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18 août 2006
Grève des étudiants et étudiantes de l'Université de NY
Madame Maida Rosenstein
Présidente
Section locale 2110 des TUA
113 University Place
NEW YORK NY 10003
Chères consœurs et chers confrères,
L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) appuie sans réserve vos efforts pour conclure une deuxième convention collective. La position de l'Université de New York est ignoble et ne fait que contribuer à l'érosion des droits des travailleurs et travailleuses aux États-Unis, un pays qui pourtant ne perd pas une occasion de préconiser la liberté.
La liberté des travailleurs et travailleuses de choisir de faire partie d'un syndicat et de négocier leurs conditions d'emploi devrait être un des fondements d'une société véritablement libre et démocratique.
Depuis quelques années, l'AFPC a aidé des étudiantes et étudiants diplômés dans diverses universités du Canada à se prévaloir de leur droit à la négociation collective. À l'heure actuelle, l'AFPC représente plus de 3 500 auxiliaires à l'enseignement et à la recherche dans diverses universités et mène des campagnes de syndicalisation dans cinq autres universités. Dans nos efforts pour syndiquer ces personnes, nous aussi avons dû faire face aux manœuvres juridiques des universités qui maintenaient que les étudiantes et étudiants diplômés effectuant diverses tâches pour leur compte n'étaient pas leurs employés. Chaque fois, leurs arguments ont échoué devant les commissions des relations de travail et les tribunaux.
Il est réellement malheureux que la Commission nationale des relations de travail des États-Unis ait modifié sa position relativement à la syndicalisation des étudiantes et étudiants diplômés à l'emploi d'universités privées. Nous félicitons ceux et celles d'entre vous qui contestent la nouvelle position de la Commission et qui réclament le retour de l'administration de l'Université de New York à la table de négociation.
Vous avez réalisé de remarquables gains en concluant votre première convention collective, et nous sommes convaincus que vous réaliserez des gains encore plus importants une fois que la négociation reprendra.
Au moment où vous commencez un nouveau semestre et continuez votre grève, nous vous encourageons à ne pas fléchir dans votre détermination à remporter la bataille. Sachez que les membres de l'AFPC, particulièrement ceux qui travaillent dans les universités au Canada, sont solidaires avec vous. Le mouvement syndical dans son ensemble vous appuie, et nous espérons que cela vous aidera à remporter la grève et à conclure une convention collective qui fait honneur à la valeur de votre travail.
Veuillez agréer, Chères consœurs et chers confrères, l'expression de ma sincère solidarité.
Le président national,
John Gordon
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