L’IFP dans la mire du Conseil du Trésor
Le Conseil du Trésor est copupable de «trahison de la prime de danger» envers quelque 2000 membres du SESG qui travaillent au Service correctionnel du Canada (SCC). En effet, il a ordonné au SCC de cesser de payer l’indemnité de facteur pénologique à près de 2000 membres du SESG à compter du 10 août. Le syndicat réplique pendant que des membres du SESG dressent des piquets d’information.
Le point sur la campagne IFP - Le 22
août 2005
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Lisez la lettre de la présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel, au Conseil du Trésor
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PAR TÉLÉCOPIEUR –
Le 22 juillet 2005
Hélène Laurendeau
Secrétaire adjointe
Relations de travail et opérations de rémunération
Secrétariat du Conseil du Trésor
400, rue Cooper
Ottawa ON K1A OR5
Objet : Indemnité de facteur pénologique (IFP)
Madame Laurendeau,
Il semble que le SCC, sous l’autorité du Conseil du Trésor, envisage de cesser de payer l’indemnité de facteur pénologique (IFP) à environ 2000 fonctionnaires et ce, à compter du 10 août 2005. Nous avons également appris que l’employeur cherche à récupérer les indemnités payées en vertu de la convention collective actuelle.
Une telle mesure ne respecte pas les modalités des conventions collectives conclues entre l’AFPC et le Conseil du Trésor. Cela va directement à l’encontre de la pratique de l’employeur et, chose inquiétante, représente une véritable volte-face par rapport aux déclarations de l’employeur pendant le processus de négociation.
L’AFPC entend s’opposer vivement à cette mesure unilatérale et compte, à cet égard, prendre tous les moyens légaux et politiques possibles. Ce faisant, nous entendons tenir le Conseil du Trésor responsable de ce qui, à notre avis, constitue une décision non seulement illégitime, mais également de mauvaise foi.
Dans le contexte actuel, il est pour le moins surprenant, tant pour moi en qualité de présidente de l’AFPC que pour les milliers de membres que nous représentons aux services correctionnels et ailleurs, que le Conseil du Trésor ne respecte pas, ni n’a l’intention de rémunérer à leur juste valeur, les travailleuses et les travailleurs de la fonction publique qui sont exposés quotidiennement au stress et au danger que comporte le travail au sein du système correctionnel.
Le Conseil du Trésor ne cesse de répéter qu’avec l’adoption de la nouvelle Loi sur les relations de travail dans la fonction publique, il caresse l’objectif de rendre les relations de travail harmonieuses avec les syndicats du secteur public. L’idée d’abolir l’IFP, et le revirement de position en ce qui a trait aux critères d’admissibilité, vient confirmer aux membres de l’AFPC de partout au pays que le climat actuel des relations de travail se caractérise toujours par l’unilatéralisme et la mauvaise foi.
Compte tenu de l’importance que revêt cette question, nous vous demandons de vous rendre disponible pour une rencontre bien avant la date prévue de mise en oeuvre le 10 août 2005.
Veuillez agréer, Madame Laurendeau, l’expression de mes sentiments distingués.
La présidente nationale,
Nycole Turmel
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