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La réponse à l’étude continue d’être encourageante. Quatre-vingt-dix pour cent des répondants approchés à l’intervalle du 21e mois ont consenti à participer. Il n’y a eu que dix pour cent des employés ou des anciens employés rejoints qui ont refusé de participer à l’étude. Les cas qui restent ont été perdus par l’attrition pour une variété de raisons (numéro de téléphone non valide, déménagé, impossible à rejoindre, abandon après dix essais). Le Tableau 2 présente les caractéristiques de l’échantillon de l’étude aux trois intervalles en comparaison avec la main-d’œuvre civile du MDN et de la population à partir de laquelle l’échantillon a été tiré, c’est-à-dire le SIPRPC. À cette fin, les participants de la Cohorte 1a sont également inclus dans les Tableaux pour la première vague. Des formules de pondération pour les variables de l’occupation, des cohortes et de la région ont été développées plus tard par l’administrateur du sondage (Ekos Research Associates), afin d’assurer que l’ensemble des données de la troisième vague soit représentatif de la population du SIPRPC. 1base complète de données du SIPRPC pour la période se terminant le 1er août 1996 2au 31 mars 1994 Les deux échantillons, celui du SIPRPC et celui de la RPCDN divergent de la main d’œuvre civile du MDN selon leur composition au niveau de l’âge. Les travailleurs plus jeunes (ceux de moins de 44 ans) sont sous-représentés tandis que les employés de plus de 55 ans sont sur-représentés de façon importante relativement à leur présence au sein de la main d’œuvre civile du MDN. Il n’y a aucune variation importante notable entre les vagues au niveau de la composition de l’échantillon à l’exception d’un léger déplacement de la distribution à travers les groupes d’âges. Ce fait est attribuable au vieillissement de l’échantillon ainsi qu’à la plus grande mobilité et l’attrition parmi les participants plus jeunes. L’administration du sondage Toutes les entrevues ont été menées par Ekos Research Associates en vertu d’une entente de service avec l’Union des employés de la Défense nationale. Les techniques de cueillette de données décrites en détails dans le rapport de la première vague ont été maintenues. Le modèle originel de recherche prévoyait que chaque vague de cueillette de données serait complétée sur une période approximative de neuf mois. Les difficultés initialement encourues pour la formation d’un cadre adéquat d’échantillonnage pour la première vague ont cependant eu comme effet de doubler pour les deux vagues la durée de l’échantillonnage. La période complète pour la cuillette de données pour la troisième vague s’est prolongée de septembre 1996 en juillet 1998. Le tableau 3 ci-dessous démontre la durée moyenne entre la date de l’offre et les premières trois vagues d’entrevues pour chaque cohorte. Globalement le point de contact moyen a été de 670 jours (à peu près 22 mois) du moment de l’offre. Tableau 3 : Durée moyenne entre la date de l’entrevue et la date de l’offre du PRPC (en jours)
La population de l’étude correspond aux employés civils de la Défense nationale qui ont reçu une lettre d’offre entre septembre 1994 et août 1996. La décision de former l’échantillonnage sur la base de la réception d’une offre d’indemnité de départ permet au projet de suivre les résultats de deux groupes : les employés qui ont accepté l’offre du PRPC (ou ses programmes de remplacement PDA/PERA) de même que les employés qui ont refusé l’offre. Tel qu’indiqué dans les rapports précédents, environ trois quarts des répondants ont choisi d’accepter l’offre de départ, alors que les autres ont refusé soit une offre collective ou une offre directe. La distribution selon le modèle du PRPC demeure inchangée à travers les trois séries d’entrevues. Malgré l’acceptation de l’offre d’encouragement au départ par une grande majorité des répondants, particulièrement dans la Cohorte 2, où l’acceptation dépasse 95 pour cent, l’analyse de la décision du modèle du PRPC a révélé des résultats intéressants. Comparés aux employés qui ont accepté l’offre, les individus qui ont choisi de demeurer des employés du ministère étaient plus susceptibles à se trouver dans la catégorie d’âge moyen (entre 35 et 54 ans), de se retrouver parmi le groupe professionnel technique. Sur le plan régional, le taux d’acceptation diminue de façon constane d’Est en Ouest avec la région du Canada Atlantique rapportant un taux d’acceptation de 84 pour cent à comparer à 65 pour cent parmi les résidents de la région du Pacifique. Un examen plus poussé de la décision du modèle du PRPC a démontré une association importante avec deux échelles psychologiques : le locus de contrôle et l’anxiété. Ceux qui ont refusé l’offre avaient la caractéristique d’avoir des scores plus bas sur une échelle mesurant le locus de contrôle et avaient des niveaux plus hauts d’anxiété - jusqu’à quel point les gens attribuent la responsabilité pour les résultats aux facteurs internes. Le questionnaire comprend deux items qui ont été élaborés pour évaluer le confort des individus vis-à-vis leur décision. L’un a exploré leur niveau de satisfaction pour avoir pris la "bonne" décision alors que le second a évalué la tendance à répéter leur décision si on leur en donnait la chance. Ces questions ont été amalgamées à une mesure unique de la satisfaction de la décision du PRPC. Après presque deux ans de l’événement, la plupart des personnes ont maintenu un degré élevé de satisfaction vis-à-vis leur décision ; le score moyen rapporté se situe à 5,7 sur une possibilité de sept. Comme on s’y attendait, la situation d’emploi actuelle des individus faisait étroitement partie de leur évaluation de la décision de départ ; les retraités ont rapporté le plus grand degré de satisfaction tandis que les personnes sans emploi de l’échantillon ont rapporté le moindre. Parmi les autres facteurs reliés à l’envergure de la satisfaction, les répondants ont eu l’impression que cette décision venait de trois mesures psychologiques : l’anxiété, la dépression, et le locus de contrôle. Les individus ayant rapporté de hauts niveaux de soutien social sont apparus comme plus à l’aise avec leur décision. Ceux qui ont refusé l’offre du PRPC au 21e mois L’accélération des réductions à grande échelle chez plusieurs compagnies en Amérique du nord au cours des quinze dernières années a amené les organisations à centrer une attention accrue sur les impacts qu’expérimentent les "survivants" – ceux qui demeurent comme employés après la réorganisation. Cette section du rapport fournit une mise à jour sur les circonstances du groupe de "survivants" (ceux qui ont refusé l’offre d’encouragement) de notre échantillon au 21e mois à partir du moment de l’offre. Le sous-ensemble de survivants représente 23 pour cent de l’échantillon total (pondéré) et englobe 331 cas : 233 qui ont refusé l’offre collective et 98 qui ont refusé les offres directes. Vingt et un mois suivant la réception de leur offre du PRPC, il y avait juste un peu moins de la moitié des employés restant (48,7%) qui étaient demeurés dans le même poste. Comme prévu, la majorité de la stabilité est attribuable aux employés qui ont reçu les offres collectives – moins de quinze pour cent de ceux qui ont refusé l’offre directe se trouvaient toujours dans leur poste excédentaire. Pour les deux groupes, ceux qui ont refusé l’offre collective ou l’offre directe, la mobilité au sein de la fonction publique fédérale se limite principalement au Ministère de la Défense nationale. Moins de huit pour cent de ceux qui ont changé d’emploi ont trouvé des postes dans un ministère différent. Le point de vue des survivants Un autre ensemble de questions