Communiqué
Le 16 juillet 2003
Grève imminente pour les intervieweuses et intervieweurs des enquêtes
statistiques
OTTAWA – Selon l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC),
le refus par les Opérations des enquêtes statistiques de négocier
une convention collective équitable avec ses travailleuses et ses
travailleurs, les obligeant ainsi à déclencher une grève, risque
de compromettre les enquêtes et la réputation de Statistique Canada.
« Les Opérations des enquêtes statistiques (OES) ont fait
de nos membres des travailleurs et des travailleuses de deuxième
classe et ils en ont assez! » Selon le vice-président exécutif
national de l’AFPC, John Gordon, « l’écart salarial entre les
intervieweuses et intervieweurs des OES et les travailleuses et
travailleurs effectuant un travail comparable à Statistique Canada
et au sein du secteur public fédéral atteint déjà au moins 35 %.
Cet écart s’accentuera suite aux négociations de l’AFPC avec le
Conseil du Trésor prévues en septembre. »
L’AFPC représente les intervieweuses et intervieweurs des bureaux
régionaux des Opérations des enquêtes statistiques. Ces travailleurs
et travailleuses communiquent par téléphone avec des Canadiennes
et des Canadiens d’un océan à l’autre pour recueillir de l’information
auprès d’entreprises, de fermiers et de familles. Les données recueillies
servent à diverses enquêtes effectuées par Statistique Canada et
à la production d’indicateurs économiques nationaux dont le taux
de chômage et l’indice des prix à la consommation.
Les négociations et les réunions avec la conciliatrice n’ont pas
abouti à un règlement. L’AFPC comparait présentement devant un bureau
de conciliation de trois personnes mis sur pied pour entendre les
arguments du syndicat et de l’employeur sur les points en litige.
Les audiences ont lieu du 16 au 18 juillet inclusivement.
« Les intervieweuses et intervieweurs des bureaux régionaux
se sont prononcés à 90 % en faveur des mesures de grève pour
appuyer leurs revendications, a souligné Gordon. Si les Opérations
des enquêtes statistiques continuent à sous-payer et à sous-évaluer
leurs travailleuses et ses travailleurs, l’employeur devra assumer
la responsabilité des répercussions d’une grève sur l’intégrité
et la réputation d’envergure internationale des enquêtes de Statistique
Canada.
« Le bureau de conciliation rédigera un rapport qui pourrait
servir de base à un règlement. Toutefois, si l’on ne s’entend pas,
nos membres seront en position de déclencher une grève légale sept
jours après la publication du rapport.
« Dans l’ensemble, le syndicat cherche la parité pour
ses membres des OES sur le plan de la rémunération, des avantages
et des conditions de travail, a précisé John Gordon. La plupart
des questions en litige sont d’ordre pécuniaire et comprennent les
augmentations salariales, les congés, les primes de soir, de fin
de semaine et de bilinguisme. Bon nombre d’intervieweuses et d’intervieweurs
des bureaux régionaux travaillent à temps partiel. C’est pourquoi
nous revendiquons des augmentations d’échelon calculées sur 52 semaines
de travail, ce qui est maintenant la pratique pour les travailleuses
et les travailleurs du Conseil du Trésor, plutôt que sur 1 950
heures. »
La convention collective entre l’AFPC et les OES est échue depuis
le 30 novembre 2001. Les négociations ont commencé en janvier 2002.
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Renseignements :
Ed Cashman, vice-président exécutif -
Région de la capitale nationale, AFPC
(613) 560-4380
35-160703
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