Communiqué
Le 25 octobre 2005
L’AFPC accuse le gouvernement fédéral de collusion avec Lakeside Packers et réclame une loi anti-briseurs de grève
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OTTAWA – La présidente nationale de l’Alliance de la Fonction publique du Canada s’est dite inquiète du fait que le gouvernement fédéral, par l’entremise de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, soit de collusion avec Lakeside Packers de l’Alberta et mette ainsi nos membres en danger dans le cadre d’une grève qui a tourné à la violence.
« En réalité, le gouvernement du Canada, par l’entremise de l’ACIA, a placé quelque 30 membres de l’AFPC directement au coeur d’un conflit de travail qui a tourné à la violence », déclare Nycole Turmel, présidente de l’AFPC, dans une lettre adressée à Joe Fontana, ministre fédéral du Travail, et à Reg Alcock, président du Conseil du Trésor.
Madame Turmel affirme que l’ACIA est de collusion avec l’entreprise, car elle transgresse les protocoles relatifs aux lignes de piquetage en transportant les membres de l’AFPC à l’usine, en faisant appel aux superviseurs de l’entreprise pour franchir les lignes de piquetage et en communiquant par cellulaire avec la direction de l’entreprise pour contourner les points d’accès à l’usine ayant les plus longues lignes de piquetage.
« Ces mesures sont considérées, à juste titre, comme une provocation par les membres de l’Union des travailleurs de travailleuses unis de l’alimentation et du commerce », affirme Madame Turmel. Elle demande à MM. Fontana et Alcock d’intervenir pour s’assurer que le gouvernement du Canada demeure neutre pendant le conflit de travail.
Selon Madame Turmel, la grève houleuse s’inscrit dans un contexte plus large. « Toute cette situation explosive peut être attribuable au fait que le gouvernement n’a pas réussi jusqu’à maintenant à adopter une loi anti-briseurs de grève et des dispositions prévoyant l’arbitrage de la première convention collective », affirme-t-elle. Dans sa lettre, elle presse M. Fontana d’adopter immédiatement une loi anti-briseurs de grève et de collaborer avec les ministres du travail provinciaux et territoriaux afin qu’une loi semblable soit adoptée.
Madame Turmel a également adressé une lettre à François Guimont, président de l’ACIA, pour le convoquer à une réunion d’urgence après avoir reçu des appels de la part des membres et un rapport de Robyn Benson, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC, région des Prairies. Cette dernière a récemment rencontré des membres de l’AFPC et des représentants de l’employeur à l’usine.
« D’après ce que j’ai pu constater, il est clair que la direction ne comprend pas la gravité de la situation et que, à au moins une occasion, elle a menacé nos membres de mesures disciplinaires », déclare Madame Benson. Celle-ci demeure sur place, à Brooks, en Alberta, et continue de suivre de près la situation et les préoccupations légitimes des membres de l’AFPC.
Madame Turmel souhaite rencontrer M. Guimont pour discuter de moyens d’assurer la protection des membres de l’AFPC qui travaillent à l’usine.
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Renseignements :
Denis Boivin, Communications, AFPC
(613) 560-4280 ou
(613) 324-0522 (cell.)
47-251005
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