portait sur la qualité du milieu de travail suite à la réduction des effectifs d’un organisme. Nous avons demandé, aux employés qui sont demeurés, des questions touchant leur niveau de moral, de charge de travail, et d’engagement vis-à-vis leur travail. Les répondants continuent de rapporter un haut degré d’engagement envers leur travail malgré des niveaux de moral sensiblement plus bas et des augmentations substantielles de la charge de travail. Cette tendance fondamentale est demeurée constante à travers les trois vagues. Le leadership au sein de la Défense nationale a été le sujet d’une importante analyse par le public quant à sa façon de gérer une myriade d’enjeux militaires et administratifs au cours des cinq dernières années. On a interrogé les employés en ce qui concerne leur évaluation de la loyauté et de l’engagement de la haute gestion. En général, les employés se sont montrés très négatifs sur ces deux éléments clés de leadership. Cohérents avec les résultats de la deuxième vague, les employés ont rapporté un faible niveau de confiance en la haute gestion et une cote pauvre pour l’engagement de la gestion vis-à-vis les effectifs. La seule variation est fondée sur la base du sexe : les employés masculins ont eu tendance à exprimer des points de vue plus sévères vis-à-vis la haute gestion que ne l’ont fait leurs homologues féminines. Les employés survivants continuent aussi d’évaluer sévèrement l’impact de la réduction sur le milieu de travail à la Défense nationale. Presque trois-quart des employés (72%) ont identifié un impact global négatif comme résultat des réductions. Trois items mesurant les aspects de la satisfaction au travail des employés (satisfaction quant au salaire, satisfaction quant aux avantages, et une mesure globale) ont été utilisés pour la première fois dans l’étude au moment du sondage de la deuxième vague. Sur une échelle de sept alors que sept correspond à être "extrêmement satisfait", les employés ont rapporté des niveaux modérés de satisfaction (4,9) aux deux niveaux, avantages sociaux non-monnayables et satisfaction au travail globale à l’intervalle du 21e mois. La satisfaction reliée au salaire, cependant, a obtenu un score pas mal plus bas (3,8). Alors que les deux mesures étaient plutôt stables à long terme, une légère diminution mais statistiquement importante est apparue dans le niveau de la satisfaction quant au salaire des répondants de la deuxième vague. La prolongation d’un gel des salaires légiféré à travers la fonction publique fédérale semble avoir contribué à cette chute. Ceux qui ont accepté l’offre du PRPC au 21e mois Le Programme de réduction du personnel civil a encouragé une grande proportion des employés de la Défense nationale admissibles à quitter volontairement la fonction publique fédérale. Tel que mentionné plus tôt, les amendements apportés à la Directive sur la réduction des effectifs ont également compromis grandement les options des employés de partir en éliminant la garantie d’une offre d’emploi raisonnable. Cette section du rapport documente la situation des bénéficiaires du PRPC après 21 mois de la date à laquelle on leur a offert initialement la mise à la retraite avec prime. À cet intervalle, tous les répondants ayant accepté la mise à la retraite avec prime avaient formellement quitté le Ministère de la Défense nationale. Le PRPC a inclu une allocation de formation/éducation prévoyant jusqu’à un maximum de 7 000 $ sur une période de quatre ans pour se recycler vers des emplois en dehors de la fonction publique fédérale. L’option de formation est interprétée assez libéralement vis-à-vis une grande variété d’activités de formation. Le questionnaire de la RPCDN renfermait dix questions orientées vers l’utilisation de l’allocation de formation du PRPC, se concentrant sur la formation reçue, le sexe, la durée, et le progrès. Les résultats cumulatifs produits à la troisième vague confirment la popularité continue de l’allocation de formation parmi les bénéficiaires du PRPC. Parmi ces employés qui ont accepté une offre du PRPC et qui ne se sont pas retirés de la main d’oeuvre, 65 pour cent ont reçu des fonds pour de la formation en vertu de cette disposition. Tel que décrit dans les rapports précédents, l’intérêt manifesté envers la formation diminue avec l’âge et s’accroît chez les plus éduqués. Vingt et un mois après la date de l’offre, 42 pour cent des répondants ont rapporté avoir complété leur programme de formation tandis que 55 pour cent des individus ont indiqué que leur formation était toujours en marche. La formation en informatique demeure de loin le type de formation le plus populaire. Presque la moitié de tous les répondants qui ont bénéficié du fonds de formation du PRPC ont suivi de la formation en ordinateur personnel ou de bureau. Un éventail varié de domaines de sujets représente le reste des domaines : gestion/administration (8,9 pour cent), professionnel (7,4 pour cent), sciences de la santé (6,5 pour cent) et ingénierie/technologie (6 pour cent). Afin de vérifier la source de prestation de la formation, nous avons ajouté une question dans l’outil de la troisième vague. Quarante pour cent des individus qui ont participé à la formation lors de l’intervalle du 21e mois identifient une institution privée comme leur fournisseur de cours. Les collèges communautaires représentent 35 pour cent, suivis par les universités (13 pour cent) et les associations professionnelles (6 pour cent). La durée et l’intensité des programmes de formation ont eu tendance à être très variables comme l’ont démontré les grands écarts types reliés aux moyennes tant pour la durée des cours que pour les heures par semaine. La durée moyenne de cours par semaine était de 16,6 heures (s.d.=14,2) alors que la durée totale moyenne des cours était de 25 semaines (s.d.=25,7). La formation est aussi apparue de façon importante comme une activité poursuivie à temps partiel : moins de 30 pour cent des répondants étaient inscrits en formation exigeant plus de vingt heures de cours par semaine. Les bénéficiaires de formation ont aussi commenté de façon positive sur l’utilité de leurs expériences d’apprentissage. Sur une échelle s’étendant de 1 "pas utile du tout" à 7 "extrêmement utile", on a rapporté un score moyen de 5,5. La possibilité d’appliquer une partie de l’allocation de 7 000 $ en vue de l’achat d’outils et d’équipement s’est avérée un aspect préféré du programme ; deux-tiers ont rapporté avoir fait ce genre d’investissements. L’information reçue des autorités en formation du Ministère indique que l’équipement en informatique était le type d’achat le plus populaire mentionné. Afin de déterminer les résultats obtenus sur le marché du travail par les employés quittant la Défense nationale, l’étude de la RPCDN identifie et suit les caractéristiques de l’expérience subséquente d’emploi des individus. Reconnaissant le fait qu’un déplacement d’un emploi stable au cours des années 1990 a souvent comme résultat une insécurité économique croissante marquée par des emplois multiples, une suite d’employeurs, le questionnaire est conçu pour capter l’information provenant d’emplois multiples. Autant en ce qui touche leur premier emploi après avoir quitté le MDN que leur emploi actuel, on a interrogé les employés sur leur date d’embauche, la source d’information menant à leur embauche, le genre d’emploi, l’industrie, la syndicalisation, la situation d’emploi, les revenus, et la satisfaction au travail. Une série de questions a aussi été proposée pour les individus ayant déclaré avoir pris leur retraite, regardant d’abord le moment de leur départ ainsi que la présence de toute autre participation subséquente au sein de la population active.
