
publique (AFPC) et son Élément, le Syndicat des employés du Solliciteur
général (SESG). Le SESG-AFPC entend diffuser, au fur et à mesure
qu’elle sera disponible, l’information sur la mise en oeuvre du
projet de la Catégorie des employé-e-s.
De façon globale, le SESG-AFPC a décidé, en tant que syndicat,
de défendre le bien-être et les avantages de ses membres, mais aussi
des travailleurs et travailleuses en général. Les gains que nous
avons réalisés à l’issue de nos négociations se sont répercutés
sur d’autres travailleurs et travailleuses non membres, surtout
par l’établissement de précédents au niveau des politiques et des
pratiques en milieu de travail et parfois au niveau des mesures
législatives. Nous disposons aussi d’un programme de syndicalisation
solide afin que le plus de travailleurs et de travailleuses possible
exercent leurs droits et disposent du soutien nécessaire pour négocier
collectivement la protection de leurs droits et de leurs avantages.
Nous participons aussi à de nombreuses campagnes en coordination
avec d’autres syndicats des secteurs public et privé pour faire
valoir davantage les droits et accroître les avantages de tous.
Nous avons pour philosophie de base que les mesures avantageuses
pour tous les travailleurs et les travailleuses le sont aussi pour
nos membres. C’est donner un autre sens important au vieux slogan
du mouvement ouvrier selon lequel « causer du tort à l’un d’entre
nous, c’est causer du tort à tous ». Cette philosophie s’applique
particulièrement au cas des membres civils de la GRC pendant la
transition actuellement en cours.
Comme tous les détails de la mise en oeuvre du projet de la Catégorie
des employé-e-s ne sont pas encore finalisés, il est difficile de
donner présentement des renseignements précis. Toutefois, nous vous
encourageons à lire les questions et réponses ci-après pour obtenir
des éclaircissements sur notre position.
1. Q. : Quelle sera la position du
SESG-AFPC relativement à la protection des avantages des membres
civils?
Sans compromettre les avantages actuels de nos membres, nous militons
fermement en faveur des membres civils afin de protéger leurs droits,
leur ancienneté et leurs avantages dans le contexte de la mise en
oeuvre du projet de la Catégorie des employé-e-s. Le syndicat a
toujours eu pour pratique de négocier les meilleures conditions
d’emploi possible, et nous avons réussi au fil des ans à jouer un
rôle de premier plan dans la fonction publique. Notre position,
pendant le processus de transition, consistera à maintenir tous
les avantages des membres civils de même que les droits acquis de
ceux qui sont transférés à nos unités de négociation et qui jouissent
d’avantages supérieurs comparativement aux employé-e-s de la fonction
publique. Toutefois, le syndicat n’occupe qu’un seul côté de la
table de négociation. Il faut aussi que l’employeur accepte ces
conditions. Le SESG-AFPC est l’allié de tous les membres civils,
qu’ils adhèrent ou non à notre syndicat.
2. Q. : Comment le syndicat procédera-t-il?
L’équipe de projet CDE (catégorie des employé-e-s) de la GRC a
constitué des groupes de travail, notamment celui sur les relations
de travail qui veillera à ce que l’on tienne compte des préoccupations
des employé-e-s et à protéger, autant que possible, les avantages
de ces derniers. Le SESG-AFPC siège à ce comité dont le principal
objectif consiste à protéger les droits, les privilèges et les avantages
des employé-e-s pendant cette transition. Le syndicat se joindra
au groupe de travail des employé-e-s civils dans sa démarche visant
à garantir les avantages ainsi que les conditions de travail de
ces travailleurs et travailleuses.
3. Q. : Notre ancienneté sera-t-elle
protégée lorsque les membres civils deviendront fonctionnaires?
En ce qui concerne les congés annuels, les congés de maladie, l’indemnité
de départ, la caisse de retraite, etc., l’AFPC a négocié avec brio
des modalités de transition qui accorderont la reconnaissance des
années de service par le nouvel employeur. Nous ne prévoyons pas
d’obstacle précis dans ce domaine, mais encore une fois, ces détails
doivent être négociés par les parties.
4. Q. : Pourquoi devrais-je adhérer
au syndicat puisque je n’aurai probablement pas la possibilité d’exercer
mon droit de grève étant donné que mon poste a été désigné au titre
des services essentiels?
La Loi sur les relations de travail dans la fonction publique (LRTFP)
dicte la façon dont l’employeur et les agents négociateurs traitent
les désignations en cas de grève (c’est-à-dire les services essentiels).
Les postes sont désignés d’après le contenu de la description de
tâches de l’employé-e et les répercussions de ce travail sur la
sécurité publique. Comme la GRC est un corps de police et qu’une
bonne partie du travail accompli par nos membres se répercute directement
sur la sécurité publique, on y retrouve une plus grande proportion
d’employé-e-s désignés que dans les ministères de la fonction publique
fédérale. Nous avons l’intention de traiter les désignations des
employé-e-s transférés à nos unités de négociation de la même manière
que nous traitons toutes les autres désignations de ces mêmes unités.
