Communiqué
Le 31 août
2004
Le rapport du bureau
de conciliation pourrait éviter la grève à
l'Agence du revenu du Canada
OTTAWA – Selon l'Alliance
de la Fonction publique du Canada (AFPC), le rapport d'un bureau
de conciliation, déposé aujourd'hui, ouvre la voie
à des ententes dans le secteur public fédéral.
« Le bureau de
conciliation constitué pour entendre les questions en litige
entre le syndicat et l'Agence du revenu du Canada (ARC) a recommandé
des augmentations salariales se rapprochant de celles qui pourraient
éventuellement donner lieu à des ententes »,
affirme la présidente nationale de l'AFPC, Nycole Turmel.
Le Bureau a recommandé
des hausses salariales de 3,0%, 2,75% et 2,5% au cours de chacune
des trois années de la convention collective, avec effet
rétroactif au 1 er novembre 2003. Turmel signale qu'il s'agit
là d'augmentations salariales qui demeurent inférieures
à celles que prévoient d'autres ententes et sentences
arbitrales du secteur public fédéral, dans lesquelles
on retrouve en général une forme quelconque de restructuration
salariale. Les augmentations que prévoient les conventions
collectives de trois ans sont actuellement de l'ordre de 9 à
12%, si bien que la hausse de 8,25% que recommande le Bureau
reste en deçà du seuil courant.
Dans son rapport, le Bureau
précise très clairement que la capacité de
payer ne pose pas problème pour le gouvernement fédéral,
puisque celui-ci a enregistré des excédents budgétaires
sensiblement plus élevés que prévus depuis
1996.
Le Bureau de conciliation
recommande également l'élimination définitive
des taux de rémunération régionaux qui s'appliquent
aux manœuvres et gens de métiers. À ce propos, les
auteurs du rapport s'expriment en ces termes : « Le
principe du salaire égal pour un travail d'égale valeur
milite en faveur de l'abolition des écarts salariaux entre
les employés appartenant à la même classification
et travaillant pour le même employeur» . Le Bureau
constate par ailleurs que le nombre de zones de rémunération
a été graduellement réduit et que cette formule
n'est plus appropriée.
Les membres de l'AFPC travaillant
à l'Agence du revenu auront le droit de déclarer la
grève à compter du 8 septembre. Leur débrayage
aura des répercussions importantes sur la capacité
du gouvernement fédéral de percevoir la plupart de
ses recettes.
« Les recommandations
salariales du Bureau de conciliation, qui prévoient notamment
l'élimination des taux de rémunération régionaux,
préparent le terrain à une entente non seulement à
l'Agence du revenu du Canada, mais aussi à Parcs Canada,
au Conseil du Trésor et à l'Agence canadienne d'inspection
des aliments, explique Nycole Turmel. L'intensification du
mouvement de grève ne serait pas nécessaire si le
Conseil du Trésor et ses agences se montraient désireux
de négocier des ententes.»
« L'équipe
de négociation de l'AFPC est prête à rencontrer
l'équipe de l'ARC n'importe quand afin de conclure une entente
juste et équitable, indique Turmel. L'AFPC ne prête
pas foi aux déclarations que le président du Conseil
du Trésor, Reg Alcock, a faites à nos membres à
Winnipeg, selon lesquelles il n'a rien à voir avec les négociations
de l'Agence. Si c'est le cas, l'ARC devrait retourner immédiatement
à la table et négocier une entente "fabriquée
à l'ARC", afin d'éviter la grève. »
Les négociations pour
le compte des 25 000 membres de l'AFPC travaillant à
l'ARC ont débuté en août 2003, soit avant que
la convention collective ne vienne à expiration, le 31 octobre
2003.
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Renseignements :
Pierre Lebel, Communications
AFPC - (613) 560-5482 ou (613) 293-4663
Ron Moran, président
de Customs and Excise Union Douanes Accise
- (613) 677-1090 (cellulaire)
54-310804
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