Un examen des possibilités du marché du travail à l’intervalle du 21e mois révèle l’intégration relativement modeste des employés ayant quitté le MDN vers le marché du travail externe. Comme le démontre le graphique 5, seulement 12 pour cent des répondants ayant quitté des postes indéterminés à la Défense nationale ont obtenu de l’emploi à temps plein (y compris le travail à contrat). Un plus petit nombre s’est tourné vers l’emploi autonome (9 pour cent) et le travail à temps partiel (6,8 pour cent). Ce qui est encore plus frappant, c’est de voir quelle mesure le programme de réduction de la Défense nationale a fonctionné principalement comme un véhicule de retraite anticipée pour les employés civils. La retraite est la seule disposition la plus répondue : 40 pour cent des répondants qui ont quitté la Défense nationale en vertu du PRPC l’ont identifié comme leur état d’emploi actuel. Presque deux ans après avoir reçu leur offre de départ, au moins un quart des anciens employés civils du MDN se retrouvent sans travail. Bien que certains rapportant être sans emploi au moment de l’entrevue de la troisième vague aient eu de l’expérience de travail après leur départ, plus de la moitié des sans emploi sont sans emploi depuis qu’ils ont reçu le PRPC. Plusieurs facteurs sont associés à la situation d’emploi. Certains groupes spécifiques avaient plus de probabilité d’être en chômage suite à leur départ du MDN. Le chômage était plus élevé auprès des individus ayant un palier de revenu plus faible (moins de 25 000 $), ceux provenant de la catégorie de l’Exploitation et du Soutien administratif et les répondants du Canada Atlantique. Un autre facteur associé à la situation d’emploi après-départ est l’impact de l’âge ; le chômage était le plus élevé chez les individus du groupe d’âge moyen (35-44 ans et 45-54 ans) – environ deux fois le niveau expérimenté par ceux de moins de 35 ans. Chose intéressante, la formation n’a pas augmenté de façon significative la probabilité d’obtenir un emploi à la troisième vague. Tableau 4 : Situation d’emploi selon l’âge
Une nouvelle série de questions explorant l’utilisation du programme d’Assurance emploi a été introduite dans le sondage de la troisième vague (les retraités ont été exclus de cette série de questions). Les règlements du programme d’Assurance emploi interdisent aux individus de recevoir des prestations pendant la période au courant de laquelle ils reçoivent une indemnité de départ. Après 21 mois de la date de l’offre, la plupart des bénéficiaires du PRPC qui n’ont pas réussi à trouver de l’emploi auraient terminé leur période d’indemnité de départ et seraient admissibles aux prestations d’Assurance-emploi. Il existe des preuves avec données à l’appui, à l’effet que les employés qui ont quitté le MDN se sont tournés vers une mesure de protection sociale. Soixante pourcent des bénéficaires du PRPC non retraités (n=672) ont fait la demande pour des prestations d’Assurance-emploi depuis leur départ de la Défense nationale. De ceux qui ont fait la demande, 42 pour cent recevaient des prestations d’Assurance-emploi au moment de l’entrevue de la troisième vague. Les caractéristiques des bénéficiaires de prestations d’Assurance-emploi reflètent le profil général des sans emploi de l’échantillon ; il était plus élevé auprès des femmes, des individus entre 35 et 54 ans et de ceux qui possèdent une faible transférabilité de compétences. La raison la plus fréquemment citée pour ne pas faire une demande d’Assurance-emploi était l’inadmissibilité possible aux prestations d’Assurance-emploi. En plus de la jeunesse, les caractéristiques reliées au capital humain des individus étaient associées de façon significative à trouver un emploi. Des taux élevés d’emploi ont été observés chez ceux qui ont un niveau d’instruction au niveau ou dépassant le niveau d’études postsecondaires et des individus dans la catégorie Scientifique et Professionnelle. Les bénéficiaires du PRPC qui croyaient que leurs compétences étaient hautement transférables avaient deux fois plus de chance d’être employés que les individus qui évaluaient la transférabilité de leurs compétences comme étant pauvre. La grande transition vers la retraite est constante selon le profil d'âge de l'échantillon. Légèrement plus de la moitié de l'échantillon des répondants avait 50 ans ou plus au moment où on leur a fait l'offre du PRPC et le taux d'acceptation était extrêmement élevé (91,6 pour cent parmi les individus du groupe d'âge "plus de 55". De nombreux facteurs socio-économiques étaient aussi reliés à la retraite. On peut noter une incidence plus élevée de retraite parmi les plus hauts salariés, les travailleurs des catégories Technique, de l’Administration et du Service Extérieur, ceux qui n'ont pas de diplôme de niveau secondaire, et parmi l'ancien personnel militaire. Tel qu'on l'a rapporté dans le rapport de la première vague, environ 80 pour cent des retraités ont indiqué que le programme les avait encouragés à se retirer plus tôt qu'ils ne l'avaient planifié. Malgré le grand nombre d'employés se dirigeant vers la retraite en avance sur leur planification personnelle, très peu rapportent une activité d’emploi, à temps partiel ou autre, à la suite de leur départ de la Défense nationale. La proportion de retraités déclarant un emploi rémunéré ou opérant leur propre entreprise s'est maintenue de façon constante autour du 5 pour cent au cours des trois vagues. Les individus au travail lors de la troisième vague ont été regroupés en trois types d'emploi. L'emploi salarié traditionnel (soit à temps plein ou à temps partiel) est mentionné par 40 pour cent de l'échantillon, suivi par 34 pour cent qui déclarent un emploi autonome et 26 pour cent qui travaillent à contrat. Malgré la légère croissance de la proportion des travailleurs ayant un emploi à l'intervalle de la troisième vague, il y a peu de changements dans les caractéristiques de "l'emploi actuel" de ce qui avait été rapporté initialement lors de la deuxième vague. La nature de l'emploi continue d'être variée. Le type le plus populaire d'activités d'emploi autonome se retrouvait dans le commerce au détail et une vaste catégorie "les services", se partageant chacun environ 15 pour cent du nombre total, suivi par le domaine de la construction (11,5%). Les individus qui ont un emploi rémunéré, soit à temps plein ou partiel, se retrouvaient répartis sur un large éventail d'industries avec la catégorie "services" totalisant environ plus du quart du groupe. La plupart des initiatives d'emploi autonome, soit environ 80 pour cent, consistent en de petites entreprises, soit à la maison ou de façon mobile, indiquant le répondant comme le seul employé. Un examen plus approfondi de la main d'oeuvre autonome n'a rapporté que peu de résultats importants. Le sexe a démontré une association statistique voulant que les hommes aient une tendance légèrement plus forte vers le travail autonome que les femmes. Les travailleurs plus âgés et ceux ayant des expériences militaires auparavant avaient également tendance à rapporter du travail autonome. Selon les individus engagés dans un emploi salarié ou à contrat, les contacts personnels se sont avérés être le moyen le plus fiable de dénicher un emploi. Quarante-cinq pour cent des répondants ayant un travail ont trouvé leurs postes par de tels moyens. L’initiative d’un contact direct avec les employeurs a compté pour 22 pour cent d’embauches suivi par l’activité de répondre aux annonces dans les journaux (17 pour cent) et seulement 4.1 pour cent a identifié le Centre d’emploi du Canada comme étant la source d’information qui a mené à leur emploi. La semaine de travail, y compris les employés autonomes gravite autour de 33,7 heures, bien que la médiane se situait un peu plus haut à 38 heures par semaine. Plus de la moitié des répondants ont indiqué une préférence pour leur allocation actuelle d'heures, alors que 24 pour cent ont déclaré qu'ils aimeraient travailler plus (en baisse de 32 pour cent pour ceux qui se cherchaient des heures supplémentaires à la deuxième vague). La moyenne des salaires se situait à 505 $ par semaine, beaucoup moins que la médiane des salaires de 710 $ rapportés par ceux qui ont refusé l'offre du PRPC et qui demeurent des employés de la Défense nationale. Il n'y avait aucune différence significative dans les gains hebdomadaires fondés sur le genre d'emploi. Une autre caractéristique importante de la participation à la main d’œuvre de ceux qui ont quitté se retrouve dans la perte de l’affiliation syndicale. Alors que 95 pour cent de l’échantillon étaient couverts par une convention collective dans leurs postes à la fonction publique, seulement 22 pour cent des employés à salaire/à contrat rapportent être membres d’un syndicat dans leur nouvel emploi. Les mesures de l’évaluation faite par les individus de leur emploi actuel ont été compilées à partir de trois questions reliées au degré de satisfaction à l’emploi. On a demandé aux répondants de faire des commentaires sur leur satisfaction sur le plan des avantages salariaux et non-salariaux, de même que sur une satisfaction générale. Tel que le démontre la comparaison du tableau ci-dessous, les bénéficiaires du PRPC qui travaillent maintenant ont tendance à évaluer leurs nouveaux postes de façon plus favorable malgré des cotes égales ou plus basses sur deux éléments spécifiques de la satisfaction au travail. Cette tendance inchangée depuis la deuxième vague pourrait sembler suggérer soit un biais vers des évaluations plus favorables des situations actuelles afin de justifier leur décision de quitter ou une indication que les caractéristiques autres que le salaire et les avantages (tels que les conditions de travail, le climat organisationnel, et les styles de gestion) contribuent davantage à une mesure globale de la satisfaction au travail. Tableau 5: Comparaison de la satisfaction des bénéficiaires dans leur emploi actuel par opposition à leur emploi au MDN
