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Communiqué

Le 21 septembre 2004

Vendre les propriétés du fédéral c’est dilapider le capital collectif de tous les Canadiens et Canadiennes

OTTAWA - Selon l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), la vente massive des immeubles gouvernementaux sera à long terme très coûteuse pour les contribuables et hypothéquera les générations futures.

« Depuis des décennies, les Canadiens et les Canadiennes se sont constitués un énorme capital en terrains et en immeubles , affirme la présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel. En vendant des centaines d’immeubles, le gouvernement devra payer des loyers qui sont assujettis aux grandes fluctuations du marché. »

Selon le président du Syndicat des services gouvernementaux de l’AFPC, Mark Brunell, le gouvernement garde sous silence les milliards de dollars qu’il lui faudrait utiliser pour moderniser ses immeubles avant de les vendre. « Si le gouvernement n’agit pas, il devra vendre ses propriétés à rabais et se verra imposer par les nouveaux propriétaires des loyers majorés pour la réfection des immeubles et des installations. »

Une fois les immeubles vendus, le gouvernement n’est pas nécessairement dégagé de toutes responsabilités, comme en témoigne l’exemple éloquent du complexe Les Terrasses de la Chaudière, situé à Gatineau, que le gouvernement occupe en vertu d’un bail location-achat. Récemment, Travaux publics et Services gouvernementaux a dû prendre la charge de l’immeuble après qu’il eut déterminé que les propriétaires du secteur privé n’avaient pas respecté les normes. Le complexe doit maintenant être entièrement rénové, ce qui aurait pu être évité grâce à un entretien convenable.

Brunell signale également que les normes de sécurité ont changé depuis le 11 septembre 2001 et qu’il s’agit là d’un autre élément important dont le gouvernement ne fait même pas mention. Les installations du gouvernement, comme celles de la Défense nationale, de Pêches et Océans et de la GRC, de même que les chantiers maritimes, les barrages et les ponts sont autant d’emplacements qui doivent être sécuritaires. « À quelle genre de protection pourra-t-on s’attendre lorsque la sécurité sera confiée au plus bas soumissionaire? »

Le fait que le gouvernement annonce aujourd’hui qu’il veut se départir de ses biens n’est pas qu’une pure coïncidence, déclare Turmel. « Bon nombre de membres qui seront touchés par cette vente sont présentement en grève, et d’autres se joindront bientôt à eux. La décision de vendre est pour le moins douteuse, et le fait de l’annoncer à ce moment-ci a clairement pour but d’intimider nos membres et de laisser planer la menace de pertes d’emplois. »

« Le ministre Brison parle également de changer le mode de gestion des marchés publics, affirme Turmel. En effet, on propose d’octroyer de gigantesques marchés, plutôt qu’une série de petits marchés, ce qui aidera peut-être les sociétés multinationales et le cercle d’amis des Libéraux, mais qui laissera pour compte les petits fournisseurs de partout au pays. Qui plus est, toutes les économies se volatiliseront en dépenses supplémentaires pour assurer l’intégrité du processus. »

« Que le gouvernement demande aux courtiers en valeurs mobilières de formuler des recommandations au sujet de la vente de propriétés, c’est comme demander à un renard s’il faut sortir les poulets du poulailler, conclut Turmel. Le secteur privé récoltera des centaines de millions de dollars de profits par la vente des propriétés et bien davantage par les dispositions de location à long terme et la valeur des terrains et bâtiments. En quoi ces recommandations peuvent-elles se révéler impartiales? »

L’AFPC représente 6 000 membres à Travaux publics et Services gouvernementaux Canada chargés de l’entretien des propriétés du gouvernement et de la gestion des marchés publics.

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Renseignements : Denis Boivin, Communications, AFPC
(613) 560-4280 ou (613) 324-0522

Mark Brunell, président, Syndicat des services gouvernementaux (AFPC) (613) 560-4395                               

   
Mise à jour : 21/09/04