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Communiqué

Le 26 août 2004

Ingérence et d'intimidation

à Parcs Canada

 

OTTAWA – Le syndicat qui représente 4 800 travailleuses et travailleurs à Parcs Canada, actuellement en grève, a déposé une plainte contre la direction pour s'être ingérée dans le processus de la négociation et avoir eu recours à des mesures d'intimidation contre les grévistes.

L'Alliance de la Fonction Publique du Canada allègue que la direction s'est ingérée dans les processus du syndicat au lieu de négocier. La direction a négocié directement avec nos membres qui ont le droit de faire la grève.

« Cette attitude est insultante et va clairement à l'encontre des dispositions de la loi régissant la négociation collective dans le secteur public fédéral, déclare Jeannie Baldwin, dirigeante de l'AFPC chargée des négociations avec Parcs Canada. Notre équipe de négociation, élue démocratiquement, a le mandat de rejeter toute offre faite par l'employeur ou de demander aux membres de se prononcer sur celle-ci. La direction de Parcs Canada devrait respecter cela et faire directement affaire avec l'équipe. »

Le syndicat cite notamment dans sa plainte les notes de service que la direction a fait parvenir aux travailleuses et aux travailleurs pour leur exposer les positions sur la rémunération, tout en affirmant que le syndicat devrait demander la tenue d'un vote au sujet de la dernière offre. Cette déclaration, la direction l'a maintes fois répétée dans les médias.

Il est aussi allégué dans la plainte que l'employeur a eu recours à des mesures d'intimidation et à des menaces pour empêcher les travailleuses et les travailleurs d'exercer leur droit de faire la grève et du piquetage. Pour ce faire, l'employeur a envoyé des lettres de menace ou encore fallacieuses sur le plan juridique aux travailleuses et aux travailleurs, et a filmé et photographié les grévistes sur les lignes de piquetage.

« Toutes ces mesures visaient à saper le leadership du syndicat ainsi que son rôle dans les négociations, affirme Nycole Turmel, présidente nationale de l'AFPC. Nos membres ont asséné un dur coup à l'employeur tout en réduisant au maximum les répercussions sur la population. Par contre, l'employeur a manipulé, malmené et mis à mal son effectif et la population. C'est l'employeur qui a dépassé les bornes sur les lignes de piquetage. »

La plainte a été envoyée aujourd'hui à la Commission des relations de travail dans la fonction publique, l'organisme qui supervise la négociation collective entre le gouvernement fédéral et ses agences et les syndicats de la fonction publique.

-30-

Renseignements :

Alain Cossette, agent des Communications de l'AFPC

(613) 560-4317 ou
(613) 293-9210 (cellulaire)

   
Mise à jour : 26/08/04