Communiqué
le 18 novembre 2003
Les membres de l'AFPC de l'Agence des douanes et du revenu se
préparent au vote de grève
OTTAWA – L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) demande
à ses 30 000 membres qui travaillent à l'Agence
des douanes et du revenu du Canada (ADRC) de voter en faveur de
la grève, en raison de l'achoppement des pourparlers.
La présidente de l'AFPC, Nycole Turmel, juge le processus
de négociation futile. « L'Agence s'est présentée
à la table sans avoir le mandat de négocier. Les négociations
ont commencé en août. Nous sommes en novembre et l'employeur
refuse encore d'aborder les questions pécuniaires. »
« Malgré trois séances distinctes de négociations
avec l'employeur, les deux parties ne se sont entendues que sur
très peu de questions, précise Nycole Turmel. L'ADRC
a soit dit non ou a refusé de livrer sa position sur toutes
nos principales revendications. »
La présente ronde de négociations est importante,
souligne Betty Bannon, la présidente nationale du Syndicat
des employé-e-s de l'Impôt (SEI) de l'AFPC.
« L'ADRC prévoit la mise en œuvre d'une nouvelle
norme de classification qui pourrait paver la voie à des
normes révisées au sein de la fonction publique fédérale.
La négociation de nouveaux taux de rémunération
en vertu de cette norme de même que la négociation
d'augmentations économiques sont au cœur des présentes
négociations », a indiqué Bannon.
Ron Moran, le président national de la Customs Excise Union
Douanes Accise (CEUDA) de l'AFPC, réaffirme l'importance
de la nouvelle norme de classification. « Même
si la classification touche tous nos membres, elle préoccupe
particulièrement les agentes et agents des douanes qui veulent
toujours que l'employeur reconnaisse qu'ils ont d'autres responsabilités
et sont exposés à des risques depuis l'adoption, en
1998, de la loi qui leur accorde des pouvoirs accrus. Un
personnel plus nombreux aux points d'entrée et de nouvelles
mesures de santé et sécurité sont parmi les
préoccupations soulevées par les agentes et agents
des douanes à la table de négociation. »
Parmi les autres questions en litige, mentionnons de meilleures
conditions pour les milliers d'employé-e-s nommés
pour une période déterminée à l'Agence.
Près du quart de l'effectif de l'ADRC appartient à
cette catégorie et leur nombre atteint presque 12 000
pendant la période du traitement des déclarations
fiscales. L'AFPC demande à l'Agence de convertir automatiquement
le statut des employé-e-s nommés pour une période
déterminée à celui d'employé-e-s nommés
pour une période indéterminée après
trois ans. Le syndicat demande aussi à l'employeur
de convertir automatiquement en employé-e-s saisonniers indéterminés
les employé-e-s périodiquement nommés pour
une période déterminée, comme c'est le cas
pour d'autres employeurs comme Parcs Canada.
« Même s'il est prévu que les négociations
reprendront à la mi-janvier, rien ne garantit que l'Agence
aura alors le mandat de conclure une entente avec le syndicat, souligne
Turmel. Nous croyons qu'un vote sans équivoque en faveur
de la grève fera comprendre à l'employeur que nos
membres tiennent à leurs revendications. »
On organise présentement des réunions durant lesquelles
se déroulera le vote de grève qui se poursuivra jusqu'au
18 décembre. La convention de ces travailleuses et
travailleurs est expirée depuis le 31 octobre 2003.
- 30 –
Renseignements : Betty Bannon, présidente nationale
du SEI
(613) 235-6704
Ron Moran, président
national de la CEUDA,
(613) 723-8008, ext.
301
Louise Laporte, agente
de communications
AFPC (613) 560-4287
58-181103
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