23 mai 2008
Communiqué
OTTAWA – Après un an de négociation, les équipes de négociation de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) sont loin d'être impressionnées par l'offre salariale du gouvernement Harper déposée cette semaine. Le gouvernement offre des hausses de 1,5 %, 1,5 %, 1,2 % et 1,2 % pour une entente de quatre ans prenant effet en 2007.
« L'offre du gouvernement est une véritable insulte, déclare Patty Ducharme, vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC. L'offre est en deçà du taux d'inflation actuel et bien en deçà des taux d'inflation anticipés. Cela ne permet même pas à nos membres de stabiliser leur situation. »
À eux seuls, les prix de l'essence ont augmenté de plus de 25 % au cours de la dernière année et devraient connaître une augmentation additionnelle de 15 à 20 % avant la fin de l'été. Une offre salariale qui diminue le revenu réel de nos membres se répercute également sur d'autres secteurs, comme l'industrie manufacturière et le tourisme, deux secteurs déjà durement touchés par la valeur élevée du dollar canadien et la montée des prix de l'essence. »
« Avec une offre semblable, comment le gouvernement peut-il espérer recruter et maintenir en poste des travailleuses et des travailleurs, affirme Patty Ducharme. Les hausses salariales peuvent être plus modérées devant la perspective d'un ralentissement économique, mais les règlements salariaux consentis en 2007 dans les secteurs public et privé ont été bien supérieurs à l'offre de 1,5 % du gouvernement Harper. »
« Lorsque l'essence atteindra un dollar cinquante et plus le litre, il faudra bien le payer. Lorsque le prix de la nourriture augmentera, comme c'est le cas ailleurs dans le monde, il faudra supporter ces coûts. Lorsque les droits de scolarité de nos enfants augmenteront en raison des compressions du gouvernement, il faudra payer également. »
Selon Patty Ducharme, le gouvernement Harper affiche déjà un triste bilan au chapitre de l'économie et cela ne fait que montrer une fois de plus son incapacité à protéger les emplois et les revenus des travailleuses et des travailleurs.
« Nos membres offrent des services de qualité partout au Canada. Ils sont en droit de s'attendre à une augmentation juste qui protège leur pouvoir d'achat et qui témoigne d'une productivité accrue. »
L'offre du Conseil du Trésor détonne largement par rapport à l'entente conclue entre l'AFPC et l'Agence du revenu du Canada l'automne dernier. Le syndicat a négocié une augmentation de 2,5 % pour chacune des trois années de l'entente commençant en 2007. À cela s'ajoute une hausse moyenne de 1,6 % découlant du nouveau régime de classification.
« Nos membres qui relèvent des unités du Conseil du Trésor continuent de se faire devancer par leurs collègues travaillant pour l'ARC en raison du système de classification désuet, ajoute Patty Ducharme. Cette dernière offre ne fait qu'empirer les choses et ne règle pas non plus le problème qui perdure au sein de l'unité des Services de l'exploitation. Ce groupe, contrairement à 93 % de ses collègues du secteur public fédéral, est toujours payé en fonction de taux de rémunération régionaux. »
L'AFPC représente plus de 100 000 membres rattachés à cinq unités de négociation du Conseil du Trésor.
Renseignements :
Alain Cossette, Communications AFPC 613-293-9210 (cellulaire)
23-230508
Importante manifestation de l'AFPC dans les rues de Gatineau (Photos / vidéos
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Date de modification : 2008/05/23
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