Communiqué
Le
28 octobre 2003
Sondage :
les Canadiens réclament la protection des dénonciateurs
dans la fonction publique
Ottawa —
Selon un sondage effectué récemment, la grande majorité
des Canadiennes et Canadiens jugent que le gouvernement devrait
adopter de nouvelles lois visant à protéger contre
toutes représailles les personnes qui dénoncent
les actes fautifs du gouvernement.
« La population
canadienne a parlé », déclarait Nycole
Turmel, présidente nationale de l'Alliance de la Fonction
publique du Canada, qui rendait publics aujourd'hui les résultats
du sondage. « Les Canadiennes et les Canadiens demandent
que les Libéraux tiennent leur promesse électorale
et qu'ils adoptent une loi qui protégera les travailleuses
et les travailleurs qui dénoncent les actes fautifs du
gouvernement. »
Le sondage
effectué par Environics Research Group révèle
que 89 % de la population s'attend à ce que le gouvernement
adopte des lois qui protègent contre toutes représailles
les travailleuses et travailleurs de la fonction publique qui
dénoncent les actes répréhensibles du gouvernement.
Les répondants sont des Canadiennes et Canadiens de tous
les âges, des deux sexes, tous profils socio-économiques,
affiliations politiques et religions confondus.
Le sénateur Noël
A. Kinsella, auteur d'un amendement au projet de loi C-25, la
Loi sur la modernisation de la fonction publique actuellement
débattue par le Sénat, accompagnait la présidente
Turmel à la conférence de presse.
« Nous appuyons
l'amendement au projet de loi C-25 proposé par le sénateur
Kinsella », a déclaré Nycole Turmel.
Un amendement de la Chambre haute n'accordera pas à nos
membres toute la protection nécessaire en cas de dénonciation,
mais c'est un premier pas dans la bonne direction. »
La présidente nationale
de l'AFPC a fait remarquer qu'on réclame de toutes parts
des mesures de protection législative et que le gouvernement
se doit d'en tenir compte. Le mois dernier, l'agent de l'intégrité
de la fonction publique signalait lui-même au Parlement
qu'il faut adopter des lois pour protéger les dénonciateurs.
Il y a deux semaines, la Vérificatrice générale
se prononçait aussi en faveur de la recommandation de l'agent
de l'intégrité.
« Le gouvernement
ne peut plus faire la sourde oreille, a ajouté Nycole Turmel.
Les Canadiennes et les Canadiens de tous les milieux réclament
de telles lois. Il est temps que le gouvernement se montre attentif. »
Lors de la campagne électorale
de 1993, le Parti libéral faisait parvenir une lettre à
l'AFPC, lui promettant une loi sur la dénonciation. « Dix
ans se sont écoulés et nous voici à la veille
d'autres élections. Cette fois, le gouvernement doit tenir
promesse. C'est l'avis de l'AFPC et celui de la grande majorité
des Canadiennes et des Canadiens », a-t-elle conclu.
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Renseignements
:
Alain Cossette, Communications,
AFPC
(613) 560-4317
54-281003
Actuellement, au Canada,
si un employé de la fonction publique dénonce des
actes de corruption au sein du gouvernement ou de mauvaises pratiques
dans son lieu de travail, il peut faire l'objet de représailles,
comme en étant démis de ses fonctions ou rétrogradé.
Est-ce que vous êtes d'accord ou en désaccord
pour que le gouvernement fédéral et les gouvernements
provinciaux dans l'ensemble du Canada adoptent de nouvelles lois
de sorte que les employés de la fonction publique qui dénoncent
de tels faits soient protégés contre
toutes représailles?
La question a été
posée à 2 001 Canadiennes et Canadiens âgés
de plus de 18 ans dans le cadre d'un sondage téléphonique
Focus Canada National Omnibus effectué par Environics Research
Group, entre le 18 septembre et le 10 octobre 2003. Les résultats
d'un tel sondage sont considérés exacts, 19 fois sur
20, avec une marge d'erreur de plus ou moins 2,2 pour cent.