Communiqué
le 1 er avril 2004
Retard dans les négociations : excédée,
l'AFPC déclenche un vote de grève
OTTAWA – Environ 4 000 membres de l'Alliance
de la Fonction publique du Canada travaillant à l'Agence
Parcs Canada se mobilisent pour donner un mandat de grève
à leur syndicat.
« Nous négocions depuis octobre
et avons fait peu de progrès », souligne Heather
Brooker, présidente de l'Élément national de
l'AFPC. « L'Agence a ignoré plusieurs de nos principales
revendications, quand elle ne les a pas carrément refusées.
Les membres en ont assez des faux-fuyants de la direction. Nous
déclenchons un vote de grève pour exiger des négociations
équitables. »
L'AFPC a tenté de négocier des améliorations
à la convention collective de ses membres, notamment aux
chapitres de la rémunération, des indemnités,
de la sécurité d'emploi et de la santé et de
la sécurité en milieu de travail.
Les membres de l'AFPC fournissent des services de
préservation, d'interprétation et d'entretien qui
font partie intégrante du réseau des parcs et lieux
historiques.
« En refusant de négocier sérieusement,
l'Agence rend extrêmement difficile le recrutement et le maintien
en poste du personnel nécessaire pour que Parcs Canada s'acquitte
de son mandat », ajoute Mike Wing, président national
de l'Union canadienne des employé-e-s des Transports (UCET)
de l'AFPC, qui représente également les travailleurs
et travailleuses à Parcs Canada.
Les revendications salariales de l'AFPC visent à supprimer
l'écart confirmé qui existe entre les salaires de
plusieurs membres de l'AFPC travaillant pour Parcs Canada et ceux
de leurs homologues des secteurs privé et public. La revendication
salariale du syndicat repose sur les résultats de l'étude
conjointe de comparabilité de la rémunération
complétée pour les membres de la Table 2 travaillant
pour le Conseil du Trésor. Cette étude vise également
plusieurs postes de métiers à Parcs Canada. L'étude
réalisée par la firme de recherche Moreau-Sobeco a
clairement établi que les salaires des travailleuses et travailleurs
de métiers à la fonction publique fédérale
sont beaucoup plus bas que ceux d'autres employé-e-s des
secteurs public et privé qui effectuent du travail semblable.
La vérificatrice générale a récemment
signalé dans son rapport que les lieux historiques canadiens
se détériorent parce que les crédits accordés
pour leur préservation sont insuffisants. Nos membres doivent
déployer de grands efforts et subir des conditions de travail
déplorables pour entretenir et mettre en valeur certains
éléments importants du patrimoine canadien, malgré
le manque de ressources.
« Le gouvernement fait preuve de négligence
envers les lieux historiques. Nous ne laisserons pas l'Agence Parcs
Canada faire preuve de négligence envers nos membres, souligne
Wing. Nous ne pouvons pas tolérer une telle situation.
« Après nous avoir assuré
qu'il serait en mesure de négocier véritablement,
l'employeur s'est traîné les pieds à la table
de négociation. De toute évidence, il n'a pas de mandat
précis pour négocier. »
Le syndicat espère qu'un mandat de grève
fort va secouer l'employeur suffisamment pour l'amener à
négocier sérieusement.
Les résultats du vote de grève seront
annoncés en mai prochain.
-30-
Renseignements : Joselito
Calugay, communications,
(613) 560-4235
23-010404
|