Communiqué
Le 20 septembre 2004
Les membres des services de l'exploitation du gouvernement
canadien déclenchent la grève
OTTAWA – Les 11,000 membres de l'Alliance de la Fonction publique
du Canada (AFPC) des services de l'exploitation à l'emploi
du gouvernement canadien entreprennent une série de grèves
rotatives débutant au Québec aujourd'hui. Il s'agit
du premier groupe de travailleurs et travailleuses à l'emploi
du Conseil du Trésor à prendre des mesures de grève
contre le fédéral.
« Tout comme leurs collègues de Parcs Canada
et de l'Agence du revenu du Canada, précise Nycole
Turmel, présidente nationale de l'AFPC, les membres des services
de l'exploitation se sont heurtés à l'intransigeance
du gouvernement du Canada face à leurs revendications légitimes.
La grève est le recours ultime de ces travailleurs et travailleuses,
mais un recours rendu inévitable par l'entêtement du
président du Conseil du Trésor, Reg Alcock.
Son refus exprime un acharnement mesquin contre ses propres travailleurs
et travailleuses. »
En effet, malgré les résultats d'une étude
menée conjointement par le gouvernement et l'AFPC et concluant
à un écart défavorable de 20% entre les salaires
payés dans le secteur public fédéral et les
secteurs privé et public, le gouvernement refuse de bonifier
l'offre salariale déposée en août. Le gouvernement
propose seulement des augmentations annuelles de 2,25%, 1,75% et
1,75% et un rattrapage équivalent à 3% pour combler
l'écart salarial constaté. Ceci ne permettrait même
pas aux membres de combler leur retard par rapport à la hausse
du coût de la vie.
« Nous espérions que le bureau de conciliation
tenu en août recommanderait des augmentations permettant de
combler cet écart, » indique Jérôme
Turcq, vice-président de l'AFPC pour le Québec et
responsable des négociations pour ce groupe de travailleurs.
« Toutefois, le bureau de conciliation a totalement failli
à la tâche et n'a même pas proposé des
solutions pour remédier à ce problème. Le bureau
a également refusé de condamner les taux régionaux
de rémunération, qui créent une situation inique
en payant des personnes effectuant le même travail différemment
selon la région où ils travaillent. C'est par la grève
que nos membres vont forcer leur employeur à revoir ses offres. »
L'AFPC représente les 11,000 travailleuses et travailleurs
des services de l'exploitation. Ces travailleuses et travailleurs
comprennent des électriciens, des plombiers, des menuisiers,
des manœuvres, des mécaniciens de machines fixes, des nettoyeurs
et des matelots de pont sur les bateaux de la Défense nationale,
de la Garde côtière et des Pêches. Environ la
moitié des membres sont employés à la Défense
nationale. D'autres concentrations importantes se trouvent à
Pêches et Océans Canada et à Service correctionnel
Canada. Leur convention est venue à expiration le 4 août
2003.
Le 8 septembre, 25 000 membres de l'AFPC travaillant à
l'Agence de revenu du Canada ont entamé des mesures de grève,
emboîtant ainsi le pas aux 4 800 travailleuses et travailleurs
de Parcs Canada en grève depuis le 13 août. En tout,
130 000 membres de l'AFPC travaillant dans tous les ministères
fédéraux et dans les principales agences pourraient
être en grève d'ici à la mi-octobre.
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Renseignements : Pierre
Lebel, Communications AFPC
(613)
560-5482 ou (613) 293-4663
71-200904
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