L’analyse des variables du niveau de satisfaction a engendré peu d’associations significatives. Tel que prévu, les indivus dans des emplois salariés traditionnels rapportent le plus haut taux de satisfaction quant aux avantages non-salariaux. Ceci est dû au fait de l’absence d’avantages non-salariaux chez les travailleurs autonomes et à contrat. La transférabilité des compétences a été associée de façon positive au niveau de satisfaction des individus dans le domaine des salaires. Des liens intéressants ont été remarqués entre le genre d’emploi et certains indicateurs psychologiques et dépeignent un portrait négatif des employés à contrat ; ceux-ci rapportent les scores les plus bas sur les facteurs portant sur le bonheur et le locus de contrôle et le plus haut niveau d’anxiété. Bien qu’il y ait aussi des preuves que certains travailleurs connaissent la prospérité suite à leur départ involontaire (Ruhm, 1991 ; Lauzon, 1995), un plus grand groupe d’écrits soutient l’argument qu’un déplacement a en général comme résultat un déclin de revenus s’étendant sur une période considérable de temps (Jacobson et al, 1993,1993a ; Hamermesh, 1989 ; le Ministère du Travail de l’Ontario, 1993 ; Grayson, 1985 ; Ruhm, 1992). Étant donné ces écrits, nous prévoyons que les indivus qui ont accepté le PRPC subiront un déclin économique à long terme malgré les avantages à court terme des généreuses conditions des plans de départ. Le questionnaire renferme une liste de questions conçues pour retracer les circonstances des changements économiques de tout l’échantillon. En plus d’une échelle à trois niveaux sur la condition économique, on a demandé de l’information aux individus sur leurs niveaux d’épargne personnelle, toute exigence de réduire d’importantes dépenses, et le fardeau des dépenses domestiques de base.
Environ la moitié de l'échantillon des répondants ont rapporté une détérioration générale de la situation économique. Plus particulièrement, les individus rapportent la plus grande baisse dans leur capacité à générer et à maintenir des économies. Néanmoins, les deux-tiers ne rapportent pas la nécessité d'avoir à réduire leurs dépenses. Un résultat clé des rapports de la RPCDN précédents était le gouffre évident dans les perceptions sur la condition économique entre les bénéficiaires du PRPC et ceux qui ont refusé l’offre. À l’intervalle du 21e mois, ceux qui ont accepté l’offre du PRPC demeuraient significativement plus susceptibles d’identifier des améliorations économiques. La lune de miel économique des bénéficiaires du PRPC continue de fournir un contraste au déclin cité parmi le groupe des "survivants" qui ont choisi de demeurer des employés du Ministère. Ce dernier groupe est encore presque trois fois plus enclin à rapporter une baisse dans les conditions économiques que ceux qui ont indiqué une amélioration dans ce domaine. Parmi ceux qui ont accepté l'offre du PRPC, il y a 41 pour cent des répondants ayant un travail, rapportent que leur situation économique s'est améliorée, suivis de 29 pour cent des deux autres groupes, soit les retraités et les sans emploi. L'écart entre ceux qui ont accepté l'offre du PRPC et les survivants est souligné par le résultat, que le bas niveau de l'amélioration économique (22%) ayant été rapporté par les employés toujours à la Défense nationale, apparaît comme plus faible encore que les sans emploi. L'intégration sociale des individus apparaît comme liée à leur évaluation des circonstances économiques. Des niveaux accrus de soutien social et des conjoints ont été reliés à une vraisemblance accrue du fait de rapporter une situation économique améliorée. Le bien-être psychologique joue également un rôle. Les individus ayant un niveau élevé de dépression, de stress, et de peur de perdre leur emploi offrent moins de probabilité de rapporter une amélioration dans les circonstances économiques ainsi que ceux qui ont un sens plus bas du locus de contrôle interne. Une autre mesure qu'on associe à la perception des individus quant à leur environnement économique consistait en un item qui a évalué le sens de la sécurité d'emploi des répondants ayant un emploi, plus particulièrement la probabilité de perdre leur emploi au cours des prochaines années. À peu près soixante pour cent des répondants ont exprimé une possibilité qu’ils pourraient perdre leur emploi dans un avenir plutôt rapproché. Les trois-quarts des employés de la Défense nationale de l'échantillon ont indiqué des probabilités élevées d'être mis à pied en comparaison à 44 pour cent des bénéficiaires de l'offre du PRPC ayant un emploi. Les jeunes travailleurs (moins de 35 ans) étaient les moins inquiets comme l'étaient les employés venant originalement de la catégorie du Soutien administratif et les individus possédant un locus de contrôle interne solide. Bien que le chômage soit souvent le résultat d’un "ralentissement économique" et de "corrections structurales du marché", l’impact est normalement perçu au niveau personnel et psychologique. Le chômage et la perte d’emploi, sont des facteurs à risques pour une santé mentale pauvre (Kessler et al., 1987 ; Liem & Liem 1988 ; Weissman et al. , 1991), souvent manifestée par la dépression et l’anxiété. Le questionnaire de la RPCDN a inclu des questions reliées directement à ces problèmes. Afin d’obtenir de l’information nécessaire au sujet de changements possibles dans les niveaux des symptômes avec le temps, les questions de la première vague ont été redemandées à la deuxième et troisième entrevue. Lors de chaque vague, la dépression a été mesurée en utilisant une échelle de douze items, tirée du Questionnaire général de la santé (QGS) et à laquelle on a ajouté quatre questions supplémentaires. L’anxiété a été mesurée par une version condensée de sept items de l’outil de 1979 de Spielberger "State Trait Personality Inventory". À chacune des mesures, les scores les plus bas indiquent des niveaux réduits de dépression et d’anxiété. Malgré les préoccupations concernant la santé mentale associée au
chômage, les répondants à la troisième vague ont continué de rapporter des
niveaux globaux relativement bas de dépression et d'anxiété, ayant en moyenne
2,0 et 2,6 sur une échelle de sept niveaux. Les résultats de la troisième
vague montrent également que seulement 6 pour cent des répondants présentent
des risques de dépression et 5 pour cent présentent des risques d'anxiété
suffisamment sérieux pour nuire aux activités quotidiennes. Ces statistiques
se comparent favorablement aux évaluations de la population en général qui
indiquent que de 5 pour cent à 7 pour cent des adultes souffrent de dépression
débilitante et approximativement de 6 pour cent à 9 pour cent souffrent
d'anxiété profonde à un moment ou un autre de leur existence. L'information qualitative obtenue des groupes de discussion vient appuyer ces
résultats. Un nombre de participants ont maintenu que le départ de leur
conjoint du MDN et le chômage qui en a suivi ont directement contribué à la
dépression et aux problèmes de couple. Voici les commentaires d’un
participant :
Le revenu et l'âge ont aussi une influence sur les niveaux de dépression et
d'anxiété. Les participants aux revenus les plus bas ont rapporté les plus
hauts niveaux de dépression et d'anxiété, alors que les gens du groupe d'âge
moyen (45-54) ont rapporté les plus hauts niveaux de dépression et d'anxiété
en comparaison à leurs collègues plus vieux (55 ans et plus) et plus jeunes.
