Consoeurs et confrères,
Mesdames et messieurs,
Honorables invités,
Je désire remercier toutes et tous venus ici aujourd'hui pour se rappeler et rendre hommage aux travailleuses et travailleurs tués ou blessés au travail. Je sais que plusieurs d'entre vous ici aujourd'hui, avez dû faire face à la perte d'un proche, d'un ami ou d'un collègue. Nous pleurons avec vous et nous voulons que vous sachiez que ces pertes de vie ne sont pas en vain.
Cette année, le thème du Jour national de Deuil est « Pleurer nos disparus, lutter pour les vivants – maintenant et plus que jamais ! ».
Tous les gens ici aujourd'hui, devraient être furieux qu'encore une fois en 2006, la dernière année pour laquelle il y a des statistiques complètes de l'Association des commissions des accidents du travail du Canada, 976 travailleuses et travailleurs ont perdu la vie en raison d'événements professionnels indemnisables. Toutefois, nous savons tous que les nombres véritables sont beaucoup plus élevés en raison de l'exposition aux produits toxiques ou cancérogènes et aux autres accidents, tels que dans le secteur de l'agriculture, qui sont omis des systèmes de production de rapports
provinciaux.
En 1984, lorsque le Congrès du travail du Canada a initié le 28 avril comme Jour national de Deuil, nous espérions qu'en tournant l'attention nationale au carnage dans nos milieux de travail, les gouvernements et les employeurs seraient poussés à agir pour mettre fin au nombre choquant de décès et de blessures au travail. Il semble que nous avions de faux espoirs.
En fait, de bonnes lois ont été adoptées par divers paliers de gouvernement et plusieurs employeurs ont rédigé des politiques de prévention d'accidents et de santé et sécurité, mais comment expliquer que 25 ans plus tard, ils tuent et
blessent encore plus de travailleuses et de travailleurs que jamais.
En réalité, ce n'est pas si difficile à expliquer. En fait, c'est assez simple. Les gouvernements et les employeurs prononcent de belles paroles, mais ils refusent d'y joindre le geste. Ils aiment bien parler des lois et des règlements adoptés ou des grandes politiques internes qu'ils ont dans le milieu de travail, mais ce qu'ils ne disent pas c'est qu'ils ne s'engagent pas à faire respecter les écrits. Ce ne sont que des mots vides s'ils ne font pas de différence.
L'efficacité des provisions fortes contenues dans les lois, les conventions collectives ou les politiques du milieu de travail, est directement reliée à l'engagement de ceux qui ont la responsabilité de les appliquer et de les respecter. De toute évidence, il y a eu un manque flagrant dans ces deux domaines.
Nous mettons les statistiques à jour chaque année. C'est un exercice déprimant. Depuis 1984, plus de vingt-cinq mille travailleuses et travailleurs canadiens sont décédés de causes reliées à l'emploi. Près de vingt-cinq millions de travailleuses et de travailleurs ont été blessés.
Les statistiques sont effrayantes. Dans un pays considéré comme étant un des meilleurs pays au monde où vivre, comment pouvons-nous tuer ou blesser autant de nos travailleuses et nos travailleurs. Par tête, c'est un nombre plus élevé que la plupart des pays industrialisés au monde.
Les autorités de réglementation (gouvernements) choisissent quelles lois et quels règlements de santé et sécurité ils appliqueront. Entre temps, un plus grand nombre de nos proches, de nos amis et de nos collègues sont blessés ou tués.
Il faut mettre fin à cette situation.
Les lois doivent être appliquées rigoureusement. Le Code criminel,y compris les amendements du projet de loi C-45 (Westray), doit être utilisé pour porter les accusations appropriées contre les employeurs responsables de blessures sérieuses et de décès en milieu de travail. Individuellement, nous devons demander que les travailleuses et les travailleurs soient protégés. Collectivement, nous devons mobiliser pour faire face aux employeurs et aux gouvernements et les forcer à agir.
Les gouvernements irresponsables tuent des travailleuses et des travailleurs. Si les gouvernements ne sont pas prêts à appliquer la loi, ils sont tout aussi responsable des décès et des blessures au travail que les employeurs qui enfreignent la loi.
« Pleurer nos disparus, lutter pour les vivants – maintenant plus que jamais ! » ne peut être qu'un slogan. « Un environnement de travail sain et sécuritaire » n'est pas un choix – c'est un droit.
D'autres renseignements sont affichés au www.ccohs.ca ou www.whsc.on.ca.
Merci.
Accueil Plan du site Contactez-nous Négociations Recherche Adhérer à l'AFPC English
Date de modification : 2008/04/25
Alliance de la Fonction publique du Canada | 233, rue Gilmour, Ottawa, ONTARIO CANADA, K2P 0P1, Tél. : 1 888 604-7722 (AFPC)