Communiqué
Le 18 août 2004
L'AFPC
demande au président du Conseil du Trésor de faire
son travail
OTTAWA – Il est temps que
le président du Conseil du Trésor, Reg Alcock, sorte
de derrière les rideaux et cesse de prétendre qu'il
n'intervient pas dans les négociations dans le secteur public
fédéral.
« Le 21 juillet,
je me suis entretenue avec M. Alcock, qui a déclaré
que ni lui ni moi ne devrions intervenir dans les négociations
et que nous devrions laisser nos négociatrices et négociateurs
professionnels faire leur travail, explique la présidente
nationale de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, Nycole
Turmel. À la suite de cet entretien, on a porté à
notre connaissance une situation qui contredisait carrément
cette déclaration. »
Avant notre entretien, M.
Alcock, soit à titre de président du Conseil du Trésor
ou de membre du Comité du Conseil du Trésor, était
intervenu en vue de rejeter une convention collective que l'AFPC
et le Bureau de la vérificatrice générale avaient
négociée et que les membres de l'unité de négociation
avaient ratifiée.
Dans un article paru le 17
août dans le Ottawa Citizen , on citait les propos
de fonctionnaires du Conseil du Trésor qui affirmaient :
« le ministère n'a rien à voir dans les
négociations des employeurs distincts et les décisions
relèvent des ministres du Comité du Conseil du Trésor ».
Mme Turmel a écrit
à M. Alcock aujourd'hui pour lui demander de renverser la
décision concernant l'entente conclue avec le Bureau de la
vérificatrice générale. Elle souhaite aussi
le voir déclarer publiquement que les employeurs distincts,
comme le Bureau de la vérificatrice générale,
Parcs Canada, l'Agence du revenu du Canada et autres organismes
semblables, ont le pouvoir de négocier sans ingérence
de la part du Conseil du Trésor ou du comité du Cabinet.
(Lisez la lettre)
« Si le président
du Conseil du Trésor tient à s'impliquer dans les
négociations, il doit le faire ouvertement, soutient Mme
Turmel. Je lui ai demandé une nouvelle rencontre pour examiner
l'état des négociations dans l'ensemble du secteur
public fédéral. Nous devrions aussi aborder, dans
une perspective globale, la question des mandats et du cadre des
ententes en guise de prélude au règlement à
la table de négociation des conventions collectives en suspens. »
Dans sa lettre, Mme Turmel
précise que les Canadiennes et les Canadiens sont en droit
de s'attendre à ce que M. Alcock prenne ses responsabilités
au sérieux, et que la grève actuelle des employé-e-s
de l'Agence Parcs Canada est due au fait qu'il ne s'acquitte pas
de ses obligations.
Plus de 130 000 membres
de l'AFPC relevant du Conseil du Trésor ou travaillant pour
l'Agence du revenu du Canada et l'Agence canadienne d'inspection
des aliments pourraient emboîter le pas aux travailleuses
et travailleurs de Parcs Canada sur les lignes de piquetage d'ici
à la fin de l'été si des ententes n'interviennent
pas bientôt.
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Renseignements
:
Alain Cossette, agent de communications, AFPC
(613) 560-4317 ou (613) 293-9210 (cellulaire)
47-180804
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