Nous aimerions aussi ajouter que la grève est un outil de négociation
important pour les travailleurs et travailleuses. On a eu recours
à celle-ci tout au long de l’histoire ouvrière afin de réaliser
des gains en milieu de travail que de nombreuses personnes, notamment
des travailleurs et travailleuses non syndiqués, prennent pour acquis
de nos jours. Cependant, la grève est le dernier recours des syndicats.
On peut envisager d’autres étapes, comme la conciliation et l’arbitrage,
avant de penser aux mesures de grève. Mais avant tout, il appartient
aux membres de choisir par suffrage les mesures à prendre pour faire
accepter leurs demandes par l’employeur. Il en va de même pour les
autres démarches et politiques du syndicat. Les syndicats sont des
organismes démocratiques dirigés par leurs membres.
5. Q. : Qu’arrive-t-il si je refuse
d’adhérer au syndicat? Vais-je y être forcé?
Le Comité de la haute direction a déclaré que les membres civils
n’ayant pas de correspondance dans le sous-groupe SPS auront l’option
d’adhérer ou non à l’unité de négociation. Nous croyons comprendre
que certains membres civils ne voudront pas se joindre à nous pour
diverses raisons, par exemple, pour éviter de payer les cotisations
syndicales ou de faire la grève. Nous aimerions souligner qu’il
subsiste des idées fausses à propos des syndicats et de la syndicalisation.
Il sera difficile d’aborder chacune de ces idées fausses dans le
présent document, mais nous tenterons de la faire prochainement,
au fur et à mesure qu’elles seront portées à notre attention.
Pour l’instant, nous demandons aux membres civils d’examiner la
situation des employé-e-s dans le contexte de l’initiative sur la
Catégorie des employé-e-s. Nous sommes d’avis que l’option 1 servira
le mieux les intérêts des syndiqué-e-s et c’est pourquoi nous n’avons
ménagé aucun effort afin que la direction l’adopte. Si de nombreuses
personnes ont obtenu certains avantages dans le cadre du Programme
des représentants des relations fonctionnelles (Programme RRF),
ce dernier ne permet pas de protéger les employé-e-s au moyen de
la négociation et d’une convention collectives. Actuellement, les
membres civils visés par le Programme RRF sentent à quel point leurs
conditions de travail sont précaires dans le cadre de la conversion,
contrairement aux employé-e-s représentés par des agents négociateurs
dont le poste est protégé. C’est là un des nombreux avantages de
la syndicalisation.
6. Q. : Quels seront les cotisation
syndicales?
De même que le syndicat est dirigé démocratiquement par ses membres,
les travailleurs et travailleuses, ses activités sont aussi financées
par l’entremise des cotisations courantes payées par ces personnes.
Dans chaque syndicat, il est habituel de répartir les cotisations
entre la section locale et le syndicat national. Parce que le SESG
est un Élément de l’Alliance de la Fonction publique du Canada,
les cotisations de nos membres sont réparties entre le syndicat
lui-même, le SESG et la section locale et sous-locale. En général,
les cotisations ne représentent qu’un faible pourcentage des salaires
des membres. Pour en savoir davantage sur les cotisations, visitez
le site Web du SESG à www.usge-sesg.com . Cliquez sur Renseignements
utiles et Le coffre à outils : vous y trouverez un certain
nombre d’informations, notamment sur les cotisations.
7. Q. : Je suis fier de faire partie
de la GRC, mais je perds ce statut en devenant fonctionnaire.
Les employé-e-s de la fonction publique, nos membres, n’en sont
pas moins fiers de leurs emplois. En fait, le Sondage pour l’ensemble
de la fonction publique auprès des fonctionnaires fédéraux – 2002,
réalisé par le Conseil du Trésor, a révélé que 91 % des répondants
et répondantes étaient fiers du travail accompli par leurs unités
de travail respectives, et que 95 % étaient fortement engagés à
assurer le succès de leur organisme.
Cette fierté découle d’une conviction fermement ancrée chez nos
membres à l’effet qu’ils fournissent le meilleur service qui soit
au public. Nos membres croient aussi que les conditions de travail
qui influent, entre autres, sur la charge de travail, les niveaux
de stress et le moral, se répercutent grandement sur la qualité
des services offerts au public. Le SESG-AFPC s’est assuré que les
conditions de travail de ses membres ne nuisent pas à la qualité
des services offerts au public.
Pour illustrer l’engagement élevé de nos membres, permettez-nous
de souligner qu’environ 80 000 d’entre eux ont mis fin à
leur grève après les événements du 11 septembre 2001 au nom de la
sécurité et du bien-être publics.
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