En plus des items sur la santé mentale, le questionnaire de la RPCDN a incorporé plusieurs items psychologiques que l’on estime exercer une influence sur les résultats de l’ajustement. Comme avec la dépression et l’anxiété, ces items ont été utilisés lors des trois entrevues. Lors de chaque vague, on a élaboré des échelles du type Likert pour évaluer la mesure du bonheur des répondants, l’estime de soi, le locus de contrôle et les aspirations de travail. Le fait de quitter un emploi bien établi peut être troublant, que les
circonstances impliquent ou pas un nouvel emploi, le chômage ou même la
retraite. La croyance chez l'individu en son efficacité personnelle influence
souvent sa capacité à gérer avec succès ces changements dans la vie. Le
locus de contrôle est une mesure qui détermine dans quelle mesure les
individus croient exercer une influence sur les événements ou les résultats.
Des scores élevés sur l'échelle du locus de contrôle reflètent la croyance
qu’on a le contrôle sur les événements, alors qu'un score bas suggère la
croyance que les circonstances sont hors de son contrôle. Les répondants à la
troisième vague ont rapporté un score moyen au locus de contrôle de 4,5 sur
une échelle de sept points, ce qui illustre pratiquement aucun changement
depuis la deuxième vague. Une analyse à travers des sous-groupes choisis à la troisième vague
suggère plusieurs tendances qui vont de pair avec celles notées à la
deuxième vague. Par exemple, les diplômés des collèges et universités ont
rapporté un sentiment d'être plus en contrôle que ceux qui n'ont pas de
diplôme universitaire. Les travailleurs sous la barre des 35 ans rapportent un
niveau de contrôle significativement plus élevé que les travailleurs plus
âgés. Les individus ayant un emploi à l'extérieur du MDN ont obtenu des scores
sensiblement plus élevés au locus de contrôle que les répondants ayant un
emploi au MDN, que les individus sans emploi ou à la retraite. Les données ont
aussi indiqué que ceux qui ont accepté l'offre du PRPC ont senti un plus grand
contrôle que ceux qui l'ont refusée. Les données de la troisième entrevue
ont aussi montré que le revenu personnel et familial influence de façon
significative le locus de contrôle dans le sens que les individus aux revenus
plus élevés rapportent généralement un plus haut locus de contrôle. En ce qui concerne l’estime de soi, les participants à l’étude continuent de démontrer des niveaux élevés à la troisième entrevue, soit 6 sur une échelle de sept. Ce score est pratiquement inchangé depuis la deuxième vague. Tout comme à la première et la deuxième vague, ceux employés à l’extérieur du MDN ont rapporté des niveaux plus élevés d’estime de soi que les individus employés au MDN, les sans emploi ou les retraités. En conformité avec les résultats de la Première vague, les plus récentes données n’ont révélé aucune différence significative dans l’estime de soi entre les catégories de l’âge, du sexe, de l’éducation, de la région, ou du genre de PRPC. En contraste avec la première et la deuxième vague, les veufs de la troisième vague ont démontré des scores moyens plus bas d’estime de soi que les autres participants célibataires ou mariés. De plus, les résultats de la troisième vague indiquent une augmentation statistiquement importante dans le niveau moyen d’estime de soi par rapports aux niveaux grandissants de revenus personnels. Cependant, les scores d’estime de soi augmentent seulement jusqu’à la barre de 50 000 $ où ils ont tendance à s’aplanir suggérant que les augmentations dans le revenu aient peu d’effet en général sur l’augmentation de l’estime de soi. Même si l'estime de soi en général parmi les répondants de l'étude
était élevé, les conjoints qui ont participé aux groupes de discussion ont
fourni une perspective légèrement différente, particulièrement ceux qui
subissaient un fardeau financier. Un nombre de membres des groupes de discussion
ont indiqué que la perte d'un revenu avait directement touché l'état d'esprit
de leur conjoint, spécialement leur estime de soi. Comme l'a déclaré un
membre : "...ma femme a brusquement perdu son estime de soi et
maintenant cela touche sa santé." De plus, certains des membres des
groupes de discussion ont senti que leur estime de soi personnel a commencé à
en souffrir à cause de la pression exercée pour compenser pour la perte de
revenu de leur conjoint : "...nous devons faire attention à notre
argent et des fois je me sens comme n'étant pas un bon pourvoyeur." La mesure de l’aspiration au travail du sondage sert à capter dans quelle mesure les individus obtiennent la satisfaction personnelle et un défi quelconque dans leurs activités de travail journalières. Tout en demeurant cohérent avec les résultats précédents, les participants de la troisième vague rapportent qu'ils retirent un niveau important de satisfaction de leur travail, ayant en moyenne 6,0 sur une échelle de sept points. Une analyse plus en profondeur à la troisième vague indique que les individus ayant un emploi à l'extérieur du MDN ont rapporté des niveaux plus élevés que ceux sans emploi et ceux travaillant au MDN. Les données au 21e mois montrent également que les femmes ont des niveaux légèrement plus élevés d'aspiration que les hommes, une tendance rencontrée également à la première et deuxième vague. L’impact du déplacement sur le bien être des individus a été abondamment documenté. Par exemple, les études au niveau global bien connues de Brenner ont lié le chômage à des taux accrus de morbidité et de mortalité (Brenner, 1973 ; 1979 ; 1983). Les études au niveau individuel d’analyse corroborent ces résultats de niveaux globaux (Hepworth, 1980 ; D'arcy & Siddique, 1985) et la recherche longitudinale a tracé les conséquences sur la santé à long terme des travailleurs déplacés (Cobb & Kasl, 1979 ; Grayson, 1985, Liem & Rayman, 1982). Cette recherche a également examiné la relation entre la mauvaise santé et la retraite anticipée (Yelin et al. 1999). Étant donné l’association entre la perte d’emploi et la maladie, l’étude de la RPCDN a incorporé une série de questions pour évaluer la propre santé des répondants, de même que la santé de leur conjoint et des personnes à charge. On a demandé aux participants la fréquence de leurs visites chez le médecin et les professionnels de la santé mentale, et leur usage de médicaments prescrits.
