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Le projet de catégorie des employés de la GRC

Les fonctionnaires de la GRC en ont assez!  

En juin dernier, la direction de la GRC a annoncé sa décision concernant le projet de catégorie des employés (CDE).   Par conséquent, les postes de CM seront convertis au statut de fonctionnaires.   Cette décision a déclenché une campagne par les représentants des relations fonctionnelles (RRF) pour renverser cette décision.

Depuis ce temps, le SESG-AFPC a gardé son sang-froid et a tendu l'autre joue aux commentaires erronés et inflammatoires dirigés contre les fonctionnaires.   Bien que la campagne des RRF cherche à diviser et soit improductive, jusqu'à maintenant, nous n'avons pas remis en question leur droit d'exprimer leurs opinions ou de représenter les membres civils.   Mais ce « droit » a des limites.   Or, les limites ont été dépassées.

Eh bien, assez, c'est assez.   Le SESG-AFPC a soumis la question aux plus hautes instances de la direction de la GRC. L'employeur a l'obligation légale d'offrir un milieu de travail sans harcèlement à tous ses employé-e-s.

Ce que nous ne pouvons pas accepter – et n'accepterons pas – sont les insinuations continuelles que seuls les membres réguliers et civils de la GRC sont responsables de la sécurité du public canadien.   Ces insinuations contribuent à un milieu de travail empoisonné avec lequel nous devons tous composer – aujourd'hui et dans l'avenir.

Une autre préoccupation très réelle est la diffusion de renseignements inexacts et trompeurs.   L'exemple le plus récent est la suggestion que la sécurité des Canadiens et Canadiennes serait menacée si les membres civils deviennent des fonctionnaires.   Cela laisse entendre que les membres du SESG-AFPC se soucient moins de la sécurité publique.   C'est une remarque aussi insultante qu'erronée.

Les membres du SESG-AFPC considèrent que ces actions vont au-delà de l'expression d'une opinion.   Elles sont considérées comme des attaques personnelles contre l'intégrité et la crédibilité des employé-e-s de la fonction publique.   Ces sentiments sont exprimés dans de nombreux milieux de travail de la GRC.   Les membres du SESG-AFPC sont frustrés, blessés et – surtout – ils en ont assez.

Partout au pays, les fonctionnaires travaillent quotidiennement sur le terrain aux côtés des membres réguliers et civils.   Les membres du SESG-AFPC doivent traiter quotidiennement face à face avec le public, parfois dans des situations très hostiles.   Les membres du SESG-AFPC n'ont rien à envier à personne lorsqu'il s'agit de questions de sécurité publique.

La grande majorité des fonctionnaires – y compris tous les commis de détachement – sont désignés comme « travailleurs essentiels », qui doivent, selon la loi, demeurer au travail en cas de grève.   Les deux parties s'entendent sur un niveau de service qui ne portera pas atteinte à l'efficacité opérationnelle de la GRC.

De plus, le SESG-AFPC ne laisserait jamais une grève compromettre la sécurité publique.   La preuve a été faite lors de la décision de l'AFPC de mettre un terme aux mesures de grève et de retourner au travail le 11 septembre 2001.

En fait, s'il y a un geste qui fait peu de cas de la sécurité publique, c'est bien l'effort conscient de certains pour diviser les employé-e-s de la GRC et empoisonner le milieu de travail par du harcèlement et de la désinformation.

Page updated: 11/11/03