Communiqué
Le21 août 2003
Déclaration de l’AFPC sur la crise énergétique en Ontario
OTTAWA – Ceci est une déclaration de la
présidente nationale de l’Alliance de la Fonction publique du Canada
(AFPC), Nycole Turmel, sur le rôle du secteur public fédéral durant
la crise de l’électricité en Ontario.
« Le gouvernement fédéral a pris la bonne décision lorsqu’il
a décidé de fermer la majorité de ses installations en Ontario afin
d’assurer un approvisionnement ininterrompu d’électricité dans cette
province. En dépit des coûts ainsi infligés au gouvernement et la
perte de services importants pour les Canadiens et Canadiennes de
tout le pays, cette décision était essentielle.
Aujourd’hui, alors que le gouvernement fédéral rappelle
ses travailleurs et travailleuses de façon graduelle, afin de faire
en sorte que l’approvisionnement en électricité ne soit pas interrompu,
l’AFPC désire répondre aux attaques contre les travailleurs et travailleuses
fédéraux qui circulent dans les médias.
Soyons clairs. Les travailleurs et travailleuses fédéraux à Ottawa
ont été invités à demeurer à la maison afin de permettre à l’Ontario
de se remettre de cet état d’urgence. Ceci est la même situation
à laquelle ont dû faire face de grands employeurs industriels d’autres
régions de l’Ontario – réduire la production et renvoyer une partie
importante de votre personnel à la maison, ou rendre une situation
précaire encore plus difficile.
Que plusieurs milliers travailleurs et travailleuses des secteurs
public et privé ont été en congé forcé ne réduit pas l’importance
de leur contribution à la fibre économique et sociale du pays. Au
contraire, ne pas se présenter au travail était un geste essentiel
– tout aussi essentielle qu’a été la contribution faite par les
travailleurs et travailleuses occupés à redonner le courant aux
clients résidentiels et commerciaux de la province.
Alors que les travailleurs et travailleuses du secteur public
retournent au travail, ils feront face à du travail accumulé. Les
Canadiens et Canadiennes de tout le pays peuvent compter sur les
membres de l’AFPC pour revenir à un niveau supérieur de services,
et ce très rapidement. Ce retour à la normale a été rendu plus facile
puisque de nombreux travailleurs et travailleuses ont effectué leurs
tâches de la maison durant la crise.
Au cours des prochaines semaines, des questions seront posées
au sujet de la réaction des élus fédéraux et ontariens à cette crise.
Par exemple pourquoi avoir demandé aux grands employeurs de réduire
leur consommation d’électricité au lieu d’acheter de l’électricité
du Québec, comme on l’a fait les 16 et 17 août? Cependant, une chose
que nous pouvons affirmer dès maintenant, c’est que les services
fournis aux Canadiens et Canadiennes par les travailleuses et travailleurs
du secteur public restent de toute première importance même s’ils
sont restés à la maison pendant une brève période.
-30-
Renseignements : Pierre Lebel, agent de communications, AFPC
613-560-5482
|