À l’entrevue du 21e mois, les cotes des répondants quant à leur propre santé sont demeurées positives, ayant une moyenne de 5,6 sur une échelle de sept points. Les perceptions de la santé des conjoints étaient identiques, alors que la santé des personnes à charge était cotée comme étant quelque peu meilleure (6,3). Bien que la majorité des répondants (58, 2 pour cent) n'aient rapporté aucun usage de médicaments prescrits, plusieurs variations à travers les sous-groupes choisis ont été retracées. En plus des bas niveaux prévus de médicaments prescrits chez les hommes et les participants plus jeunes, ceux qui ont refusé l’offre du PRPC ont également rapporté des niveaux bas. Par opposition, l’usage de médicaments prescrits était le plus élevé parmi les travailleurs de la catégorie du Soutien administratif et de la catégorie de l’Administration et du Service extérieur, ceux ayant un niveau de scolarité inférieur au secondaire, ceux ayant un revenu inférieur et les retraités et les sans emploi. Les visites chez les professionnels de la santé servent comme un autre indicateur du statut de la santé. Les visites fréquentes chez un médecin signalent souvent un problème au bien-être soit physique ou mental. Les participants à l’étude de la RPCDN ont rapporté une moyenne d’une visite chez un professionnel de la santé au cours de la période de six mois. La fréquence des contacts était significativement plus basse pour les participants demeurant au Québec, les hommes, les individus au revenu personnel plus élevé, au locus de contrôle plus grand, ceux qui étaient satisfaits de leur décision du PRPC. Les répondants sans emploi ont rapporté des plus hauts niveaux de contact avec les professionnels de la santé surpassant même les retraités. L’importance du sexe et de l’âge dans les comportements de santé était évident pour plusieurs caractéristiques démographiques lors de la deuxième vague. Dans le cas de l’usage des médicaments prescrits, après avoir contrôlé le facteur sexe, l’association continue pour les variables de l’âge, de l’instruction, du genre de PRPC et du revenu personnel. Pour d’autres variables, on note des effets d’interaction : parmi les hommes, ceux aux revenus familiaux plus bas ont fait usage de médicaments le plus souvent, comme l’ont fait ceux qui étaient soit sans emploi ou retraité. Les contrôles d’âge ont produit quelques différences intéressantes entre les sous-groupes de travailleurs principalement plus vieux. Parmi les participants de plus de 45 ans, l’usage de médicaments prescrits était sensiblement plus fréquent parmi ceux qui ont accepté le PRPC que chez ceux qui l’ont refusé. Des différences selon les groupes d’emploi étaient aussi apparentes parmi les travailleurs du groupe d’âge de 45+ : les travailleurs du Soutien administratif ont rapporté des niveaux élevés d’usage de médicaments. Relié aux modèles professionnels, on avait également la même tendance d’un usage de médicaments relativement élevé parmi les femmes de ce même groupe d’âge. Une recherche sociologique sur les impacts du chômage et de l'ajustement au
travail a identifié le rôle mitigé des ressources au soutien social (Cobb
& Casl, 1979 ; Linn et al. , 1985 ; House, 1981; Binns & mars, 1984 ;
Liem & Liem, 1988). Cependant, il a aussi été reconnu de façon générale
que l'un des paradoxes du chômage et du stress au travail soit cette force
destructive que ces conditions ont sur les sources de soutien les plus
nécessaires pour survivre au stress - principalement le noyau familial (House,
1981 ; Hayes & Nutman 1981 ; Powell & Driscoll, 1973 ; Grayson, 1985). Tableau 6 : Emploi des conjoints selon le statut d’emploi des répondants
En général, la plupart des répondants ont rapporté des niveaux élevés
de soutien social et de la part des conjoints, ayant en moyenne 5,6 et 6,2
respectivement, sur une échelle allant de un à sept. La perception
particulièrement forte enregistrée pour le soutien des conjoints a limité
l'analyse qui aurait pu être faite à cause de la rareté des cas dans la
moitié inférieure de l'échelle. La plus grande variation notée pour le
soutien social a permis aux chercheurs d'examiner sa relation avec les autres
variables. Le soutien social était associé à plusieurs facteurs démographiques ; il a diminué selon l’âge, était plus élevé parmi les femmes, et était significativement plus bas parmi les résidents du Québec. Bien que les deux premières associations soient cohérentes avec la documentation sur le soutien social, le résultat régional était surprenant.
Le lien entre le soutien social et les résultats économiques a aussi été clairement corroboré par les données. Les individus qui étaient sans emploi ont rapporté les niveaux les plus bas de soutien comme l’ont fait ceux dont la situation économique avait empiré au cours de l’année précédente et les gens qui étaient les moins satisfaits de leur décision concernant le PRPC.
