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4 mai 2006
Bonne nouvelle pour les travailleurs et travailleuses de la mine Ekati : l'AFPC leur accorde 55 000 $
Les participantes et participants au Congrès national triennal de l'AFPC s'engagent à verser plus de 55 000 $ aux grévistes de la mine de diamants Ekati, qui appartient à la société BHP Billiton. Cette somme s'ajoute aux 100 000 $ déjà consentis par le Syndicat des travailleurs du Nord (STN) et provient du fonds pour venir en aide aux grévistes.
Cette annonce faite suite à la manifestation qui a eu lieu à Toronto et à laquelle ont participé plus de 500 personnes (membres de l'AFPC et autres alliés) solidaires des travailleuses et travailleurs de la section locale X3050 du STN-AFPC. (Images de la manifestation de soutien aux grévistes de BHP).
« Il y a toujours une lueur d'espoir dans chaque lutte. Et dans ce cas-ci, c'est le syndicat », a déclaré Robert Beaulieu, un travailleur de la mine Ekati, venu expressément de Yellowknife pour parler à ses confrères et consœurs. Il s'est dit très touché par le soutien extraordinaire accordé aux grévistes par l'AFPC et le mouvement syndical dans son ensemble.
« Grâce à votre appui, nous gagnerons, c'est sûr, a-t-il ajouté. Nous conclurons notre première convention collective et enverrons ainsi un message très clair à toutes les multinationales qui font des affaires au Canada. »
Selon Todd Parsons, le président du Syndicat des travailleurs du Nord, il est temps que BHP Billiton reconnaisse que les principes qui régissent la négociation collective sont des aspects fondamentaux de la démocratie et des sociétés justes.
« Les travailleuses et les travailleurs doivent être traités avec respect et dignité et d'une manière juste et équitable, a déclaré Parsons. Ils ont acquis ces droits parce que, sans eux, BHP Billiton ne réaliserait pas des profits si faramineux. »
Nycole Turmel, la présidente nationale de l'AFPC, a dénoncé le recours aux briseurs de grève durant un conflit de travail, comme l'a fait la société minière. Son message à la direction de BHP Billiton était très clair : « embaucher des briseurs de grève pour extraire des diamants au Canada ne fait pas partie de nos valeurs ». Elle a ajouté que le conflit qui règne actuellement à la mine Ekati ne laisse personne indifférent, ni à l'AFPC ni dans les autres syndicats canadiens. Puis, elle a lu le message envoyé par l'Australian Council of Trade Unions (ACTU), qui connaît bien les tactiques déloyales de la BHP Billiton, tant en Australie qu'ailleurs dans le monde. Selon l'ACTU, les grévistes à la mine Ekati luttent pour la justice des travailleurs et travailleuses partout dans le monde.
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