 |
Communiqué
le 27 juillet 2005
Le fédéral abandonne les régions vulnérables
Ottawa – En fermant neuf de ses bureaux de la Commission de la fonction publique (CFP), le gouvernement du Canada causera énormément de tort aux Canadiennes et Canadiens qui habitent le Nord du pays, la région de l’Atlantique et la Saskatchewan, affirme l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), le syndicat représentant le plus grand nombre de travailleuses et travailleurs de la fonction publique fédérale.
«En principe, le gouvernement du Canada doit offrir des services à l’ensemble de la population, partout au pays», a déclaré Madeleine David, directrice nationale du Syndicat de l’Agriculture, un Élément de l’AFPC. «En fermant des bureaux de district de la CFP, le gouvernement privera des millions de Canadiennes et de Canadiens de services d’une qualité comparable à ceux auxquels ils auraient accès s’ils vivaient dans des grands centres.»
Au total, 94 personnes à temps plein et un nombre encore inconnu de personnes nommées pour une période déterminée seront les victimes de la fermeture de ces bureaux de district. Selon Madeleine David, aux termes de la Loi sur la modernisation de la fonction publique, les fonctions de dotation seront déléguées à des échelons inférieurs du cadre de gestion. Par effet d’entraînement, la CFP se verra obligée d’exercer des fonctions accrues de surveillance et d’application, ce qu’elle pourra difficilement faire si ses ressources sont réduites.
Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il ferait passer de seize à sept le nombre des ses points de service. Resteront ouverts les bureaux de Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg, Edmonton et Vancouver. Seront fermés ceux de Victoria, Whitehorse, Yellowknife, Iqaluit, Regina, Québec, Moncton, Charlottetown et St. John’s.
«Sous le couvert de la modernisation et de l’efficacité, le gouvernement fédéral ne cesse de réduire la qualité des services offerts aux Canadiennes et Canadiens qui habitent les régions vulnérables du pays», déplore Bob Kingston, vice-président national du Syndicat de l’Agriculture. «Les gens qui habitent loin des grands centres bénéficient d’un moins grand nombre de ressources. Il est injuste d’en réduire encore plus le nombre.»
L’AFPC et le Syndicat de l’Agriculture entendent prendre à partie le gouvernement fédéral, dans le but de protéger les emplois de leurs membres et d’ainsi assurer la qualité des services offerts à la population du Canada.
- 30 -
Renseignements: Alain Cossette, Communications, (613) 560-4317
36-270705
|