Bulletin de l’AFPC sur l'équité salariale
La
Commission des droits de la personne doit expliquer sa décision
de rejeter la plainte de l'AFPC
La Cour fédérale (Section de première instance)
a accueilli la demande de contrôle judiciaire de l'AFPC concernant
une décision de la Commission canadienne des droits de la
personne de ne pas statuer sur une de nos plaintes.
Dans sa plainte de 2002, l'AFPC soutenait que l'Agence du revenu
du Canada et le ministre du Revenu national exerçaient de
la discrimination contre nos membres anciens et actuels, à
cause des modalités d'application de l'impôt sur les
rajustements paritaires. Que les paiements d'équité
salariale soient imposés au taux de l'année où
ils ont été reçus ou au taux des années
où ils auraient dû être versés, des intérêts
composés ont été calculés jusqu'à
la date du paiement.
Dans les deux cas, nos membres, qui avaient attendu si longtemps
pour obtenir l'équité salariale, ont dû payer
un taux d'imposition plus élevé ou verser des intérêts
composés sur les arrérages. Pourtant, les personnes
occupant des postes au sein de groupes à prédominance
masculine, qui effectuaient du travail d'égale valeur et
qui ont reçu leur salaire au cours de l'année où
il a été gagné, n'ont pas eu à verser
des intérêts et n'ont pas subi un taux d'imposition
plus élevé. L'AFPC maintient que cela constitue de
la discrimination.
En rejetant notre plainte, la Commission a simplement déclaré que
les faits ne constituaient pas une pratique discriminatoire. Rien
d'autre pour justifier sa décision.
Le 9 décembre 2004, l'AFPC a exposé son point de
vue à la Cour fédérale, et une décision
a été rendue la semaine suivante. La Cour a jugé
que la Commission s'est soustraite à son devoir de justifier
ses décisions. Résultat : la plainte doit retourner
à la CCDP pour qu'elle la réexamine et qu'elle rende
une nouvelle décision accompagnée, cette fois, de
motifs.
Dans sa décision, le juge saisi de la cause a demandé
aux parties d'examiner le processus qui, selon l'AFPC, engendre
de nouvelles inégalités. Il a également ajouté
que le fondement de la plainte en question est que l'application
de l'impôt sur les intérêts semble donner lieu
à des paiements inéquitables et faillir à la
promesse d'une rémunération égale pour un travail
d'égale valeur. C'est tout à fait notre avis.
Une autre mise à jour sur cette cause sera publiée
lorsque la Commission canadienne des droits de la personne aura
rendu une nouvelle décision.
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