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Communiqué

9 mars 2007

La ministre Oda brille par son absence lors de la Journée internationale de la femme

TORONTO – Les membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), qui ont passé la Journée internationale de la femme au bureau de circonscription de la ministre Bev Oda, estiment que la journée a été bien remplie.

« Comme nous n'avons pas reçu d'invitation de la ministre Oda pour célébrer la Journée internationale de la femme avec elle, nous avons décidé de prendre les devants », a déclaré Gerry Halabecki, vice-président exécutif régional – Ontario, lui-même au nombre des membres qui occupaient le bureau de la ministre. « Nous voulions lui dire en personne que le gouvernement Harper leurre les femmes. »

« En fait, nous avions demandé une rencontre avec la ministre », a précisé Halabecki, « pour lui présenter des membres de l'AFPC qui assurent les services dans les bureaux de Condition féminine, mais aussi des femmes de groupes divers. Nous voulions lui parler des mesures qu'il est indispensable de prendre pour promouvoir l'égalité des femmes. Or, la ministre Oda semble réticente à rencontrer des femmes qui ne partagent pas les opinions du gouvernement en ce qui concerne l'égalité des femmes dans ce pays. »

Selon Robyn Benson, vice-présidente régionale de l'AFPC et responsable du dossier des droits des femmes, le gouvernement Harper se doit de freiner la tendance rétrograde amorcée pour prendre plutôt des mesures progressistes.

« Dans sa déclaration de la Journée internationale de la femme, laquelle met l'accent sur les crimes de violence, le premier ministre Harper prétend que des séjours prolongés en prison et des peines plus sévères mettront fin à la violence faite aux femmes et aux filles », a signalé Robyn Benson. « Or, nous savons que ce ne sont pas des solutions aux causes profondes de la violence. Ce qu'il nous faut, ce sont des solutions constructives, à long terme, qui viennent enrayer l'inégalité économique des femmes et qui leur assurent une place à part entière dans la société canadienne. »

« Nous continuerons d'exiger du premier ministre, de la ministre Oda et du gouvernement conservateur tout entier qu'ils reviennent sur la décision d'amputer le budget de fonctionnement et de fermer la plupart des bureaux de Condition féminine Canada. Nous exigeons que le gouvernement continue de financer les groupes féminins qui s'emploient, par leurs recherches, à trouver des solutions pour provoquer des changements en profondeur, qu'il rétablisse le Programme de contestation judiciaire, qu'il adopte une loi proactive en matière d'équité salariale, conformément aux recommandations du Groupe de travail sur l'équité salariale, et qu'il mette en place un système national de garderies », d'affirmer Robyn Benson.

Renseignements :
Denis Boivin, Communications AFPC
613-560-4280 ou 613-222-4617

13-090307


Mise à jour : 09/03/07