 |
Communiqué
Le 7 juillet 2003
Il faut suspendre les primes au rendement
OTTAWA – Les dernières nouvelles au sujet des
importantes primes consenties aux cadres supérieurs de la fonction
publique ne devraient surprendre personne, selon l’Alliance de la
Fonction publique du Canada (AFPC).
« Ce qui est surprenant, c’est qu’on continue de les offrir
d’année en année, déclare Nycole Turmel, présidente nationale de
l’AFPC. Les problèmes liés à ces primes ne sont certainement pas
nouveaux. Le premier régime de rémunération au rendement, institué
en 1981, était tout sauf transparent.
« En septembre 1997, le réseau CTV a révélé que pas moins
de 97 % des gestionnaires avaient reçu des primes pour 1996, allant
de 4 300 $ à plus de 12 000 $. Les plus récentes données
révèlent qu’encore aujourd’hui 96 % des cadres touchent des
primes, malgré l’introduction en 1998 d’un régime prétendument nouveau.
»
En 1998, le Comité consultatif sur le maintien en poste et la rémunération
du personnel de direction a recommandé que le régime de rémunération
au rendement de 1981 soit remplacé par un régime « à risque ».
Le Comité consultatif a invoqué, entre autres, la raison suivante :
« Quand le gouvernement a effectivement réinstauré la rémunération
au rendement, il l’a administrée d’une manière qui est loin d’être
idéale. Résultat : le concept de la rémunération au rendement
a perdu toute crédibilité, bien que, fondamentalement, il ne soit
pas sans valeur. La rémunération au rendement paraît, dans les faits,
n’être aucunement liée à l’atteinte des objectifs définis dans les
plans d’activités; son administration est perçue comme étant non
équitable et non transparente. »
« À cette époque, dans une déclaration adressée au Comité
sénatorial permanent des finances nationales, chargé d’examiner
la rémunération des cadres, l’AFPC avait déclaré qu’une accusation
aussi accablante devrait justifier l’abolition du régime, souligne
Nycole Turmel. Au lieu de cela, le gouvernement a institué un régime
« à risque » plus coûteux qui, manifestement, n’a en rien
amélioré la situation.
« Jusqu’à maintenant, la rémunération des cadres, qui allie
les augmentations économiques et la rémunération au rendement, a
été beaucoup plus élevée que celle des travailleuses et travailleurs
du secteur public fédéral et d’autres secteurs économiques, souligne
la présidente Turmel. Étant donné les dernières statistiques, il
serait justifié de suspendre le régime de rémunération au rendement
jusqu’à ce qu’une étude approfondie ait lieu au sujet des objectifs
visés par un tel régime et de son efficacité, et pour savoir enfin
s’il ne s’agit pas tout simplement d’une façon déguisée de fixer
les salaires. »
- 30 -
Renseignements : Liz Holden, Communications AFPC,
(613) 560-4280
|