Communiqué
L'AFPC accuse
le président du Conseil du Trésor de proférer
des menaces et de négocier de mauvaise foi
OTTAWA – L'Alliance de la
Fonction publique du Canada (AFPC) demande qu'une ordonnance soit
rendue afin d'obliger le Conseil du Trésor à retourner
à la table de négociation et à déployer
tous les efforts raisonnables pour conclure des conventions collectives
avec le syndicat.
L'AFPC a déposé
une plainte auprès de la Commission des relations de travail
dans la fonction publique, dans laquelle elle accuse le Conseil
du Trésor et son président, Reg Alcock, de n'avoir
pas négocié de bonne foi afin de conclure des ententes.
L'AFPC y accuse également le ministre Alcock d'avoir eu recours
aux menaces et à l'intimidation pour essayer d'empêcher
les membres d'exercer leur droit de faire la grève et du
piquetage. La Loi sur les relations de travail dans la fonction
publique interdit de tels agissements de la part des employeurs
et de leurs représentants.
« Le ministre
Alcock a fait clairement savoir à nos membres qu'ils seront
perdants d'avoir exercé leur droit démocratique et
choisi la méthode de règlement des différends
par voie de conciliation assortie du droit de grève, soutient
la présidente nationale de l'AFPC, Nycole Turmel. Il a dit
aux membres de l'AFPC travaillant à Parcs Canada qu'ils auraient
dû choisir la voie de l'arbitrage, les autres travailleuses
et travailleurs ayant entériné ce choix apparaissant
à ses yeux comme ayant ‘fait la bonne chose'. Il a aussi
confirmé à d'autres membres que le Conseil du Trésor
avait préparé une loi de retour au travail, et ce
avant même que les travaux du bureau de conciliation aient
commencé pour deux unités de négociation de
l'AFPC totalisant 90 000 membres. »
Bien qu'une étude
réalisée conjointement par l'AFPC et le Conseil du
Trésor en 2003 ait révélé l'existence
d'un écart salarial moyen de 20% dans le cas des membres
du groupe Services de l'exploitation, le ministre Alcock a confié
aux membres en Nouvelle-Écosse avoir reçu une étude
non identifiée qui montrerait que nos membres sont trop bien
payés, si bien qu'ils pourraient bien devoir subir des réductions
de salaire. Il a ajouté que si les membres exerçaient
leur droit de faire la grève pendant plus de « 5
ou 6 » jours, ils « auront perdu de l'argent
et cela ne vaudra pas la peine ».
« Le ministre
Alcock faisait ainsi clairement savoir à nos membres que
toute mesure législative visant à fixer les conditions
d'emploi ferait en sorte qu'ils essuient une perte générale
à long terme s'ils exerçaient leur droit de faire
la grève pendant plus de cinq jours », de préciser
Turmel.
« J'ai maintes
fois demandé à rencontrer Alcock pour parler de la
situation entourant la négociation collective, précise
Nycole Turmel. Il a refusé d'accéder à ma demande,
prétextant qu'il faut laisser les négociations aux
négociateurs professionnels. Cela ne l'a cependant pas empêché
de s'adresser directement à nos membres et de leur tenir
un autre discours. Ses agissements à ce jour montrent clairement
que le Conseil du Trésor n'a pas l'intention de négocier
avec le syndicat dans le but de conclure des ententes. Au contraire,
le gouvernement tente de gagner du temps afin de pouvoir dicter
par voie législative les conditions d'emploi qu'il entend
imposer. »
Dans sa plainte, le syndicat
désigne aussi le Conseil du Trésor comme le « véritable
employeur » de différentes unités de négociation,
telles que l'Agence Parcs Canada, l'Agence du revenu du Canada et
le Bureau de la vérificatrice générale. Même
si ces employeurs jouissent d'un peu d'autonomie, les ministres
du Conseil du Trésor, dont M. Alcock, ont exercé en
dernier ressort leur pouvoir sur leurs travaux en matière
de négociation collective. Selon Turmel, le Conseil du Trésor
a rejeté une convention collective négociée
de bonne foi avec le Bureau de la vérificatrice générale
sous prétexte qu'elle était inacceptable sur le plan
financier.
Lorsqu'un membre travaillant
à la base des Forces canadiennes Greenwood a demandé
à M. Alcock d'expliquer d'où lui venait son mandat,
il a répondu : « Je parle à l'homme
dans le miroir; c'est lui et moi qui prenons les décisions. »
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Renseignements :
Denis Boivin, Section des communications de l'AFPC
(613)
560-4280 ou (613) 324-0522 (cellulaire)
86-290904
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