Communiqué
Le 3 avril 2006
L'AFPC dépose une plainte contre BHP Billiton pour pratique déloyale de travail
Yellowknife —L'AFPC, au nom de la section locale X3050 qui représente 400 travailleuses et travailleurs à la mine de diamants Ekati, a déposé une plainte de pratique déloyale de travail contre BHP Billiton pour avoir refusé aux dirigeants syndicaux d'avoir accès au site de la mine.
Le président du Syndicat des travailleurs du Nord, Todd Parsons, était au nombre des dirigeants syndicaux à se voir refuser l'accès au site. Il estime que BHP Billiton porte atteinte aux droits des travailleuses et des travailleurs. « La compagnie ne peut nous empêcher de rencontrer les membres du syndicat », affirme Parsons. « Les travailleurs bénéficient de ce droit fondamental d'être représenté par un syndicat et doivent être en mesure d'exercer ce droit en ayant des rencontres au besoin. »
Parsons explique que les travailleurs proviennent de diverses régions au pays et que la seule occasion de les rencontrer est à leur arrivée à la mine, laquelle est située à 300 km au nord-est de Yellowknife, ou au moment de leur départ. La compagnie, dit-il, doit comprendre qu'il s'agit là de circonstances exceptionnelles et elle doit mettre tout en oeuvre pour s'assurer que les travailleurs ont pleinement accès aux représentants syndicaux.
Selon Jean-François Des Lauriers, vice-président exécutif régional AFPC-Nord, la représentation syndicale constitue un droit au Canada et ce droit doit être respecté dans toutes les régions du pays, même les plus éloignées.
« La société canadienne réprouve tout organisme qui tente de priver un groupe de travailleurs de ses droits fondamentaux » déclare Des Lauriers. « Peu importe leur lieu de travail, si éloigné soit-il, tous les travailleurs canadiens ont droit à une représentation syndicale complète et efficace. »
Des Lauriers estime que d'interdire l'accès à la mine arrive à un bien mauvais moment. Les membres de l'AFPC négocient depuis 14 mois pour conclure une première convention collective. « L'offre finale de la compagnie n'est pas à la hauteur et celle-ci doit maintenant s'attaquer aux grandes priorités des travailleurs, c'est-à-dire les salaires, l'ancienneté, les congés et la sécurité d'emploi », affirme Des Lauriers.
Renseignements :
Dave Thompson, AFPC-Nord 1-867-444-3343
Fraser Hiscock, AFPC-Nord 1-867-444-7410
Alain Cossette, Communications AFPC 1-613-293-9210
02-030406
|