Ce que les conjoints avaient à dire En guise de complément aux données quantitatives des répondants, le projet de la RPCDN a mené une série de discussion de groupe avec les conjoints des bénéficiaires du PRPC pour sonder leurs impressions sur les impacts de départ sur les employés et leurs familles. Les résultats des groupes de discussion menés au printemps 1998 correspondent dans le temps aux environs de l’intervalle du 21e mois. Il y a eu un total de huit séances de groupes de discussion qui ont été organisés dans quatre centres métropolitains où la Défense nationale avait une présence importante : Halifax, Victoria, Montréal et Ottawa. À chacun des endroits, on a tenu des séances distinctes pour les conjoints, hommes et femmes. Les groupes de discussion ont été menés par Ekos Research, qui travaille en collaboration étroite avec l’équipe de recherche de la RPCDN. Le nombre moyen de participants par groupe était de neuf, ce nombre n’a pas été atteint qu’à deux occasions à cause des difficultés rencontrées à recruter des hommes. On a remarqué une étendue considérable dans le portrait de l’ajustement rapporté par les conjoints, la variation étant due principalement à la proximité de départ de l'employé par rapport à l’âge normal de la retraite. Comme presque la moitié des participants de l’échantillon de notre sondage avait plus de 50 ans et qu’ainsi ils avaient plutôt tendance à voir le départ comme une transition anticipée vers la retraite, leurs conjoints ont rapporté des expériences familiales typiques de cet ajustement. Pour la plupart de ceux dans cette situation, les impacts de départ ont été perçus comme plutôt modérés. C’est une différente histoire qui se présente pour les individus plus jeunes pour qui la retraite ne constituait pas une option. Tel que documenté dans le rapport de la première vague, les bénéficiaires du PRPC ont investi universellement la majeure partie de la somme de leur mise à la retraite avec prime dans des comptes REÉR de façon à tirer profit des dispositions des abris fiscaux disponibles. Par conséquent, les travailleurs les plus jeunes ont souvent dû à faire face à des problèmes de liquidité et à une exigence pressante pour réintégrer le marché du travail. Les individus qui ont réussi à trouver du travail rapidement après avoir quitté la Défense nationale semblent avoir mené à bien leur départ pour en faire une expérience positive, tandis que les conjoints des individus qui ont dû faire face à une recherche d’emploi prolongée ont tendance à décrire un ajustement difficile pour l’employé et sa famille. Un message repris avec force par les conjoints à travers tous les groupes d’âge consiste en une perspective critique du milieu de travail à la Défense nationale au cours de la période menant aux réductions du PRPC. Les conjoints ont identifié l’atmosphère négative et le climat d’insécurité créés par les coupures comme étant des facteurs importants à l’origine des décisions des employés pour accepter la mise à la retraite avec prime. En effet, plusieurs conjoints ont appuyé cette décision comme étant la solution de rechange préférée au fait de demeurer dans un milieu de travail au niveau de stress croissant. En général, les conjoints dont les partenaires étaient plus près de la retraite étaient moins inquiets que ceux dont les conjoints auraient à se trouver du travail. Les couples plus jeunes étaient plus dépendants du chèque de paye du MDN et plus préoccupés par la perspective de sa perte. Quant aux résultats après-départ L’information des groupes de discussion fournit un sens plus complet, plus descriptif de l’historique de travail après-départ vécu par notre échantillon. Les conjoints ont confirmé que le départ avait signifié un geste direct vers la retraite pour un grand nombre de travailleurs plus âgés. Pour un grand nombre de travailleurs plus âgés, cependant, ceci représente une "semi-retraite" puisqu’ils ont exploré différents moyens d’ajouter à leur revenu de retraite. Cette information vient un peu en contradiction avec les résultats du sondage et suggère un rapport sous-déclaré d’un emploi rémunéré ou autonome par les retraités. Pour ce qui est des non-retraités, on décrit un mélange très diversifié de revenus. Certains employés ont trouvé de l’emploi rapidement après leur départ mais la majorité semble avoir rencontré des difficultés à égaler leurs salaires du MDN. Les incursions comme employé autonome semblent avoir été instables et décevantes pour les conjoints – un autre renseignement qui n’est pas entièrement transmis dans les résultats du sondage. Si on fait exception de ces cas où les bénéficiaires ont obtenu un emploi équivalent ou meilleur rapidement après leur départ de la Défense nationale, la plupart des conjoints rapporte une détérioration des conditions financières domestiques et une préoccupation accrue vis-à-vis l’avenir financier de la famille. On a rapporté régulièrement des réductions dans les dépenses – ce qui est un peu en contradiction avec les résultats du sondage dans lequel seulement un tiers a rapporté devoir effectuer des réductions. Pour les conjoints des retraités qui s’étaient préparés à cette éventualité, les impacts sont relativement mineurs en comparaison à l’importante chute mentionnée par les conjoints des travailleurs plus jeunes et des travailleurs plus âgés moins bien préparés à une retraite confortable. Tel que l’a déclaré un conjoint de Victoria : "…nous avons fait des sacrifices tout ce temps-là et nous y étions presque arrivés alors que nous nous sommes fait couper l'herbe sous le pied – juste au moment où il semblait que nous pourrions être confortables". Un autre thème qui ressort de la discussion sur les impacts financiers a été le besoin pour les conjoints d’accroître leur contribution financière. Plusieurs ont parlé de l’importance accrue de leur revenu comme moyen de compenser pour la réduction de liquidité occasionnée par le départ de leur partenaire du MDN. La plus grande dépendance sur les gains des conjoints a été exprimée par les deux sexes. Ceci semblerait avoir été confirmé par le résultat du sondage que le taux d’emploi chez les conjoints était le double de celui des répondants. Quant à la famille et aux autres relations La contribution la plus passionnante de la recherche des groupes de discussion est le fruit de la discussion sur l’impact émotionnel que le PRPC a eu sur les bénéficiaires, les conjoints, et les autres relations au sein de la famille. Les participants aux groupes de discussion ont montré une candeur surprenante en relatant les impacts émotionnels du processus d’ajustement dans la période menant aux coupures et à leurs suites. Avant le départ, l’incertitude et le stress dans le milieu de travail semblent avoir été très difficiles tant pour les conjoints que pour les employés. Dans chacune des huit séances, plusieurs participants ont parlé de la tristesse associée au fait d’observer la chute de l’estime de soi de leur partenaire lors de la recherche d’un travail significatif. Les conjoints ont décrit le soutien émotionnel qu’ils avaient fourni en réponse à la perte de confiance, à l’isolement, et à la dépression que leur partenaire leur avait démontrée. Pour bien des familles, il s’agissait de leur première expérience d’un déplacement et elles n’étaient pas préparées au stress et à la pression conjugale que cela entraîne. Encore une fois, nous avons trouvé une exception parmi les conjoints des employés plus vieux prenant leur retraite, qui ont enduré seulement les symptômes normaux du retrait associés à la retraite. Dans ces cas, plusieurs ont rapporté une intimité renouvelée dans leurs rapports. Nous n’avons trouvé aucune évidence que le processus d’ajustement avait eu des impacts nuisibles sur les enfants. Étant donné l’âge global de notre échantillon, la présence d’enfants dans les foyers était basse. Il n’y a que quelques conjoints qui ont émis le commentaire que leurs enfants avaient été très touchés par la liquidité réduite de la famille ou par le stress parental. Les conjoints ont également fortement suggéré qu’ils auraient pu tirer profit de séances de counselling pour se préparer aux changements émotionnels reliés à la perte d’emploi. La plupart ont semblé avoir sous-évalué l’impact que la perte d’emploi pouvait exiger de leurs partenaires et d’eux-mêmes. La troisième tranche de l’étude de la RPCDN présente l’information sur le processus d’ajustement au moment du 21e mois à partir duquel on a offert initialement aux individus un encouragement au départ sous le Programme de réduction du personnel civil. Les données