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Communiqué

Le 1er mars 2004

L’AFPC organise un vaste vote de grève

OTTAWADès le 25 mars prochain, près de 100 000 membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) prendront part à un vote de grève, signe de l’agitation grandissante à la fonction publique fédérale.

« Paul Martin prétend vouloir redorer le blason du gouvernement libéral, mais rien n’a changé à la table de négociation », a indiqué Nycole Turmel, présidente nationale de l’AFPC. « Au début, le gouvernement donnait à croire qu’il voulait mener sérieusement les négociations. Or, jusqu’à maintenant, le ton adopté n’a mené qu’à la confrontation. »

En septembre dernier, le syndicat entamait des pourparlers avec le Conseil du Trésor. Depuis, la négociation piétine, les négociateurs du Conseil du Trésor s’étant présentés à la table sans mandat précis. Le 25 février, le gouvernement déposait enfin une offre salariale représentant au total des augmentations de l’ordre de 1,75 %, 1,25 % et 1,25 % sur une période de trois ans. Qui plus est, cette offre est subordonnée au retrait d’avantages accordés dans certains contrats. Dans un cas, l’employeur a bien fait comprendre que toutes les améliorations apportées à la convention devraient être prélevées sur l’offre salariale.

« S’il est vrai que les augmentations économiques sont importantes, cette ronde de négociations pourrait être lourde de conséquences, a expliqué Turmel. Nos membres vivent dans l’incertitude, car l’examen des programmes pourrait se solder par des compressions dans les services publics et par des pertes d’emploi. Devant une telle conjoncture, il y a urgence à revendiquer une meilleure sécurité d’emploi et une meilleure protection d’emploi pour les employé-e-s temporaires.»

Les membres de l’AFPC faisant partie du groupe des Services opérationnels (Table 2) s’attendaient à ce que le gouvernement se prononce sur les résultats de l’étude conjointe sur la rémunération menée par Morneau-Sobeco. L’étude patronale-syndicale révélait un écart de rémunération de l’ordre de 20% entre le secteur publique et le secteur privé. À ce jour, et tout au long des négociations, les négociateurs du Conseil du Trésor ont refusé de dire quoi que ce soit sur l’écart dévoilé par l’étude.

« Le gouvernement a déclaré vouloir améliorer les relations avec les travailleuses et travailleurs de la fonction publique. Il doit maintenant joindre le geste à la parole, a affirmé Turmel. Le président du Conseil du Trésor s’est dit prêt à protéger les dénonciateurs sans plus tarder. Or, lorsque nous lui avons demandé d’accéder à la protection des dénonciateurs, ses négociateurs n’ont eu pour seule réponse qu’une loi est sur le point d’être déposée. Le gouvernement libéral nous promet cette loi depuis 1993. »

« Le gouvernement risque de s’aliéner une grande partie de la fonction publique, a prévenu Turmel. Les 23 000 membres de l’AFPC, qui travaillent à l’Agence du Revenu du Canada, ont donné à leur équipe de négociation un mandat de vote très clair en décembre dernier. Du côté de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, les négociations tournent en rond. D’ailleurs, les membres prendront part à un vote de grève dès le 8 mars. Et c’est le même scénario pour les membres de Parcs Canada. Faut-il le dire, le premier ministre n’a guère réussi à améliorer les relations de travail depuis son arrivée.»

Le vote de grève se tiendra du 25 mars au 28 avril. Les travailleuses et travailleurs visés font partie des groupes Programmes et Services administratifs, Services opérationnels et Services techniques. Leurs conventions sont arrivées à échéance entre la fin juin et le début du mois d’août 2003.

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Renseignements : Pierre Lebel, Communications AFPC, (613) 560-5482

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Mise à jour : 01/03/04