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Communiqué

le 11 mars 2004

Plus de transparence au sujet des P3 : le message de l'AFPC au gouvernement

OTTAWA – L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a déposé 75 demandes d'accès à l'information auprès d'une cinquantaine d'organismes gouvernementaux. Par cette démarche, l'AFPC veut aller au fond des choses dans le domaine de la privatisation d'importants services publics.

Le 9 février dernier, le secrétaire parlementaire chargé du partenariat entre les secteurs public et privé, John McKay, a déclaré : « Je n'avais aucune idée que la collaboration entre le privé et le public avait pris autant d'importance. Je suis impressionné par la créativité que manifestent les deux secteurs. » Ses propos, reproduits dans le Ottawa Citizen , ont été largement diffusés.

Le partenariat public-privé (P3) est une entente contractuelle entre deux parties. Le gouvernement fédéral délègue des tâches, telles que la construction, le financement et l'exploitation d'installations ou d'infrastructures, à une entreprise privée ou lui confie la prestation de services. Dans les deux cas, le partenaire privé est rémunéré par le gouvernement.

Selon la présidente nationale de l'AFPC, Nycole Turmel, « les partenariats ne sont pas conformes à l'intérêt public et sont plus onéreux à long terme. On en ignore souvent le coût véritable parce que le gouvernement ne peut pas vérifier la façon dont le secteur privé dépense l'argent des contribuables. »

Comme l'a clairement démontré le scandale des commandites, le champ d'action de la vérificatrice générale se limite aux services publics. L'AFPC plaide d'ailleurs en faveur du maintien des services publics et de l'adoption d'une loi musclée sur la protection des dénonciateurs et dénonciatrices. Des revendications qui reposent sur le constat suivant : quand la privatisation s 'étend, c'est l'imputabilité qui rétrécit.

L'AFPC estime que l'information sur les P3, auxquels a fait allusion M. Mckay, est du domaine public. Les Canadiennes et les Canadiens ont le droit de savoir quelle part des fonds publics échappe à tout examen de la vérificatrice générale.

Un gouvernement responsable, c'est un gouvernement qui fournit des services publics.

-30-

Renseignements :
                               Joselito Calugay, Communications (613) 560-4235

                               Alain Cossette, Communications, (613) 560-4317

 

 

15-110304

 

Mise à jour : 11/03/04