Consoeurs et confrères,
Le 28 avril 2008 marquera le 24e anniversaire du Jour de deuil national en hommage aux travailleuses et travailleurs tués ou blessés au travail. Instaurée en 1984, à l'initiative du mouvement syndical canadien, cette journée de réflexion est maintenant instituée partout dans le monde.
En 1984, selon les chiffres officiels de l'Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC), 744 travailleuses et travailleurs ont perdu la vie par suite de blessures sur les lieux de travail. Or, plutôt que de voir s'améliorer ce bilan tragique, nous avons en fait assisté, ces deux dernières décennies, à une augmentation du nombre de décès en milieu de travail. En 2006, dernière année pour laquelle l'ACATC a rendu publiques des données statistiques, 976 travailleuses et travailleurs ont perdu la vie par suite de blessures sur les lieux de travail.
Nous savons cependant que ces statistiques sont loin de rendre compte de la réalité et que les données officielles occultent le nombre véritable de décès causés par des maladies professionnelles et imputables à d'autres facteurs liés au lieu de travail. Il est en effet très difficile de prouver que les décès causés par une maladie professionnelle, des suites d'un cancer, par exemple, sont dus à l'exposition aux dangers au travail.
Chaque année, le mouvement syndical doit donner l'heure juste dans ce dossier, activité qui n'est pas des plus réjouissante.
Depuis 1984, on estime à plus de 25 000 et à plus de 25 millions le nombre de travailleuses et de travailleurs qui ont été respectivement tués et blessés au travail.
Pour souligner le Jour de deuil, le Congrès du travail du Canada a retenu cette année comme thème « Pleurer nos disparus, lutter pour les vivants – maintenant et plus que jamais ! »
Comme il l'a fait par le passé, le mouvement syndical poursuit son travail inlassable dans le but d'obtenir, par voie législative et à la table de négociation, des garanties en matière de santé et de sécurité pour les travailleuses et travailleurs.
On constate néanmoins un sérieux manque de volonté de la part des pouvoirs publics à l'échelon provincial et particulièrement à l'échelon fédéral de faire respecter les mesures de protection que nous avons obtenues de haute lutte en matière de santé et de sécurité, comme le droit de refuser d'effectuer du travail dangereux.
Des efforts concertés s'imposent de la part des travailleuses et des travailleurs et des gens qui les représentent pour exiger que les pouvoirs publics fassent respecter les protections de la santé pour lesquelles les syndicats se sont battus, et que des accusations soient portées lorsque de graves blessures ou des décès en milieu de travail sont imputables à la négligence de l'employeur.
Vous trouverez ci‑joint trois publications du Congrès du travail du Canada qui vous aideront à organiser des activités à l'occasion du Jour de deuil : Déclaration du Jour national de deuil 2008; Renseignements sur les ressources pour le Jour de deuil 2008; Notes pour le Jour national de deuil.
Les sections locales verront à ce que, le 28 avril, une minute de silence soit observée à 11 h dans tous les lieux de travail et à ce que le drapeau canadien soit mis en berne à tous les immeubles et établissements fédéraux.
Il y a lieu d'encourager les sections locales à participer aux activités du Jour de deuil organisées par la section locale ou le conseil du travail local. Les sections locales verront aussi à ce que l'AFPC soit bien représentée ce jour‑là aux activités de leur Conseil du travail et du district.
Ensemble, faisons en sorte que les activités du Jour de deuil de cette année fassent clairement savoir à tous les ordres de gouvernement qu'il leur incombe de faire rigoureusement respecter les lois et règlements en matière de santé et de sécurité.
En toute solidarité,
Jean-Francois Des Lauriers, |
Kay Sinclair, |
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Date de modification : 2008/04/25
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