Modernisation de la fonction publique
Questions et réponses à propos du projet de loi
C-25
Passant outre aux interventions énergiques de l'AFPC et
d'une poignée de membres du Sénat pour faire valoir
leur position, les législateurs ont, le 4 novembre dernier,
adopté le projet de loi C-25. Quelques jours plus tard, ce
texte législatif obtenait la sanction royale. Voici une série
de questions et réponses qui devraient faire un peu la lumière
sur les étapes à venir et sur le rôle que nous
jouerons dans la mise en œuvre de la Loi sur la modernisation de
la fonction publique (LMFP).
Q: Quand la loi sera-t-elle mise en œuvre?
La LMFP modifie quatre lois distinctes et sera mise en œuvre progressivement.
Les deux lois qui auront le plus de conséquences sur les
membres de l'AFPC sont la Loi sur les relations de travail dans
la fonction publique (LRTFP), qui s'appliquera à compter
de novembre 2004, et la Loi sur l'emploi dans la fonction publique
(LEFP), qui entrera en vigueur au cours du printemps de 2005.
Q: Les nouvelles dispositions se rapportant aux votes de
grève et aux services essentiels s'appliqueront-elles à
la ronde de négociations actuelle?
Non, les nouvelles dispositions de la LRTFP, plus particulièrement
celles qui se rapportent aux votes de grève et aux services
essentiels, ne s'appliqueront pas à la ronde de négociations
en cours.
Q: Comment les politiques et règlements se rapportant
à la LMFP seront-ils élaborés?
C'est à la nouvelle Commission des relations de travail
dans la fonction publique ainsi qu'à la nouvelle Commission
de la fonction publique que reviendra la tâche de rédiger
les règlements se rattachant aux deux lois. Des dispositions
prévoient la consultation des agents négociateurs
dans l'élaboration de ces nouveaux règlements, mais
nous n'avons pas encore une idée précise de la forme
que prendra cette consultation. Il reviendra à chaque ministère
d'élaborer bon nombre de politiques qui découleront
de la LMFP. Un secrétariat, le Secrétariat à
la mise en œuvre de la modernisation de la gestion des ressources
humaines (SMG), a toutefois été mis sur pied pour
superviser la mise en œuvre de la LMFP et pour guider les ministères
dans l'élaboration de ces politiques.
Q: Quelle sera la structure du SMG?
Le SMG aura pour tâche de surveiller la mise en œuvre de
la LMFP. Cet organisme apportera des connaissances techniques et
offrira des services de secrétariat aux comités
mis sur pied pour élaborer les politiques et procédures
se rapportant à la mise en œuvre de la Loi. Ces comités
prendront la forme suivante : un comité consultatif
syndical-patronal qui se composera de 7 hauts représentants
ou représentantes des agents négociateurs et de 7
représentantes ou représentants de l'employeur; cinq
sous-comités de sous-ministres qui seront chargés
d'élaborer des propositions et des stratégies concernant
différents aspects de la LMFP et qui relèveront du
comité consultatif; et enfin différents groupes de
travail qui rédigeront des politiques et présenteront
aux sous-comités des variantes de celles-ci.
Q: L'AFPC participera-t-elle aux travaux de ces comités?
Oui, la présidente nationale et un autre membre du Conseil
national d'administration siégeront au comité consultatif
syndical-patronal. Nous demanderons également à deux
membres du Conseil national d'administration de participer aux travaux
des trois sous-comités de sous-ministres suivants :
Dotation et recours en matière de dotation, Relations syndicales-patronales
et règlement des différends et Apprentissage / changement
culturel et communications. Deux membres du personnel de l'AFPC
ont aussi été détachés auprès
du SMG pour une durée d'un an. Nous demanderons aussi à
du personnel de faire partie des différents groupes de travail.
Q: Faut-il comprendre que l'AFPC est désormais en
faveur des changements proposés dans le projet de loi C-25?
Non, l'AFPC demeure très préoccupée par les
effets qu'auront ces nouvelles lois sur ses membres et continuera
à essayer de convaincre les décisionnaires de la nécessité
de revoir bon nombre de changements proposés. Nous espérons
néanmoins que notre participation aux travaux de ces comités
nous permettra d'influer positivement sur l'élaboration de
ces politiques et d'atténuer peut-être quelques-uns
des effets négatifs de la Loi.
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