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8 février 2008

Communiqué

Un rapport sur l'équité en emploi révèle de sérieuses lacunes dans l'embauche au gouvernement

OTTAWA – Selon l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) – un syndicat qui représente plus de 100 000 travailleurs et travailleuses dans les services publics fédéraux – la situation de l'emploi des personnes traditionnellement marginalisées dans la fonction publique fédérale du Canada n'est pas aussi reluisante que le gouvernement voudrait nous le faire croire.

« Le rapport sur l'équité en emploi de l'Agence de la fonction publique du Canada au Parlement appuie bon nombre des prétentions que nous avons présentées plus tôt cette semaine au Comité sénatorial des droits de la personne », souligne Ed Cashman, vice‑président exécutif régional de l'AFPC pour la région de la capitale nationale.

Par exemple, le gouvernement soutient qu'il atteint ses objectifs concernant la représentation des personnes ayant un handicap par rapport à leur disponibilité sur le marché du travail. Toutefois, le nombre de personnes ayant un handicap qui sont embauchées par le gouvernement est inférieur à leur taux de disponibilité sur le marché du travail.

M. Cashman a fait valoir que le gouvernement fédéral arrive à remplir son obligation juridique non pas par l'embauche proportionnelle, mais en raison des blessures et des maladies que subissent des personnes déjà à son emploi. En effet, certaines personnes deviennent handicapées au cours de leur carrière.

En 2005-2006, le nombre de personnes ayant un handicap embauchées était de 2,5  %, mais le nombre de cessations d'emploi chez ces personnes atteignait presque le triple de ce taux et se chiffrait à 7 %, alors qu'il était de 6,6 % l'année précédente. Voilà qui est encore plus inacceptable.

Les personnes des groupes raciaux comptent pour 8,6 % de la fonction publique fédérale, ce qui est inférieur au taux de disponibilité sur le marché du travail de 10,4 % (DMT) que le gouvernement utilise. Toutefois, l'AFPC soutient que ce taux est en réalité plus près de 12 %. Le taux de DMT que le gouvernement utilise est basé sur le recensement de 2001 et est donc désuet. En outre, il exclut les non-citoyens même si la grande majorité de ces personnes obtiennent leur citoyenneté en moins de trois ans. Enfin, d'ici 2017, une personne sur cinq fera partie d'une minorité visible. Comment le gouvernement fera-t-il pour refléter une telle proportion compte tenu du rythme ridiculement lent auquel il embauche des personnes des groupes raciaux?

L'AFPC souligne aussi que 77 % des employés autochtones de la fonction publique fédérale travaillent dans un ministère qui possède un mandat juridique ou un mandat sur le plan des orientations relativement aux Autochtones, notamment le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien et Santé Canada. Seulement 23 % des employés autochtones sont répartis dans les autres ministères, ce qui ne démontre pas un engagement sincère envers la représentativité des Autochtones dans l'ensemble du secteur public. En outre, le nombre d'Autochtones embauchés au gouvernement se chiffrait à 3,8 %, alors que leur taux de départ était de 4,2 %.

Les femmes, pour leur part, même si elles comptent pour 53,5 % des effectifs, sont sous-représentées dans les postes de gestion (39 %). L'AFPC fait aussi valoir que dans notre culture, il est normal que les femmes, comme parents, aient besoin d'équilibrer leurs obligations familiales et leurs obligations professionnelles. Le défaut de reconnaître des politiques comme les horaires de travail inflexibles comme étant des obstacles à l'embauche et à la promotion des femmes correspond, une fois de plus, au défaut des employeurs à respecter leurs obligations en matière d'équité en emploi.

« L'équité en emploi est plus qu'une question de représentativité, fait savoir Patty Ducharme, vice-présidente exécutive de l'AFPC. Elle touche également les politiques et les pratiques d'emploi qui servent d'obstacles à l'embauche et à la promotion. »

Pour renseignements :         
Denis Boivin, coordonnateur de communications, AFPC, 613-560-4280 ou 613-222-4617

03-080208

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Date de modification : 2008/02/25

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