Communiqué
Le 4 mai 2006
L'AFPC applaudit le projet de loi anti-scab du Bloc Québécois et va oeuvrer à son adoption
TORONTO – Alors que 400 de ses membres à la mine de diamants Ekati, au nord de Yellowknife, doivent subir les conséquences de la présence de scabs dans leur milieu de travail, l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) applaudit le projet de loi anti-briseurs de grève déposé jeudi par le Bloc Québécois qui vise à mettre fin à cette pratique.
« Lors de la dernière session du Parlement, le projet de loi C-263 déposé par le Bloc n'avait été battu que par 12 voix, explique la présidente de l'AFPC, Nycole Turmel. Nous allons travailler avec le Bloc Québécois et les autres syndicats canadiens pour faire en sorte que cette fois-ci les travailleuses et travailleurs sous juridiction fédérale soient protégés par une loi anti-scabs. »
Le projet de loi privé du Bloc Québécois déposé par le député de Gatineau, Richard Nadeau, sera débattu vers la fin mai. Il contiendra essentiellement les mêmes dispositions que le projet C-263. Il s'inspire de la loi anti-scab actuellement en vigueur au Québec qui interdit aux employeurs de recourir à des scabs durant une grève ou un lock-out.
Selon la députée de Saint-Bruno-Saint-Hubert et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Travail, Carole Lavallée , l'introduction de mesures anti-briseurs de grève veut favoriser la paix industrielle et des négociations plus civilisées. Or, rappelle-t-elle, les travailleuses et les travailleurs actuellement régis par le Code canadien du travail ne profitent pas du contrepoids qu'offre une telle loi dans leur rapport de force avec leur employeur.
Rappelons que c'est à la suite de consultations avec le Conseil régional d'action politique de l'Outaouais (CRAPO) de l'AFPC que le député Nadeau et le Bloc Québécois ont accepté de déposer en priorité ce projet de loi. Selon Ed Cashman, vice-président exécutif régional de l'AFPC, « le travail incessant mené en Outaouais par les membres du CRAPO qui ont rencontré 18 des 20 candidats aux dernières élections fédérales et, par la suite trois des quatre députés de la région, démontre que l'action politique donne des résultats tangibles. Ce n'est pas en restant en marge que l'on peut faire avancer les choses, mais en s'impliquant. »
Soulignons enfin que Pat Martin, député NPD de Winnipeg Centre a déposé un projet de loi similaire. Toutefois, il sera étudié après le projet du Bloc. Selon l'AFPC, cette situation donnera aux travailleurs une deuxième chance si jamais le projet de loi du Bloc était défait.
Renseignements :
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Denis Boivin, Communications AFPC (613) 324-0522 (cell.)
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