Communiqué
Le 26 mars 2003
Le projet de loi C-25 va nuire à la qualité des
relations de travail
Ottawa -- Le plus important syndicat du gouvernement
fédéral, l’Alliance de la fonction publique
du Canada, (AFPC) est d’avis que le projet de loi C-25 sur
la modernisation de la fonction publique ne va pas instaurer des
relations patronales-syndicales constructives et fondées
sur la collaboration pour mettre en place un milieu de travail sain
et productif, et pourrait avoir l’effet contraire.
« Nous constatons avec regret que le projet de loi C-25,
s’il est promulgué, ne restaurera pas l’harmonie
dans les relations syndicales patronales, tel que l’a promis
le gouvernement, » a déclaré la présidente
de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Nycole Turmel,
dans son mémoire au Comité permanent des opérations
gouvernementales et de prévisions budgétaires.
L’AFPC a exprimé plusieurs réserves au sujet
du projet de loi dont l’exclusion des négociations
collectives de la dotation et classification, la dilution du principe
du mérite ainsi que les dispositions sur les services essentiels
et les lignes de piquetage.
Avec la nouvelle loi, les administrateurs n’auront plus qu’à
étudier la candidature d’une seule personne rencontrant
les conditions minimales pour un poste. De plus, le projet de loi
C-25 limite les contestations de nominations aux cas d’abus
de pouvoirs et aux cas portant sur la langue de choix du candidat.
« L’AFPC craint que la nouvelle Loi sur l’emploi
dans la fonction publique risque de marquer le début d’une
ère de favoritisme et d’absence de responsabilité
allant carrément à l’encontre des objectifs
visés par le gouvernement, » a déclaré
Turmel.
Le syndicat a aussi indiqué le projet de loi élimine,
à toutes fins utiles, le droit de grève dans le secteur
public en utilisant une définition très large des
services essentiels et en donnant à l’employeur le
pouvoir exclusif de déterminer le niveau de services essentiels
requis pendant une grève.
« Si le gouvernement désire sérieusement moderniser
la fonction publique, les premiers changements doivent être
faits chez l’employeur. C’est contre-productif de placer
le syndicat devant un projet de loi qui est déjà dans
sa forme finale. Nous aurions apprécié une approche
véritablement consultative où nous aurions pu parler
des problèmes et essayer d’y apporter des solutions
conjointes, » a conclu Turmel.
L’AFPC continuera à exercer des pressions sur le gouvernement
afin d’obtenir d’importantes modifications à
ce projet de loi. Pour d’autres renseignements sur les modifications
que l’AFPC propose au projet de loi C-25, veuillez vous rendre
au site internet de l’AFPC.
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Pour informations : Alain Cossette, agent des communications, AFPC,
(613) 560-4317
10-260303
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