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Communiqué

Le 11 juillet 2007

Les agents de sécurité de la Banque du Canada optent pour la conciliation

OTTAWA – Après 19 mois de négociation et plus de 30 réunions, les 33 agents de sécurité de la Banque du Canada à Ottawa n'ont toujours pas signé leur première convention collective. Face à un employeur qui persiste à se traîner les pieds, ils ont signifié un avis informant l'employeur qu'ils veulent recourir à la conciliation.  

« Comme nous sommes le seul groupe syndiqué à la Banque du Canada, nous nous attendions dès le départ à une lutte difficile, mais nous avons l'intention d'obtenir une convention collective que cela plaise ou non à la Banque », a fait savoir Rhéal Charron, membre de l'équipe de négociation.

Parmi les nombreuses revendications qui restent à régler, l'élimination de la discrimination et de l'injustice en milieu de travail, le droit de parole dans l'établissement des conditions de travail et le respect par l'employeur de ses propres politiques de gestion sont les priorités des agents de sécurité.

De son côté, l'employeur a adopté une attitude obstructionniste. Par exemple, il tente d’empêcher le représentant syndical de faire partie du comité sur la santé et la sécurité de la Banque du Canada, ce qui va à l'encontre du Code canadien du travail, et il a essayé d'isoler ses travailleuses et travailleurs syndiqués en leur disant qu'ils pouvaient créer leur propre comité sur la santé et la sécurité.

L'employeur s'est également montré très peu disposé à fournir des informations au syndicat touchant les salaires et les prestations de retraite. En effet, la Banque et ses négociateurs ont utilisé des tactiques de négociation douteuses et ont refusé de fournir au syndicat les données de base dont il a besoin pour faire son travail. M. Charron a fait savoir que la période de 19 mois passée à la table de négociation a été longue et difficile, mais que les agents de sécurité ne se laisseront pas intimider par les tactiques de l'employeur.

La Banque du Canada a perdu sa première bataille contre le syndicat dans l'affaire d'une plainte de pratique de travail déloyale. Dans une décision qu'il a rendue récemment, le Conseil canadien des relations industrielles a reproché à la Banque son refus de fournir à l'AFPC les données dont elle a besoin pour négocier et bien représenter ses membres. « Il est impossible de conclure une convention collective si les deux parties ne font pas preuve de transparence et de respect, souligne Ed Cashman, vice-président exécutif régional de l'AFPC. La Banque devra coopérer avec nous qu'elle le veuille ou non. »

Pour renseignements :
Jérôme Messier, Représentant de l'Alliance de la Fonction
Publique du Canada (AFPC) - 613-292-2310

24-110707

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Mise à jour : 11/07/07