Communiqué
Le 19 février 2003
Le budget fédéral fait planer la menace de nouvelles compressions à la fonction publique
Ottawa — L’AFPC accueille favorablement la contribution accrue du fédéral aux soins de santé et aux services sociaux, comme le prévoit le
budget 2003. Or, malgré les nouvelles dépenses annoncées, l’Alliance de la Fonction publique au Canada (AFPC), le plus important syndicat
du secteur public fédéral du Canada, constate que le gouvernement semble être sur le point de sabrer les services publics offerts à la
population canadienne dans de nombreux domaines importants.
« Sous le couvert de la reddition de comptes, le ministre fédéral des Finances prévoit des réductions annuelles de services publics de
l’ordre ’de un milliard de dollars au cours des cinq prochaines années », a déclaré Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC. « La
révision des programmes annoncée aujourd’hui repose sur les mêmes arguments douteux invoqués pour effectuer les compressions du milieu
des années 1990. Ces compressions ont eu un effet catastrophique sur les services publics et sur les travailleuses et travailleurs du secteur
public fédéral. On peut s’attendre à ce qu’elles fassent autant de ravages au cours de la première décennie du nouveau siècle. »
Le syndicat reconnaît toutefois que certains aspects du budget constituent un pas dans la bonne direction. La présidente Turmel s’est dit
heureuse de constater l’accroissement du financement accordé par le gouvernement à la garde côtière, aux postes frontaliers, aux parcs
nationaux, à la défense, à la décontamination des sites fédéraux et à l’inspection des aliments. L’augmentation des crédits consentis aux soins
de santé, à la garde des enfants, aux initiatives touchant les Autochtones, aux services de soutien aux personnes ayant un handicap et à
d’autres programmes sociaux nécessaires pour réduire la pauvreté et améliorer la sécurité sociale des Canadiens et Canadiennes constituent
d’autres aspects positifs du budget.
Elle a ajouté que les Forces armées canadiennes ont un urgent besoin des 270 millions de dollars qui leur ont été accordés ainsi que des 800
millions de dollars additionnels pour l’exercice 2003-2004.
« Toutefois, a-t-elle déploré, cet “argent neuf” proviendra d’économies réalisées dans les opérations gouvernementales internes.
Même les fonds additionnels consentis au ministère de la Défense proviennent, en partie, des économies faites au sein du ministère. Nous
craignons que les emplois de certains employé-e-s civils ne soient sacrifiés pour financer les nouvelles dépenses en immobilisations. »
Tout compte fait, a fait remarquer la présidente Turmel, le budget créera de l’insécurité chez les travailleuses et travailleurs du secteur
public et accroîtra la privatisation des services publics.
« Le ministre Manley a annoncé que l’on demandera aux ministères fédéraux de faire leurs preuves et de trouver de nouvelles
méthodes de prestation des services », a précisé la présidente Turmel. « Par le passé, pareille demande s’est traduite par des réductions
d’effectifs, une augmentation de la charge de travail pour les travailleuses et travailleurs et la sous-traitance d’un nombre accru de services du
secteur public aux sociétés à but lucratif. »
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Renseignements :
Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC,
(613) 560-4330
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