Communiqué
Le 28 août 2003
L'ADRC doit s'engager à fond dans
les négociations
OTTAWA – Les efforts de modernisation et de réforme de la
fonction publique fédérale ne semblent pas avoir touché
l'Agence des douanes et du revenu du Canada (ADRC), selon l'Alliance
de la Fonction publique du Canada (AFPC).
« Le syndicat aurait voulu que la présente ronde
de négociations soit différente et croyait que l'Agence
emboîterait le pas, » souligne la présidente
nationale de l'AFPC, Nycole Turmel. Par le passé, les négociations
dans le secteur public fédéral débutaient après
les dates d'échéance des conventions collectives et
se terminaient plusieurs mois, voire des années, plus tard.
« Nous négocions actuellement notre troisième
convention avec l'ADRC et croyons qu'il est temps que l'Agence adopte
une méthode plus moderne et efficace de négocier.
Nous espérions avoir fait des progrès importants vers
une nouvelle entente avant même que n'expire la convention
actuelle.»
Selon Ron Moran, président national de Customs Excise Union
Douanes Accise, « le syndicat désirait échanger
des propositions avec l'employeur dès le 1er août,
jour où l'avis de négocier a été signifié.
Nous étions alors prêts à consacrer de bonnes
périodes de temps aux négociations. »
« Initialement, l'ADRC s'était montrée
intéressée à accélérer le processus
de négociation, signale Betty Bannon, présidente nationale
du Syndicat des employé-e-s de l'Impôt. Cependant,
l'employeur a refusé d'échanger des propositions le
1 er août. Il ne consacrera que quelques jours au processus
d'ici l'expiration de la convention. »
La présidente Turmel a déclaré :
« Nous n'avons pas l'intention de négocier seulement
quelques jours à la fois. Lors de la dernière ronde,
l'employeur avait accepté de négocier 18 jours d'affilée.
Jusqu'à maintenant, il n'a consenti qu'à des séances
d'au plus une semaine. Des pauses prolongées entre les séances
brisent le rythme des négociations et les prolongent indûment.
»
De nouveaux taux de rémunération et des augmentations
économiques sont les principaux enjeux contractuels de la
présente ronde. L'ADRC a adopté une nouvelle norme
de classification qui pourrait servir de modèle à
d'autres normes semblables au sein de la fonction publique fédérale.
L'ensemble de revendications contient également d'autres
questions d'importance visant à améliorer les conditions
de travail, offrir de la formation et favoriser la santé
et la sécurité des agentes et agents des douanes qui
surveillent les frontières canadiennes et les points d'entrée.
À ce jour, l'ADRC a refusé d'accorder le statut d'employé-e-s
nommés pour une période indéterminée
après trois ans, comme c'est le cas pour les employé-e-s
du Conseil du Trésor, et cette question sera abordée
à la table. Les deux parties discuteront du mariage
entre personnes du même sexe et ont déposé des
propositions visant à améliorer les droits de ces
personnes. De plus, l'AFPC demandera à l'ADRC de contribuer
au Fonds de justice sociale qu'elle vient de créer.
L'AFPC représente environ 30 000 employé-e-s
de l'ADRC. La convention collective vient à échéance
le 31 octobre prochain. La séance des 27 et 28 août
a été consacrée à l'examen des propositions
de chaque partie. La reprise des négociations est prévue
pour l2 29 septembre.
- 30 –
Renseignements : Betty Bannon, présidente nationale
du SEI, (613) 235-6704
Ron Moran, président national de la CEUDA, (613) 723-8008,
poste 301
Alain Cossette, Communications AFPC, (613) 560-4317
41-290803
|