de la troisième vague fournissent des renseignements valables sur les résultats en termes d’emploi pour les bénéficiaires du PRPC et la première occasion de percevoir les effets longitudinaux possibles. Presque deux ans après le moment où on leur a fait une offre, tous ceux qui ont accepté l’offre ont quitté la Défense nationale et se trouvent à une bonne distance dans leur ajustement après-départ. Pour la grande partie des employés qui sont partis, environ 40 pour cent, cette transition a représenté un mouvement hâtif vers la retraite. Pour une grande majorité des retraités, on rapporte un retrait total d’un emploi rémunéré, bien que l’information qualitative obtenue par les groupes de discussion auprès des conjoints suggère la pratique de diverses poursuites de supplément du revenu. Les résultats de la troisième vague démontrent une légère mais constante croissance dans la proportion de ceux qui ont accepté l’offre du PRPC et qui ont pris pied sur le marché du travail externe. Il y a environ 28 pour cent qui ont rapporté un emploi à l’intervalle du 21e mois, en hausse par rapport au 20 pour cent de la deuxième vague. Parmi ceux qui avaient un travail à la troisième vague, 40 pour cent évoluaient dans un emploi de salarié traditionnel (à temps plein ou partiel) alors que 34 pour cent ont déclaré un emploi autonome et 26 pour cent être impliqués dans du travail à contrat. Plusieurs résultats continuent d’appuyer l’affirmation que le capital humain joue un grand rôle pour déterminer les résultats de l’emploi. On peut associer de façon positive le succès à trouver de l’emploi à un plus haut niveau d’instruction, aux cotes plus élevées de la transférabilité des compétences, et à la désignation Scientifique/Professionnelle. Un autre résultat plus troublant de l’étude consiste après le fait qu’un quart des anciens employés du MDN se trouvait sans emploi presque deux ans après la date de l’offre du PRPC. L’âge a un impact important sur l’emploi ; les travailleurs du groupe d’âge de 35-54 ans présentaient un risque presque deux fois plus grand d’être sans emploi que les travailleurs plus jeunes ou plus âgés. Les résultats de la RPCDN révèlent aussi que les employés du MDN ayant été déplacé se tournent vers l’état pour obtenir de l’aide. On rapporte que soixante pour cent des non-retraités ont fait une demande de prestations de l’A.E. et 42 pour cent de ce nombre recevaient de l’A.E. au moment de l’entrevue du 21e mois. On a noté les impacts défavorables de la perte d’emploi dans plusieurs mesures du bien-être de l’individu là où les sans emploi font montre de différences statistiquement importantes en comparaison au reste de l’échantillon ; dans les secteurs de la santé, des situations économiques, du bien-être psychologique et du soutien social. L’affect de "lune de miel économique" décrit dans les rapports précédents continue pour ceux qui ont accepté l’offre du PRPC à l’intervalle du 21e mois. Les individus qui ont accepté le PRPC étaient sensiblement plus enclins à identifier des améliorations économiques par rapport à l’année précédente. Ce qui est intéressant, cependant, c’est que l’écart entre ceux qui ont accepté et ceux qui ont refusé le PRPC s’est nettement rétréci pendant le déroulement de l’étude, étant principalement attribuable à une chute rapportée par les sans emploi et les retraités. Il y a une évaluation économique plutôt pauvre qui persiste parmi ceux qui sont demeurés des employés du Ministère. Ils sont encore presque trois fois plus enclins à rapporter un déclin dans les conditions économiques que d’avoir indiqué une amélioration dans ce domaine. Les résultats d’une série de groupes de discussion menée auprès des conjoints des bénéficiaires du PRPC fournissent une perspective complémentaire aux résultats du sondage. Les conjoints ont affirmé les impacts relativement modestes expérimentés par le grand nombre de l’échantillon pour qui le départ a signifié une retraite mais fournissent aussi un aperçu des impacts émotionnels et financiers significatifs repérés chez la plus petite partie des bénéficiaires qui se débattent avec le déplacement. Beck, N. (1992) Shifting Gears: Thriving in the New Economy, Harper Collins. BINNS, D. and Mars, G. (1984) " Family, Community, and Unemployment: A Study in Change", Sociological Review, 32, 662-695. Blau, D.M. et Robins, P.K. (1990) "Job Search Outcomes for the Employed and Unemployed", Journal of Political Economy, 98 ,June: 637-55. Bolles, R.N. (1986) What Color is Your Parachute?: A Practical Manual for Job Hunters and Career Changers, Berkeley CA: Ten Speed Press. Brenner, M.H. 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Ces indices étaient de deux genres: les échelles de Likert et des mesures combinées. Dans les deux cas, les questions ont des catégories de réponses le long d'un continuum variant de 1 à 7, où les valeurs basses signifient généralement des réponses négatives fortes et les valeurs élevées signifient des réponses positives fortes. Dans les cas où l'échelle était inversée, les codes des items étaient transposés avant le calcul de la mesure sommaire finale. Ainsi, pour tous les indices cités dans ce rapport, les valeurs basses sont fortement négatives tandis que les valeurs élevées sont fortement positives pour un sujet donné. Pour retenir l’échelle originale de 7 points et pourvoir aux données manquantes, les mesures sommaires ont été calculées en faisant la moyenne des valeurs individuelles des items. Les échelles de Likert exigent un minimum de quatre variables pour générer des coefficients alpha significatifs utilisés pour mesurer la fiabilité entre les items. Dans les situations où on ne pouvait pas rencontrer les conditions des échelles de Likert, mais où deux ou trois variables similaires étaient modérément en corrélation, les items ont été combinés afin de créer une mesure générale plus forte. Ce qui suit est une explication plus détaillée de chaque mesure sommaire construite pour ce rapport. En tout, sept échelles Likert ont été créées:
L'orientation face au travail a été conçue à l’origine comme une échelle de 7 points demandant aux répondants des questions sur leurs croyances personnelles sur l'importance du travail et la réussite. Les items individuels de l'échelle couvraient des questions telles que: ".. il est important d’avoir un travail régulier", "j'aime travailler", et "à l'avenir j'entends réussir dans ce qui m’intéresse le plus". Cependant, l’alpha de Cronbach pour cette échelle était bas (a =.39), indiquant une fiabilité interne pauvre. Une enquête plus poussée des questions individuelles a révélé que les réponses des répondants étaient de façon régulière regroupées au haut de l'échelle de réponses, laissant très peu de variance des items. Ce facteur, combiné aux corrélations basses parmi les variables a suggéré qu'une analyse d'items serait préférable à la technique d'échelle sommaire. En plus des échelles du genre Likert, plusieurs mesures combinées ont été formées:
Annexe 2: Techniques de cueillette des données Toutes les entrevues dans l'étude de la RPCDN ont été menées par Ekos Research Associates en vertu d'une entente de service avec l'Union des employés de la Défense nationale. Ekos a utilisé un système d'entrevue téléphonique assistée par ordinateur (ETAO) pour mener les entrevues. Le système ETAO produit des données de haute qualité au moyen de son procédé d'entrées instantanées de données et de sa capacité de détecter les modèles complexes de sauts intégrés dans le questionnaire. Le nombre de rappels (tentatives répétées de contacter les répondants) était de dix, un niveau qui dépasse les normes de l'industrie. Le taux de rappel a été fixé à un niveau élevé afin de minimiser l'attrition. Les entrevues téléphoniques prenaient en moyenne 28 minutes, soit deux minutes de moins que le temps alloué. Le projet de recherche prévoyait aussi un besoin de répondre aux préoccupations que les participants pourraient exprimer en ce qui concerne tout aspect du procédé d'ajustement. Le personnel sur le terrain avait comme consigne de diriger les répondants vers différentes ressources du projet, dépendant de la nature de leur question. Les sources d'aide incluaient: un numéro 1-800 pour l'équipe de recherche de la RPCDN, la ligne de dépannage du MDN et le centre de sondage EKOS. Bien qu'un certain nombre d'individus avaient demandé à communiquer avec un représentant du projet, ce nombre est très bas (moins de 40). |
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Mise à jour: 14/05/03 |
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