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Communiqué
Le 29 septembre 2003
Les gestionnaires ont beau jeu; les irrégularités
en matière de dotation s’accentueront à la fonction
publique
OTTAWA – Selon l’Alliance de la Fonction
publique du Canada (AFPC), les conclusions d’une vérification
de la Commission de la fonction publique (CFP) voulant que la dotation
au sein du Commissariat à la protection de la vie privée
du Canada a souvent été fondée sur les relations
et le favoritisme ne devraient surprendre en rien les personnes qui
connaissent la dotation à la fonction publique fédérale.
« N’est il pas ironique qu’un rapport qui dévoile
de multiples irrégularités dans le processus de dotation
soit publié au moment même où le Sénat
s’apprête à voter sur le projet de loi C 25 –
la Loi sur la modernisation de la fonction publique, fait remarquer
le vice président exécutif régional de l’AFPC
pour la Région de la capitale nationale (RCN), Ed Cashman.
« La vérification de la CFP révèle que
la dotation des postes au Commissariat à la protection de la
vie privée ne respecte pas les lois pertinentes et que les
gestionnaires ont réussi à manipuler et à adapter
les exigences en matière de dotation de façon à
favoriser certaines personnes. Il n’existe aucune méthode
de contrôle des agissements des gestionnaires. »
Selon Cashman, il ne s’agit pas d’un cas isolé.
« Il est difficile de croire que ces pratiques abusives se limitent
au Commissariat à la protection de la vie privée. En
fait, le projet de loi C 25 accordera encore plus de pouvoirs discrétionnaires
aux gestionnaires en matière d’embauche et légalisera
les irrégularités actuelles et le favoritisme.
« Le rapport souligne également la nécessité
d’adopter des lois protégeant les dénonciateurs
et dénonciatrices, ajoute Cashman. Il ressort de la vérification
que la politique actuelle ne constitue pas un bon mécanisme
pour s’attaquer aux actes fautifs en matière de dotation.
Le projet de loi C 25 fait uniquement allusion à une politique
qui s’est déjà révélée inefficace.
»
La présidente nationale du Syndicat des Employé e s
du Solliciteur général de l’AFPC, (SESG) Lynn
Ray, a pour sa part déclaré qu’il ne faut pas
se fier à la Commission de la fonction publique pour mettre
fin aux irrégularités en matière de dotation.
« Au début de 2002, notre section locale a fait part
à la Commission des problèmes qui sévissent au
Commissariat de la protection de la vie privée en matière
de dotation. Pourtant, ce n’est qu’au moment de la démission
de George Radwanski en juin 2003 que la CFP a révoqué
le pouvoir de dotation du Commissariat. La CFP n’a rien fait
pour protéger le processus de dotation ni les employé
e s du Commissariat.
« La Commission a fait savoir qu’elle fera enquête
concernant plusieurs mesures de dotation au Commissariat, a t elle
ajouté. Nous entendons collaborer étroitement avec le
Commissaire intérimaire pour minimiser les répercussions
négatives de cette situation sur nos membres. Certains d’entre
eux occupent peut être des postes qui, indépendamment
de leur volonté, ont été pourvus selon les méthodes
que nous dénonçons. Nous voulons que le Commissariat
à la protection de la vie privée soit un milieu de travail
sain et qu’il puisse s’acquitter efficacement de son mandat
de protection de la vie privée des Canadiennes et des Canadiens.
»
« Il est temps que le gouvernement examine de près les
principes et les valeurs des gestionnaires de la fonction publique
fédérale, a conclu Cashman. Des cadres supérieurs
étaient au courant des actes fautifs commis au Commissariat
et n’ont rien dit. Ils dérogeaient aux règles
de dotation tout en empochant leur prime au rendement. Il faut cesser
de récompenser les mauvais comportements. »
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Renseignements :
Ed Cashman, vice président exécutif régional,
AFPC (RCN), (613) 560-4380
Lynn Ray, présidente nationale, SESG, (613) 232-4821, poste
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47-290903
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