25 février 2008
Communiqué
Les conservateurs sont loin d'être aussi bons gestionnaires qu'ils le prétendent et les preuves abondent en ce sens. Selon John Gordon, président national de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), les différents budgets des conservateurs ont contribué à accroître l'écart entre les riches et les pauvres au pays.
« Comment peut-on expliquer l'augmentation du taux de pauvreté au Canada malgré une croissance économique soutenue, a-t-il souligné. Près d'un enfant canadien sur six vit dans la pauvreté. Dans les collectivités des Premières Nations, c'est un enfant autochtone sur quatre qui subit le même sort. Notre filet de sécurité sociale s'effrite de plus en plus et la disparité économique et l'exclusion sociale s'accentuent. »
Depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs, les budgets sont conçus de façon à offrir quelques « petits cadeaux » comme la réduction de la TPS et l'allocation « imposable » pour frais de garde. Ces soi-disant cadeaux profitent peu à la population, mais contribuent à faire avancer le programme du gouvernement : saper les services financés par l'État et minimiser le rôle de l'État, lequel devrait être de respecter les priorités de la population canadienne. L'argent perdu pour les coffres de l'État par la réduction de seulement 1 % de la TPS aurait pu financer un système universel de un système d'éducation préscolaire et de garderies pour enfants de trois à cinq ans d'un bout à l'autre du pays.
Le gouvernement Harper a consacré des surplus immenses au remboursement de la dette tout en coupant dans les programmes sociaux. La réduction de la dette ne sera guère réconfortante pour les parents au travail touchés par le ralentissement imminent de l'économie et qui vivent encore aujourd'hui d'un chèque de paie à l'autre. Cela n'aidera pas non plus les immigrants qui ont des emplois précaires, qui sont peu rémunérés et qui ne bénéficient pas d'avantages sociaux.
« L'idéologie des conservateurs a mené à la réduction inutile des impôts des sociétés et à la vente de biens de l'État à des intérêts privés, a ajouté M. Gordon. Les conservateurs ont accéléré le processus de stagnation du salaire réel moyen au cours des trente dernières années alors que la participation aux profits des sociétés a atteint un nouveau sommet depuis les quarante dernières années. Les conservateurs ont favorisé les riches peu nombreux aux dépens de la majorité des travailleuses et des travailleurs. À mesure que sont coupés les programmes et les services, les Canadiennes et des Canadiens doivent payer davantage pour les services, peu importe leur capacité de payer. »
L'AFPC propose des solutions pour des emplois de qualité, l'équité économique et un avenir sûr.
Plutôt que de se servir des excédents budgétaires pour réduire la dette, le gouvernement devrait s'en servir pour augmenter les dépenses publiques afin de favoriser la croissance économique et contrer les effets du ralentissement économique. Il devrait investir dans les programmes sociaux pour maximiser les avantages, un régime national d'assurance-médicaments, un programme national de garderies et des logements à prix abordable. Que l'abolition de la pauvreté devienne la priorité!
Plutôt que de réduire les impôts, le gouvernement devrait créer une nouvelle tranche d'imposition pour les mieux nantis, imposer la totalité des gains en capital et supprimer les abattements prévus des impôts accordés aux sociétés puisque que seules les sociétés prospères en bénéficieront et non les personnes qui en ont vraiment besoin.
Plutôt que de sabrer dans les programmes fédéraux, le gouvernement devrait être un leader et améliorer la protection environnementale dans le nord de notre pays, de nos stocks de poissons et de l'habitat faunique. Plutôt que de prononcer de belles paroles vides de sens, il devrait rétablir le Programme de contestation judiciaire et le financement aux groupes de défense des droits des femmes. Plutôt que de simplement parler de compétitivité économique, il devrait renverser la dernière réduction de la TPS, investir dans des programmes d'alphabétisation et accorder plus de financement à l'éducation.
« Il ne peut y avoir de stabilité économique lorsque la pauvreté et l'inégalité sont monnaie courante et s'aggravent, a conclu M. Gordon. La population canadienne a besoin de plus et mérite davantage que ce que le gouvernement conservateur s'apprête probablement à lui servir.»
Renseignements :
Denis Boivin, Section des communications de l'AFPC - 613-222-4617 (cellulaire)
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Date de modification : 2008/02/25
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