Équité en matière d'emploi
Recommandations de l'AFPC au Comité permanent du développement
des ressources humaines et de la condition des personnes handicapées
Recommandation 1:
La Loi sur l’équité en matière d’emploi.
devrait assurer la création de conseils régionaux
sur l’équité en matière d’emploi
qui serviront à combler les expériences des milieux
de travail assujettis à la Loi sur l’équité
en matière d’emploi. Ces conseils favoriseraient un
échange d’information et de stratégies afin
d’appuyer l’implantation efficace de l’équité
en emploi dans nos lieux de travail. Nous sommes d’avis que
DRHC/Travail devrait obtenir des ressources suffisantes et le mandat
nécessaire pour remplir cette fonction.
Recommandation 2:
Que, dans les milieux de travail syndiqués, des plans d’équité
en matière d’emploi fassent l’objet de négociations
avec les agents négociateurs, et que ceux-ci aient la possibilité
de demander un recours ou un règlement en cas de désaccord
avec le plan.
L’AFPC recommande que le Règlement adopté contribue
à favoriser la négociation des plans d’équité
en matière d’emploi. En outre, le Règlement
doit énoncer les droits à l’accès à
l’information pour les représentantes et les représentants
de l’agent de négociation et les représentantes/représentants
des employé-e-s sur les points suivants:
- aux résultats de l’enquête sur l’effectif
- à l’analyse de l’effectif
- aux conclusions et découvertes émanant de l’étude
des systèmes d’emploi
- à l’information sur les obstacles qui ont été
identifiés
l’information relative au mesures positives et aux objectifs
relatifs
- au plan de l’équité en matière d’emploi.
Recommandation 3 :
Qu’en cas de doute, les agents négociateurs et les
employé-e-s aient le droit de déclencher la vérification
d’un lieu de travail par un-e agente-e de vérification
de la conformité.
Recommandation 4:
Que l’on élimine l’obstacle statutaire auquel
font face les enquêteurs de la Commission chargés de
plaintes individuelles en vertu de la LCPD et les vérificateurs
habilités par la LÉME afin de leur permettre de se
communiquer des renseignements chaque fois qu’ils croient
être en présence d’un problème systématique.
Recommandation 5:
Qu’on élimine l’interdiction portant sur l’utilisation
de la seule preuve statistique pour déposer une plainte,
et que les Tribunaux ne soient pas limités en termes des
recours qu’ils peuvent avoir pour résoudre des problèmes
touchant un lieu de travail.
Recommandation 6:
Que toute information liée aux programmes d’équité
en matière d’emploi et aux recours dans les milieux
de travail soit mise par la Commission aux fins de recherche et
de formation.
Recommandation 7:
Nous recommandons que les lesbiennes, les hommes gais, les personnes
bi-sexuelles et les transgenderistes soient inclus parmi les groupes
désignés. Nous recommandons en outre que le gouvernement
entreprenne des consultations expressément avec ces groupes
pour savoir comment ils devraient être inclus dans la Loi
sur l’équité en matière d’emploi.
Nous avons déjà demandé l’inclusion
des travailleuses et travailleurs âgés dans les groupes
désignés, étant donné l’expérience
que ces personnes ont vécue lorsque la fonction publique
fédérale a réduit ses effectifs dans les années
90.
Recommandation 8 :
Nous recommandons que le Programme de contrats fédéraux
soit assujetti à la Loi sur l’équité
en matière d’emploi et aux vérifications de
conformité par la CCDP.
Recommandation 9 :
Nous répétons notre souhait que la Loi sur l’équité
en matière d’emploi s’applique aux personnes
qui exercent pour le compte:
- du Sénat, de la Chambre des communes et de la Bibliothèque
du Parlement
- des Forces armées canadiennes (membres et officiers)
- de la Gendarmerie royale du Canada(membres et officiers)
Recommandation 10 :
Nous recommandons la création d’un comité parlementaire
sur les droits de la personne. Nous recommandons également
que les rapports annuels d’équité en matière
d’emploi de Développement de ressources humaines Canada,
de la Commission canadienne des droits de la personne, de la Fonction
publique fédérale et des employeurs distincts soient
soumis à ce comité parlementaire pour fins d’examen
et de mesures.
Recommandation 11 :
La Loi sur l’équité en matière d’emploi.
devrait inclure l’exigence supplémentaire permettant
d’effectuer une analyse de la main-d’œuvre relativement
au statut des employé-e-s (permanents à temps plein,
permanents à temps partiel et temporaires). De même,
les objectifs numériques à court terme pour l’embauche
et la promotion des personnes visées par l’équité
en matière d’emploi doivent servir à corriger
les lacunes selon le statut des employé-e-s.
Recommandation 12 :
Nous recommandons que soit ajouté un énoncé
affirmant la prépondérance à la Loi sur l’équité
en matière d’emploi sur d’autres types de lois
en matière d’emploi.
Recommandation 13 :
La Loi sur l’équité en matière d’emploi
et son Règlement doivent comprendre des clauses exigeant
la révision de la « culture » en milieu de travail
en même temps que la révision des systèmes d’emploi.
Recommandation 14 :
L’AFPC recommande que la Loi prévoit une approche
libre d’obstacles pour établir les taux de disponibilité
sur le marché du travail.
Recommandation 15 :
L’AFPC recommande que la Loi sur l’équité
en matière d’emploi. établisse clairement l’obligation
de l’employeur d’élaborer une politique écrite
sur l’obligation d’adaptation à l’intention
des groupes désignés.
Recommandation 16 :
Nous désirons que la Loi sur l’équité
en matière d’emploi. prévoit la tenue du Recensement
et d’une ESLA afin d’assurer la disponibilité
de données précises à un moment opportun.
Recommandation 17 :
L’AFPC recommande que soit ajoutée à LÉME,
l’exigence d’évaluer le système de classification
lors d’une révision des systèmes d’emploi.
Recommandation 18 :
L’AFPC recommande que la LÉME exige une analyse de
la sous-représentation basée sur les échelles
salariales.
Recommandation 19 :
L’AFPC recommande que la Loi précise clairement la
responsabilité patronale face aux personnes en emploi provenant
des groupes d’équité, en plus de l’obligation
d’accroître la représentation générale
des groupes d’équité.
Recommandation 20 :
La Loi doit exiger que l’analyse de l’effectif comprenne
une analyse des groupes désignés multiples. Les rapports
des employeurs doivent également comprendre des données
sur le sexe pour les trois groupes désignés. (Cette
information est mentionnée à l’annexe VI du
Règlement sur l’équité en matière
d’emploi.)
Recommandation 21 :
La Loi sur l’équité en matière d’emploi
devrait prévoir une analyse de la concentration des sous-groupes
professionnels, même si l’on a respecté la représentation
de tous les groupes professionnels.
|