Communiqué
le 29 octobre 2003
Les opérations
des enquêtes statistiques frappées par une grève
pancanadienne
OTTAWA – La moitié
des travailleurs et travailleuses syndiqués des Opérations
des enquêtes statistiques (OES) de Statistique Canada se trouve
aujourd'hui sur la ligne de piquetage dans le cadre d'une
série de mesures de grèves tournantes. Les intervieweuses
et intervieweurs des bureaux régionaux des OES, membres de
l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), sont sortis
d'un bout à l'autre du pays.
« La collecte
de données pour les sondages de Statistique Canada est perturbée
et retardée chaque jour où les travailleuses et travailleurs
des OES sont en grève, signale Ed Cashman, vice-président
exécutif regional de l'AFPC. « Les mesures de
grève iront en s'intensifiant et les données ne seront
tout simplement pas recueillies… ou bien si elles le sont, ce sera
fait par des travailleuses et des travailleurs embauchés
à la hâte et n'ayant pas suivi de formation. »
Ed Cashman explique que le
doute sur la validité de l'enquête sur la population
active de Statistique Canada s'installe déjà. Selon
le Winnipeg Free Press , le statisticien en chef du Bureau
des statistiques du Manitoba a dit qu'il ne croyait tout simplement
pas les chiffres applicables au Manitoba lorsque les résultats
de l'enquête sur la population active de septembre ont été
rendus publics le 10 octobre. Les mesures de grève tournantes
entreprises par les intervieweuses et intervieweurs des bureaux
régionaux du Manitoba auraient-elles déjà entraîné
des répercussions?
« L'échantillonnage
du Manitoba pour ce sondage est déjà restreint. Le
restreindre davantage, par suite d'une collecte insuffisante de
données ne fera que compromettre la fiabilité et l'utilité
de ces enquêtes, » conclut Ed Cashman.
Les intervieweuses et intervieweurs
des bureaux régionaux sont sans convention depuis novembre
2001, et ils sont en position de grève légale depuis
août. Leur débrayage coïncide aujourd'hui avec
la première journée d'audience d'un bureau de conciliation
pour leurs collègues intervieweuses et intervieweurs sur
place, une autre unité de négociation de l'AFPC qui
négocie sa première convention collective.
L'audience du bureau de conciliation
doit se poursuivre jusqu'au vendredi 31 octobre. Une fois les audiences
terminées, le président du comité déposera
un rapport auprès de la Commission des relations de travail
dans la fonction publique. Les intervieweuses et intervieweurs sur
place pourront légalement emboîter le pas à
leurs consoeurs et confrères des bureaux régionaux,
sept jours après que le syndicat aura pris connaissance du
rapport.
Selon Ed Cashman, le ministre
de l'Industrie, Allan Rock, ne semble pas se préoccuper de
la mise en péril de l'excellente réputation de Statistique
Canada pour ses sondages. « Laisser les négociations
se détériorer jusqu'au déclenchement d'une
grève lance un message évident que l'exactitude et
la fiabilité des données recueillies pour les sondages
de Statistique Canada importent peu au ministre Rock. »
Les hausses salariales pour
combler l'écart entre les intervieweuses et intervieweurs
et leurs homologues du gouvernement fédéral sont en
litige dans les deux unités de négociation. Les intervieweuses
et intervieweurs sur place revendiquent également une indemnité
visant à reconnaître leur travail à domicile.
Environ 2 000 intervieweuses
et intervieweurs des OES recueillent des données par téléphone
ou en personne. Statistique Canada se sert de ces données
pour préparer les sondages qui permettent aux décideurs
d'analyser la performance économique, d'élaborer des
politiques fiscales et monétaires, d'évaluer les programmes
sociaux et de déterminer les paiements de péréquation
fiscale.
- 30 –
Renseignements
:
Ed Cashman, vice-président
exécutif regional, AFPC (613) 560-4380
Alain Cossette, Section des
communications de l'AFPC (613) 560-4317
56-291003
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