Communiqué
Le 2 mai 2006
Le budget fédéral
mauvaises nouvelles pour les services publics fédéraux
TORONTO - Le premier budget du gouvernement Harper laisse songeur : trop de questions restent sans réponse quant à l'incidence du budget sur les services offerts à la population canadienne, selon l'Alliance de la Fonction publique du Canada.
Dans sa proposition présentée dans le cadre des consultations prébudgétaires, l'AFPC avait fait valoir que la demande en services publics ne cessera de croître vu le vieillissement de la population et le fait qu'un nombre grandissant de personnes s'installent dans des grands centres. Le syndicat exhortait alors le gouvernement à reconsidérer une réduction des impôts jugée prématurée.
« Outre les réductions des impôts, particulièrement les nombreuses réductions consenties aux sociétés, le budget du gouvernement conservateur freine la progression des dépenses alors même que l'économie est en pleine croissance », a déclaré Nycole Turmel, la présidente nationale de l'AFPC. « De plus, le gouvernement lance une nouvelle ronde d'examen des dépenses : il veut sabrer un milliard de dollars par année au cours des deux prochains exercices. »
« L'incidence sur la prestation des services publics fédéraux sera grave si le gouvernement compte réellement procéder aux réductions envisagées en plus de celles proposées par l'ancien gouvernement libéral dans son programme de cinq ans », a ajouté la présidente Turmel.
Les conservateurs ont choisi sans raison d'accélérer le plan de réduction de la dette au lieu de profiter d'une économie en pleine croissance et d'investir l'argent des contribuables dans des programmes comme les infrastructures publiques, la garde d'enfants et bien d'autres encore tant souhaités par la population du Canada.
Le budget offre très peu d'aide aux jeunes parents qui souhaitaient voir les conservateurs revenir sur leur position à l'égard de la création de places en garderie. « Le gouvernement propose d'allouer à peine 250 millions de dollars à la création de places en garderie, soit 4,5 milliards de dollars de moins que ce que prévoyaient les ententes conclues avec les provinces », a précisé Nycole Turmel.
Si l'on peut parler de bonnes nouvelles pour les membres de l'AFPC, il y a lieu de signaler que le gouvernement prévoit, au cours des deux prochaines années, de consacrer 101 millions de dollars pour commencer à armer les agents frontaliers et éliminer les situations où ils travaillent seuls. D'après la présidente Turmel, ce sont des questions de santé et de sécurité que le syndicat n'a cessé de soulever auprès des différents gouvernements.
« Dans la proposition que nous avons présentée lors des consultations prébudgétaires, nous avons invité le gouvernement à prendre des mesures de dotation adéquates. Or, les réductions auront un effet contraire. Elle entraîneront un alourdissement de la charge de travail, nuiront à la prestation des services et mineront la santé et la sécurité de nos membres. »
Nycole Turmel a prévenu le gouvernement que le syndicat s'attend à rencontrer le président du Conseil du Trésor le plus vite possible afin de découvrir quels programmes seront touchés par les réductions du gouvernement et de déterminer l'incidence sur les services offerts à la population canadienne.
Renseignements :
Denis Boivin, Communications AFPC (613) 324-0522 (cell.)
11-020506
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