Communiqué
le 18 février 2005
La présidente de l'AFPC propose
un programme politique des femmes
VANCOUVER – La présidente nationale de l'Alliance de la
Fonction publique du Canada (AFPC) invite les militantes syndicales
à la politisation pour provoquer des changements.
Prenant la parole à la Conférence nationale des femmes
de l'AFPC qui se tient à Vancouver, Nycole Turmel a lancé
un appel aux femmes. Elle les incite à féminiser le
pouvoir au sein de leur syndicat, du milieu de travail, de la collectivité,
du Canada et même à l'échelle internationale.
« Les syndicats comptent parmi les rares organisations
qui ont le pouvoir d'agir collectivement pour changer les choses, a-t-elle
déclaré. C'est à nous d'exercer ensemble
des pressions sur les pouvoirs publics et les sommer de faire passer
les droits de la personne avant les droits des entreprises, les
services publics avant les profits et de faire de l'égalité
une priorité. »
La présidente nationale a soulevé trois dossiers
prioritaires qui devront être abordés. Le syndicat
réclame que le gouvernement fédéral :
mette en place un réseau pan-canadien sans
but lucratif, universel et accessible de garderies publiques et
rende les gouvernements responsables de l'argent qu'ils reçoivent
à cette fin;
donne suite aux recommandations de son propre groupe
de travail sur l'équité salariale et adopte des dispositions
obligatoires consacrées dans une loi proactive; et
adopte des lois qui protègent pleinement les
femmes enceintes ou qui allaitent et dont le travail met en danger
la santé de leur bébé ou de leur foetus.
Selon Nycole Turmel, « si nous réalisons des
percées dans ces trois dossiers, les femmes du Canada n'en
seront que victorieuses. Les syndicats et les groupes militant pour
la justice sociale peuvent livrer ces batailles et obtenir gain
de cause. »
Ce n'est pas d'hier que l'AFPC milite pour l'égalité
des femmes. Depuis plus de vingt ans, les femmes luttent avec ténacité
contre le gouvernement fédéral, le gouvernement des
Territoires du Nord-Ouest et Postes Canada pour obtenir l'équité
salariale.
L'AFPC organisait sa première Conférence nationale
des femmes il y a vingt ans et depuis, le syndicat a fait des progrès
énormes. Les femmes forment environ 60% de son effectif et
elles occupent la moitié des fonctions syndicales.
« J'espère que dans vingt ans, lorsque nous regarderons
le chemin parcouru, nous serons fières des gains additionnels
que les femmes auront réalisés au sein de l'AFPC,
notamment sur le plan de l'exercice du pouvoir, a ajouté
Nycole Turmel. J'espère que l'on verra à la tête
de notre syndicat un plus grand nombre de consoeurs inuites, métis,
autochtones et des groupes raciaux visibles, de consoeurs ayant
un handicap, de jeunes consoeurs et de consoeurs des communautés
gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres. »
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Renseignements : Louise Laporte, Communications
(613) 558-4975 (cellulaire)
09-180205
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